scandale

Voir aussi : Scandale

Français

Étymologie

(Date à préciser) Du latin ecclésiastique scandalum, dans l’expression petra scandali : « pierre d’achoppement ». Emprunté au grec σκάνδαλον  achoppement »).

Nom commun

SingulierPluriel
scandale scandales
\skɑ̃.dal\

scandale \skɑ̃.dal\ masculin

  1. Ce qui est occasion de tomber dans l’erreur, occasion de chute.
    • Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’il soit englouti en pleine mer.  (Évangile de Matthieu, chap. 18.3)
    • Les religions constituent un scandale particulièrement grave pour l’intellec­tualiste, car il ne saurait ni les regarder comme étant sans portée historique, ni les expliquer ; […].  (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, p. 30)
  2. (En particulier) Occasion de chute que l’on donne à autrui par quelque mauvaise action, par quelque discours corrupteur.
    • Le scandale, au contraire, a cela d’admirable,
      Qu’étant vieux comme Hérode, il est toujours nouveau;
      Que voilà cinq mille ans qu’on le trouve adorable :
      Toujours frais, toujours gai, vrai Tithon de la Fable, […].
       (Alfred de Musset, Une bonne fortune, décembre 1834)
  3. Indignation qu’on a des actions et des discours de mauvais exemple.
    • Dans une brochure qui a fait quelque scandale, le général Donop […] voudrait, comme Bugeaud et Dragomiroff, que chacun dans la bataille connût exactement le plan de ses chefs ; […].  (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap. VII, La morale des producteurs, 1908, p. 351)
    • […] : elle était en smoking. Son amie, plus bourgeoise, se prodiguait pour elle en mille soins touchants, au grand scandale de Trique.  (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • Il est expliqué plus bas que le scandale n’est qu’un mot, qu’on fait naitre la chose selon les besoins et les circonstances et que le plus scandaleux n’est point que tel banquier couche, un beau jour à la Santé, mais que tant d’autres dorment paisibles dans leurs draps.  (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 173)
  4. (Par extension) L’éclat que fait un mauvais exemple.
    • Quel scandale ne ferait pas, en effet, cette créature perdue de débauche quand elle saurait qu’elle n’avait plus rien à espérer de lui !  (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
    • L'Abeille lilloise, lancée en 1847 par Henri Dupont, divulguait les scandales de la semaine ; partial, mal rédigé, quoique spirituel, cet hebdomadaire « charivarique » correspond assez bien aux goûts des lecteurs lillois.  (L. Trenard, Aspects de la presse lilloise (1845-1848), Revue du Nord, 1961, vol. 43, n° 172, p. 323)
  5. (Par extension) La chose qui provoque l’indignation, la révolte, qui scandalise.

Dérivés

Proverbes et phrases toutes faites

Traductions

Traductions à trier

Prononciation

Anagrammes

Voir aussi

  • scandale sur l’encyclopédie Wikipédia

Références

  • Tout ou partie de cet article a été extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (scandale), mais l’article a pu être modifié depuis.
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