Estréelles
Estréelles est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.
Estréelles | |||||
![]() La mairie. | |||||
![]() Blason |
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Administration | |||||
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Pays | ![]() |
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Région | Hauts-de-France | ||||
Département | Pas-de-Calais | ||||
Arrondissement | Montreuil | ||||
Intercommunalité | Communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois | ||||
Maire Mandat |
Hubert Maquaire 2020-2026 |
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Code postal | 62170 | ||||
Code commune | 62315 | ||||
Démographie | |||||
Gentilé | Estréellois | ||||
Population municipale |
350 hab. (2018 ![]() |
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Densité | 110 hab./km2 | ||||
Géographie | |||||
Coordonnées | 50° 29′ 59″ nord, 1° 47′ 05″ est | ||||
Altitude | Min. 5 m Max. 79 m |
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Superficie | 3,18 km2 | ||||
Type | Commune rurale | ||||
Aire d'attraction | Étaples - Le Touquet-Paris-Plage (commune de la couronne) |
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Élections | |||||
Départementales | Canton de Berck | ||||
Législatives | Quatrième circonscription | ||||
Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
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Géographie

Communes limitrophes
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Recques-sur-Course | Montcavrel | ![]() | |
N | Estrée | |||
O Estréelles E | ||||
S | ||||
Attin | Neuville-sous-Montreuil |
Hydrographie
Estréelles jouxte la rive droite de La Course qui se jette dans la Canche quelques kilomètres plus au sud à La Madelaine-sous-Montreuil.
Urbanisme
Typologie
Estréelles est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Étaples - Le Touquet-Paris-Plage, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (80,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,9 %), prairies (30,7 %), zones urbanisées (10,1 %), forêts (7,1 %), eaux continentales[Note 3] (2,3 %)[6].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].
Toponymie
- Le nom Estrées est un terme d'ancien français, issu du latin strata (via), qui désignait une « voie couverte de pierres plates », par opposition à rupta (via) > route. Il s'est conservé dans la plupart des langues romanes (cf. l'italien et le roumain strada) et a été emprunté par le germanique (cf. l'anglais street, l'allemand Straße et le néerlandais straat[8]). Le mot estrée a disparu du français à la fin du Moyen Âge, mais il demeure dans un grand nombre de toponymes, particulièrement dans le nord de la France, signalant la proximité d'une voie romaine[9] : Strales (1121), Estraielles (1132-1135), Straeles (1117), Estrieles et Estraheles (1134), Estraeles (1150), Straellae (1169), Straheles (1170), Straeles (1173), Strahelae (1177), Estraieles (1227), Estrayelles (1252), Estreel (1263), Estrels (1269), Estrayeles, Estraieles et Estraeles (1311), Estreieles (XIVe siècle), Estraelles (vers 1512), Estrielles (1550)[10].
Histoire

Ce qui suit est la reproduction in-extenso du texte figurant sur une plaque émaillée offerte au public installée à proximité de la mairie. L'auteur n'y est pas indiqué.
Estréelles
Stratella
Niché au fond de fa vallée de la Course, Estréelles s‘étire le long de la rive droite de la rivière. Le village tire son nom de stratella qui évoque la voie romaine dite Océane reliant Amiens à Boulogne-sur-Mer. La présence romaine est confirmée par la découverte de monnaies et de fibules.
La paroisse d’Estréelles est attestée en 1134 date à laquelle l'autel est concédé par l'évêque de Thérouanne à l’abbaye de Saint-Josse-sur-Mer.
La Seigneurie d'Estréelles appartient d’abord à une famille de ce nom dont le plus ancien membre connu est cité au XIIe siècle. Elle passe ensuite aux Nazart et aux Hardenthun. Vers 1530, Françoise de Hardenthun épouse Francois de Louvigny. La seigneurie est transmise aux du Blaisel en 1634 puis au baron Victor Morand en 1862.
En 1567, Claude de Louvigny, seigneur d'Estréelles converti au protestantisme, fait construire une maison forte flanquée d'une tour à mâchicoulis et entourée d’un fossé à proximité de l’église. Elle sert de lieu de culte aux protestants des environs, qui, selon la tradition, attaquaient les paroissiens se rendant à la messe.
En 1572, peu après la Saint-Barthélemy, le «fort» est assiégé par la garnison de Montreuil-sur-Mer. En 1591, les biens de Claude de Louvigny sont confisqués par la Ligue. Le gouverneur de Montreuil obtient temporairement la jouissance de la maison forte. Le «fort » change de propriétaires au gré des mariages. Désaffecté, il fait Office de grange jusqu’en 1970, année de sa démolition. Le soubassement est conservé, sauvé de l’oubli par les propriétaires actuels.
L’église Saint-Omer conserve les traces de la générosité des seigneurs d'Estréelles. Le choeur est reconstruit en 1779 par les du Blaisel. En 1862, Caroline du Blaisel fait édifier la sacristie et la flèche d’ardoise qui remplace l'ancien clocher-mur. De 1884 à 1889, la baronne Morand finance une importante campagne de travaux. Les murs de la nef sont rehaussés d‘un mètre et percés de quatre fenêtres en plein cintre. les voûtes et la charpente sont remplacées. Une toiture d’ardoise est substituée à la couverture de tuile. L’église s‘enrichit d'un nouveau mobilier. Les travaux sont inaugurés le 13 décembre 1885 en présence du chanoine Queste, grand doyen de Montreuil.
Politique et administration

Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17].
En 2018, la commune comptait 350 habitants[Note 4], en diminution de 4,63 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : +0,1 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,6 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 50,6 % d'hommes (0 à 14 ans = 25 %, 15 à 29 ans = 15,9 %, 30 à 44 ans = 29,3 %, 45 à 59 ans = 17,1 %, plus de 60 ans = 12,8 %) ;
- 49,4 % de femmes (0 à 14 ans = 25,6 %, 15 à 29 ans = 15,6 %, 30 à 44 ans = 30,6 %, 45 à 59 ans = 14,4 %, plus de 60 ans = 13,8 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Le monument aux morts, commun avec Estrée.
- Le fort d'Estréelles, ancien temple protestant de la fin du XVe siècle, détruit en 1970, dont il ne reste que le soubassement constitué d'un damier en grès et silex taillés.
- Le temple protestant d'Estréelles, dit le Fort.
- Vu de face.
- Vu de côté.
- Depuis la vallée.
- Lors de sa destruction en 1970.
- Vue d'artiste.
- Article de presse.
- Vue du fort et de l'église.
- Le monument aux morts.
- L'église Saint-Omer autrefois dédiée à Sainte-Ide mère de Godefroy de Bouillon
Héraldique
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Blason | D'hermine au temple du lieu (de l'église reformée) de gueules, ouvert et ajouré de sable, posé en perspective. |
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Détails | Le "temple du lieu" est en fait l'ancien fort d'Estréelles, où se pratiquait la religion réformée, effondré en partie en 1969 puis détruit en 1970. Le champ d'hermine est emprunté, lui, aux armes des derniers seigneurs d'Estréelles aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle : les Du Blaizel, qui portaient « d'hermine à cinq losanges de gueules mis en fasce ». Adopté par la municipalité. |
Notes et références
Notes
- Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
- La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
- Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
Références
- « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
- « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
- « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
- « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Étaples - Le Touquet-Paris-Plage », sur insee.fr (consulté le ).
- Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
- IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
- John Ayto, Dictionary of Word Origins, Arcade Publishing, New York, 1990, 584 pages, pg 506
- Stéphane Gendron, La Toponymie des voies romaines et médiévales, éditions errance, Paris, 2006, 200 pages, pg 32
- Comte Auguste De Loisne, Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais, Paris, (lire en ligne), p. 139-140.
- « Bilan du maire d’Estréelles, Dominique Szcepanski : « Je veux bien repartir, mais il faut peut-être aussi laisser sa place » : Élu depuis trente ans à la mairie d’Estréelles, Dominique Szcepanski fait le bilan de son troisième mandat, qui s’est déroulé « en harmonie avec le conseil municipal et le personnel communal ». », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
- « Estréelles : Hubert Maquaire s’installe dans le fauteuil de maire : Après un premier mandat en qualité de conseiller à la mairie d’Estréelles, plus particulièrement responsable de la commission des finances, Hubert Maquaire vient d’être élu premier magistrat de la commune ce dimanche. », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
- « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le ).
- « Les projets du maire d’Estréelles : « Je suis novice mais engagé dans ma fonction » : Hubert Maquaire est devenu maire par hasard il y a six mois. Il a dû être opérationnel au plus vite car pour des raisons de santé, l’ancien maire Dominique Szczepanski ne souhaitait plus se représenter. », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
- https://reader.cafeyn.co/fr/1926576/21599233
- L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
- « Évolution et structure de la population à Estréelles en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
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