Galerie Vivienne

La galerie Vivienne est un passage couvert du 2e arrondissement de Paris.

Pour les articles homonymes, voir Vivienne.

2e arrt
Galerie Vivienne

Galerie Vivienne vers le nord.
Situation
Arrondissement 2e
Quartier Vivienne
Début 4, rue des Petits-Champs et 5, rue de la Banque
Fin 6, rue Vivienne
Morphologie
Longueur 176 m
Largeur m
Historique
Création 1823
Géocodification
Ville de Paris 9858
DGI 9892
Géolocalisation sur la carte : 2e arrondissement de Paris
Géolocalisation sur la carte : Paris
Images sur Wikimedia Commons

Atlas de Jacoubet : détail montrant la galerie Vivienne avant le percement de la rue de la Banque exécuté en application de l'ordonnance royale du 8 décembre 1844.

Situation et accès

D'une longueur de 176 m pour une largeur de m, la galerie fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1].

Les façades des immeubles sont 4, rue des Petits-Champs ; 5-7, rue de la Banque ; 6, rue Vivienne.

Ce site est desservi par la ligne à la station de métro Bourse.

Description

François-Jacques Delannoy conçoit un décor de style pompéien néo-classique recouvert d'une verrière élégante, fait de mosaïques, peintures et sculptures exaltant le commerce. Les travaux de restauration permettent de réhabiliter les caducées, ancres et cornes d'abondance qui ornent les fenêtres en demi-lunes ainsi que les déesses et les nymphes qui décorent la rotonde.

La signature en mosaïque de Facchina.

Les mosaïques du sol avec fond en terrazzo, sont signées Giandomenico Facchina et Mazzioli. Leur sobriété soulignée par la répétition de formes géométriques simples n'est pas sans rappeler le style des mosaïques de la rue de Rivoli. La grande galerie de 42 m de long est suivie d’une rotonde vitrée avec une coupole en verre hémisphérique, l’ensemble étant d’origine, les carreaux permettant une aération modulée.

Panorama de la galerie Vivienne.

Origine du nom

Cette voie tient son nom de la rue Vivienne qui, elle-même, prend le nom de Louis Vivien, seigneur de Saint-Marc, échevin de Paris (1599).

Historique

Galerie Vivienne sous la Restauration.

Elle est construite en 1823 par le président de la Chambre des notaires, Marchoux, à l'emplacement des hôtels Vanel de Serrant et du passage des Petits-Pères[réf. nécessaire], d'après les plans dessinés par l'architecte François-Jacques Delannoy. Inaugurée en 1826 sous le nom de « Marchoux », puis rapidement baptisée « Vivienne », cette galerie tire profit de son emplacement exceptionnel. Elle attire bon nombre de visiteurs avec ses boutiques de tailleur, bottier, marchand de vin, restaurateur, librairie Jousseaume, mercier, confiseur, marchand d’estampes.

Situé entre le Palais Royal, en déclin, la Bourse et les Grands Boulevards, ce passage connaît un succès considérable jusqu'à la fin du Second Empire. Mais la galerie perd un peu de son attrait avec le déménagement des commerces prestigieux vers la Madeleine et les Champs-Élysées et notamment à cause de la révolution haussmannienne. Aucun autre ne se trouve mieux placé que lui pour être un foyer brûlant de circulation et d'activité. L'escalier monumental du no 13 conduit à l'ancienne demeure de Vidocq après sa disgrâce. Ce bagnard était devenu chef d'une brigade de police formée d'anciens malfaiteurs.

La galerie Vivienne résiste au départ du duc d'Orléans, devenu Louis-Philippe, pour les Tuileries. Toutefois, en 1880 s'installe une épicerie qui deviendra les caves Legrand, ouvertes sur la galerie et sur la rue de la Banque.

En 1891, un incendie au no 43 de la galerie causa la mort de trois personnes[2].

En 1926, un arrêté déclassa la galerie de l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, la menaçant ainsi de démolition. Elle poursuivit néanmoins son existence.

Il y a une concurrence historique avec la galerie Colbert se trouvant à proximité. En crise dans les années 1960, les boutiques ferment alors une après l'autre, avant d'être rachetées par une artiste, Huguette Spengler, qui les transforme en autant d'installations artistiques oniriques. Depuis 1980, la galerie est redevenue très active. Elle présente des boutiques de mode et de décoration, des défilés de haute couture s’y tiennent. L'installation de Jean-Paul Gaultier, aujourd'hui parti, et de Yuki Torii, en 1986, a permis la résurrection de la galerie. Celle-ci héberge aujourd'hui des cafés et de nombreuses boutiques de prêt-à-porter et d'objets décoratifs.

Une rénovation d'ampleur en 2016 suscite la polémique, notamment chez des commerçants de la galerie et dans le milieu de l'art ; l'ancien ministre de la Culture Jack Lang dénonce son caractère destructeur ne respectant pas l'intégrité du lieu[3],[4].

Le , la galerie est jumelée avec les célèbres Galeries royales Saint-Hubert de Bruxelles.[5]


Les entrées de la galerie Vivienne
Les trois entrées de la galerie Vivienne : à gauche, l'entrée rue Vivienne, au centre celle de la rue des Petits-Champs et à droite l'entrée rue de la Banque.
Quelques détails décoratifs et architecturaux
Quelques boutiques

Sources

Voir aussi

Liens externes

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