Saint-Sauvy

Saint-Sauvy (Sent Sauvi en gascon) (et "Montagne sur l'Arrats" son ancien nom) est une commune française située dans le département du Gers en région Occitanie.

Saint-Sauvy

Rue principale.

Héraldique
Administration
Pays France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Auch
Intercommunalité Communauté de communes des Coteaux Arrats Gimone
Maire
Mandat
Joël Bernadot
2020-2026
Code postal 32270
Code commune 32406
Démographie
Gentilé Saint-Sauviens
Population
municipale
347 hab. (2018 )
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 42″ nord, 0° 49′ 16″ est
Altitude 150 m
Min. 132 m
Max. 220 m
Superficie 17,58 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Gimone-Arrats
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Saint-Sauvy
Géolocalisation sur la carte : Gers
Saint-Sauvy
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Saint-Sauvy
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Saint-Sauvy

    Géographie

    Localisation

    Saint-Sauvy est une commune de Gascogne située sur l'Arrats.

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes de Saint-Sauvy[1]
    Augnax Saint-Antonin
    Crastes Mauvezin
    Ansan Blanquefort Sainte-Marie

    Géologie et relief

    Saint-Sauvy se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[2].

    Climat

    Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

    Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

    Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

    • Moyenne annuelle de température : 12,9 °C
    • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,9 j
    • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9 j
    • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,5 °C
    • Cumuls annuels de précipitation : 717 mm
    • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,5 j
    • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,8 j

    Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Ste-Anne », sur la commune de Sainte-Anne, mise en service en 1995[8] et qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau[9],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 13,5 °C et la hauteur de précipitations de 653,6 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Auch », sur la commune d'Auch, mise en service en 1985 et à 20 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 13,1 °C pour 1981-2010[12] à 13,5 °C pour 1991-2020[13].

    Urbanisme

    Typologie

    Saint-Sauvy est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[14],[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (98,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (77,5 %), zones agricoles hétérogènes (20,9 %), forêts (1,5 %), prairies (0,1 %)[19].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Toponymie

    Entrée est du village.

    Histoire

    Établissement gallo-romain du Touron.

    Le site de Saint-Sauvy a certainement été peuplé dès la préhistoire. Lors des travaux de construction d'une ligne électrique, au lieu le Moulin, une pierre polie ayant pu servir à une herminette a été retrouvée sur les lieux. L'époque gallo-romaine a fourni des vestiges plus abondants. Catherine Petit, archéologue, a repéré une quinzaine de sites où elle a relevé des morceaux de tuiles et de poteries de cette époque. Des restes de mosaïques et d'enduits peints d'une villa ont aussi été retrouvés.

    Saint-Sauvy est mentionné pour la première fois dans un document ecclésiastique en 960 et dépend de l'abbaye de Saint-Orens d'Auch aujourd'hui disparue ; elle avait installé une prévôté dans le village et nommé le curé. Politiquement et juridiquement, Saint-Sauvy dépendait du comte d'Armagnac.

    Au XIIIe siècle, pour diverses raisons, et en particulier pour fixer la population, les princes décidèrent d'accorder de nouveaux droits aux habitants des villages, et en particulier le droit de s'administrer eux-mêmes par l'intermédiaire de représentants élus. Ainsi naquirent les bastides, nom d'origine provençale formé sur le verbe "bastir"=bâtir. En effet, on a bâti beaucoup lors de création des bastides. Les conditions de fondations de celle de Saint-Sauvy, nous sont connues par deux documents importants :

    • L'acte de paréage, document notarié, daté du .
    • Les coutumes, document notarié, daté du , ratifié le par le comte d'Armagnac et par un représentant de l'administration anglaise (à cette date, la Gascogne était sous la tutelle anglaise), l’abbesse et les représentants du monastère de Goujon, copropriétaire avec le comte d'Armagnac des terres de Saint-Sauvy, ratifièrent l'acte le .

    Au XIVe siècle saint Orens succéda aux dames de Goujon.

    L'église Saint-Salvy de Saint-Sauvy.

    Au XIIIe siècle, Saint-Sauvy, un nouveau village entouré de murailles a été construit, avec pour accès deux portes fortifiées, une place centrale, des rues à angles droits, une église, depuis lors plusieurs fois reconstruite ou restaurée. Après l'exécution du comte d'Armagnac par l'armée de Louis XI, au XVe siècle, Saint-Sauvy devient domaine royal, dans l'Armagnac.

    Pendant les guerres de religions, une troupe protestante réussit à faire une brèche dans la muraille et à mettre le feu à l'église. Les morts et les armes sont enterrés à l'entrée du chemin de la boubée sous un tertre encadré par deux gros chênes et surmonté d'une croix.

    En 1789, Saint-Sauvy a rédigé un cahier de doléance. La période révolutionnaire semble s'être passée sans incident grave, sauf peut-être pendant la vente des biens nationaux. Lors de la période 1793-94, on a remplacé le nom de Saint-Sauvy par Montagne de l'Arrats, tout au moins sur les documents officiels ; la famille de Lherm dut émigrer. A Lucvielle, par contre, des incidents violents ont eu lieu entre les propriétaires du château et les nouveaux tenants du pouvoir issus de la Révolution.

    Le monument aux morts.

    Saint-Sauvy a payé un lourd tribut aux combats de la guerre 1914-1918 : 21 de ses enfants sont tombés sur les champs de bataille.

    Pendant la seconde Guerre mondiale, Saint-Sauvy a accueilli des réfugiés alsaciens, lorrains, belges ; des Saint-Sauviens se sont engagés dans des réseaux de résistance[réf. nécessaire]. Une vingtaine de jeunes soldats ont été retenus prisonniers en Allemagne pendant quatre ans. La guerre d'Algérie a été aussi une période difficile pour ceux qui durent y participer... Le , le clocher du village s'effondra aux environs de midi. Ce dernier fut reconstruit avec des moyens plus économiques. Après la reconstruction du clocher, celui-ci était moins haut que celui de Puycasqieur, ce qui attira une certaine jalousie du côté des villageois de Saint-Sauvy. La construction fut confiée à un architecte de Gimont et les travaux furent terminés en 1913.

    Voila ce qui se disait aux environs de 1910 à Saint-Sauvy : " Pycasqué, pétito bilo, gran clouqué ; quant le clouqué ï plèn de pailho, laï gents soun de canalho ; quant le clouqué ï plén de hén, laï gents que balen pas rén!" Traduction: "Puycasquier, petite ville, grand clocher ; quand le clocher est plein de paille, les gens sont des canailles ; quand le clocher est plein de foin, les gens ne valent rien!"

    Héraldique

    Son blasonnement est : Parti d'argent au lion de gueules et d'azur à deux feuilles de micocouliers d'or posées en barre; sur le tout, à une crosse d'évêque d'or brochant sur le trait de la partition.

    Politique et administration

    La mairie.
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    mars 2001 2020 André Marquisseau[20] DVD Agriculteur retraité
    2020 En cours Joël Bernadot    
    Les données manquantes sont à compléter.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[22].

    En 2018, la commune comptait 347 habitants[Note 4], en diminution de 0,57 % par rapport à 2013 (Gers : +0,53 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
    420674625627640802820794747
    1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
    706679667675687657606577567
    1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
    565581507506504503481486458
    1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018
    390336306319331316363339347
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Autre vue de l'église.
    Les silos de Saint-Sauvy.

    Des anciennes murailles défensives qui entouraient autrefois le village, il ne reste plus que des ruines réutilisées pour des murs de la rue nord et une base de tour.

    • À la sortie du village à 150m sur la gauche on aperçoit la chapelle Saint Roch restaurée par son propriétaire.
    • En face de ce bâtiment se dresse le château de St Sauvy, construit au XIXe siècle par la famille Daguzan.
    • Sur la place de mairie, il reste encore une partie des allées couvertes, jadis celles-ci faisaient le tour et abritaient les marchands les jours de foires.
    • En descendant par la route de Gimont, devant un atelier de mielerie passe un petit chemin qui mène au lieu-dit le Touron ;
    • une source intarissable alimente un bassin circulaire où les lavandières venaient battre et rincer le linge.

    Sur l'ancienne route de Mauvezin, à droite, un étroit chemin conduit jusqu'au cimetière, entouré d'un mur surmonté d'un fanal percé d'une lucarne autrefois éclairée au mois de novembre. Au sous-sol se trouve une chapelle voutée avec deux anciens sarcophages en marbre : l'un servait autrefois d'autel. Sur le mur subsistent des fresques très endommagées et au sol la tombe d'un ancien prêtre du village, datant de 1890.

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Georges Courtès (dir.), Communes du département du Gers, vol. I : Arrondissement d'Auch, Auch, Société archéologique et historique du Gers, , 460 p. (ISBN 2-9505900-7-1, notice BnF no FRBNF39151085)

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes et cartes

    • Notes
    1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
    3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
    • Cartes
    1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

    Références

    1. Carte IGN sous Géoportail
    2. Plan séisme
    3. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
    4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
    5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
    6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
    7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
    8. « Station Météo-France Ste-Anne - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
    9. « Orthodromie entre Saint-Sauvy et Sainte-Anne », sur fr.distance.to (consulté le ).
    10. « Station Météo-France Ste-Anne - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
    11. « Orthodromie entre Saint-Sauvy et Auch », sur fr.distance.to (consulté le ).
    12. « Station météorologique d'Auch - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    13. « Station météorologique d'Auch - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    20. Site de la préfecture - Fiche de Saint-Sauvy
    21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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