terrier

Voir aussi : Terrier

Français

Étymologie

(Trou) (1375) De terre. (1170) terrer, « rempart, levée de terre ».

Nom commun 1

SingulierPluriel
terrier terriers
\tɛ.ʁje\
Un terrier de lapin.

terrier \tɛ.ʁje\ masculin

    • Le porc-épic creuse de préférence son terrier dans les parois abruptes et boisées des vallées solitaires.  (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 225)
  1. Trou qu’un animal creuse dans le sol pour s’abriter.
    • Comme un lapin dans son terrier, il se précipita dans sa cabine, juste à temps pour éviter le terrifiant et vociférant personnage.  (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 240 de l’éd. de 1921)
    • Le départ précoce des hirondelles et le rencognement des petits animaux en leurs terriers annonçaient un hiver rude.  (Patrice Ordas, Les griffes de l'hermine, éd. Hermé, 1986, p. 92)
    • Je suis une proie avec stratégie défensive. Il faut bien. N’importe quel lapin trouve un terrier à un moment pour se cacher. Mon terrier à moi, j’essaye, c’est l’enclave d’écriture, j’essaye. Ça attise aussi, c’est pervers.  (Christine Angot, La peur du lendemain, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 2000, page 28.)
  1. (Par hyperbole) Refuge.
    • Il habitait un terrier dans les bois communaux de La Motte, commune de La Hardoye, jouait de la flûte et sonnait du cor. On disait aussi qu'au sabbat il dirigeait l’orchestre infernal.  (Albert Meyrac, Traditions, coutumes, légendes et contes des Ardennes comparés avec les traditions, légendes et contes de divers pays, Éditions FERN, 1966, p.203)

Dérivés

Traductions

Nom commun 2

terrier \tɛ.ʁje\ masculin (pluriel à préciser)

Un Airedale terrier.
Un bedlington terrier.
Un bull terrier.
Un fox terrier.
Un cairn terrier.
Un scottish terrier ou terrier écossais.
Un Skye terrier.
Un Staffordshire terrier américain, amstaff ou pit bull.
  1. (Zoologie) (Chasse) Une des races de chien qui a pour fonction au départ de déterrer des nuisibles réfugiés dans leurs terriers ou abris souterrains.
    • Les terriers forment le groupe 3 du classement des races de chien par la société centrale canine ou SCC.
    • […] et un ou deux chiens plus petits qu’on appelle aujourd’hui des terriers, attendaient avec impatience l’arrivée du souper […]  (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • La nacelle avait l’air de traîner le cylindre récalcitrant, à la façon dont un vaillant petit terrier remorquerait un timide éléphant.  (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 15 de l’éd. de 1921)

Notes

Peut être utilisé avec une majuscule (Chien de terrier) pour mettre en avant le fait qu’on donne un caractère générique au mot.

Synonymes

Dérivés

Traductions

Nom commun 3

SingulierPluriel
terrier terriers
\tɛ.ʁje\

terrier \tɛ.ʁje\ masculin

  1. (Histoire) (Par ellipse) Papier terrier.
    • On aurait une idée plus juste de l’activité déployée par les prêtres notaires en faisant le recensement systématique des centaines de terriers conservés dans la région, tant à Lyon qu’à Saint-Étienne.  (Marie-Thérèse Lorcin, D’abord il dit et ordonna : testaments et société en Lyonnais et Forez à la fin du Moyen Âge, Presses Universitaires de Lyon, 2007, page 40)

Nom commun 4

SingulierPluriel
terrier terriers
\tɛ.ʁje\

terrier \tɛ.ʁje\ masculin (pour une femme on dit : terrière)Note : Le féminin ne semble n’avoir jamais existé.

  1. (Histoire) (Lyonnais) Propriétaire foncier.
    • Par la nature de leurs richesses : ces bourgeois fortunés sont des « terriers » comme on dit à Lyon ; il ont investi une grande part de leur avoir dans des fonds.  (Georges Duby & Robert Mandrou, Histoire de la civilisation française, t. 1, Armand Colin, 1958, éd. de 1968, p. 143)
    • Le dimanche 17 décembre 1595, l’assemblée des terriers et des maîtres des métiers, désignés le 14 décembre, est admonestée par le procureur de la ville pour qu’elle choisisse des personnes idoines ; les deux terriers, Jacquet et Vize, proposant alors au vote Charrier et de pures pour être élus troisième et quatrième échevin.  (Yann Lignereux, Lyon et le roi : de la bonne ville à l’absolutisme municipal, 1594-1654, Champ Vallon, 2003, page 196)

Adjectif

Singulier Pluriel
Masculin terrier
\tɛ.ʁje\
terriers
\tɛ.ʁje\
Féminin terrière
\tɛ.ʁjɛʁ\
terrières
\tɛ.ʁjɛʁ\

terrier \tɛ.ʁje\ masculin

  1. (Féodalité) Qualifiait le registre contenant le dénombrement, les déclarations des particuliers qui relevaient d’une seigneurie, et le détail des droits, cens et rentes qui y étaient dus.
    • Le papier terrier de telle baronnie.

Dérivés

Prononciation

Voir aussi

Références

  • Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (terrier)
  • Christian Meyer, éditeur scientifique, Dictionnaire des sciences animales, Cirad, Montpellier, France, 2019, [date de consultation : février 2013], article chiens terriers

Anglais

Étymologie

(Date à préciser) Du français terrier.

Nom commun

SingulierPluriel
terrier
\tɛ.ɹi.ə\
terriers
\tɛ.ɹi.əz\

terrier \tɛ.ɹi.ə\

  1. Terrier (chien).

Suédois

Étymologie

De l'anglais terrier.[1]

Nom commun

terrier \Prononciation ?\

  1. Terrier (chien).

Références

  1. Elof Hellquist, Svensk etymologisk ordbok, 1922, 1re édition → consulter cet ouvrage (')
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