Potigny

Potigny est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 2 077 habitants[Note 1].

Cet article possède des paronymes, voir Pontigny et Puttigny.

Potigny

Une rue de Potigny et ses maisons de mineurs.

Blason
Administration
Pays France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Falaise
Maire
Mandat
Gérard Kepa
2020-2026
Code postal 14420
Code commune 14516
Démographie
Gentilé Potignais
Population
municipale
2 077 hab. (2018 )
Densité 488 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 16″ nord, 0° 14′ 53″ ouest
Altitude Min. 125 m
Max. 206 m
Superficie 4,26 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Caen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Falaise
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Potigny
Géolocalisation sur la carte : Calvados
Potigny
Géolocalisation sur la carte : France
Potigny
Géolocalisation sur la carte : France
Potigny

    Géographie

    La commune de Potigny est située à environ 23 kilomètres au sud de Caen et 9 kilomètres au nord de Falaise. Elle est desservie par la N 158 qui doit évoluer en A88. Cette autoroute reliera Caen à Alençon.

    Climat

    Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

    Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

    Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

    • Moyenne annuelle de température : 10,2 °C
    • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,8 j
    • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,3 j
    • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 12,8 °C
    • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 788 mm
    • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,4 j
    • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,9 j

    Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Sylvain_sapc », sur la commune de Saint-Sylvain, mise en service en 1997[7] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,4 °C et la hauteur de précipitations de 680,6 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Caen-Carpiquet », sur la commune de Carpiquet, mise en service en 1945 et à 28 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,9 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,2 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,5 °C pour 1991-2020[13].

    Urbanisme

    Typologie

    Potigny est une commune rurale[Note 6],[14]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Potigny, une unité urbaine monocommunale[17] de 2 075 habitants en 2017, constituant une ville isolée[18],[19].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 296 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (71,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,6 %), zones urbanisées (26,7 %), prairies (10,2 %), forêts (6,5 %)[22].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous la forme Postingneium en 1198[24].

    Le nom de Potigny vient de Potiniacum (demeure de Potinus)[réf. nécessaire].

    Le gentilé est Potignais.

    Histoire

    Avant la Révolution française, l'ancien manoir de Potigny était le siège d'une haute justice.

    De 1790 à 1802 la commune de Potigny est un chef-lieu de canton, puis elle est rattachée au canton de Coulibœuf lors du redécoupage cantonal de l'an IX (1801), puis à celui de Falaise-Nord[25].

    En 1907, La Société des mines de Soumont voit le jour. Cette mine de fer métamorphose ce petit bourg rural en cité minière cosmopolite. Dès les années 1920, l’arrivée de populations étrangères pour travailler à la mine bouleverse le patrimoine local. Ce ne sont pas moins de dix-huit nationalités différentes qui viennent constituer la population. « La petite Varsovie » est le surnom donné à cette petite commune, à la suite de l'implantation d’une importante communauté polonaise.

    Dès 1908, la construction de logements individuels et collectifs de brique rouge rappelle les corons du Nord de la France.

    Fin des années 1940, la communauté polonaise érige sa propre chapelle « Notre-Dame-de-Czestochowa ». La messe y est dite par un curé polonais. Les mineurs attendront la fin des années 1950 pour dédier une chapelle à leur patronne, sainte Barbe.

    La fermeture des mines de Soumont en est un réel bouleversement pour Potigny.

    Politique et administration

    Liste des maires
    Période Identité Étiquette Qualité
    1894 1906 Ernest Coudray   Épicier
    1906 1919 Louis Lefèvre   Rentier
    1919 1945 Paul Barbot    
    1945 1965 Bernard Gibert    
    1965 1989 René Brosseau[26] PCF Ancien secrétaire du syndicat des mineurs CGT du Bassin bas-normand
    1989[27] mars 2014 Jean-Marie Gasnier   Enseignant, président de la communauté de communes
    mars 2014[28] En cours Gérard Kepa[29] SE Retraité de la fonction publique
    Les données manquantes sont à compléter.

    Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et cinq adjoints[29].

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[31].

    En 2018, la commune comptait 2 077 habitants[Note 8], en augmentation de 6,29 % par rapport à 2013 (Calvados : +0,6 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    375359376370380400396404402
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    376373361305323301276263271
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    2392234511 4731 7312 7422 4202 4032 694
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
    2 9262 7202 4082 1201 7761 7031 7311 7652 021
    2018 - - - - - - - -
    2 077--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[32].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • L'église Notre-Dame-du-Rosaire (XIIIe siècle), qui fait l'objet d’une classement au titre des monuments historiques depuis le [33]. La nef, le chœur, la tour carrée et le clocher datent du XIIIe siècle. Le porche d'entrée certainement du XIXe siècle, les fonts baptismaux du XVIIIe siècle.
    • L'ancienne école des filles (rue Général-Leclerc). Premier bâtiment imposant de la ville construit avant la Première Guerre mondiale, elle est devenue la mairie.
    • L'école de musique (rue Général-Leclerc), anciennement école des garçons. Elle fut construite sur le même modèle que l'école des filles se trouvant en face.
    • Les châteaux d'eau (rue des Tulipes et rue de la Mine), construits lors de l'apogée de la mine de Soumont-Saint-Quentin. L'un des deux datant de 1912, situé rue Louis-Bouillard, a été rénové récemment et a retrouvé son éolienne.
    • Les anciens bâtiments administratifs de la mine (rue de la Mine).
    • Les lavoirs, disséminés dans les cités minières.

    Jumelages

    Personnalités liées à la commune

    Plaque en l'honneur de John Inglis

    Héraldique

    Blason
    De gueules au léopard d'or soutenu par une lampe de mineur et un pic passés en sautoir du même ; à la filière d'or[34].
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.

    Potigny dans les arts

    • Michel Bussi a fait de Potigny la toile de fond de l'un de ses romans, Maman a tort (2015).

    Bibliographie

    • Gérard Fournier, Les mineurs de Soumont-Potigny, 1907-1989, éditions OREP, 2009

    Voir aussi

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale 2018.
    2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
    4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
    5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
    6. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
    2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
    3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
    4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
    5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
    6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
    7. « Station Météo-France Saint-Sylvain_sapc - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
    8. « Orthodromie entre Potigny et Saint-Sylvain », sur fr.distance.to (consulté le ).
    9. « Station Météo-France Saint-Sylvain_sapc - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
    10. « Orthodromie entre Potigny et Carpiquet », sur fr.distance.to (consulté le ).
    11. « Station météorologique de Caen-Carpiquet - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    12. « Station météorologique de Caen-Carpiquet - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    13. « Station météorologique de Caen-Carpiquet - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    14. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    15. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    17. « Unité urbaine 2020 de Potigny », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
    18. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
    19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
    20. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    23. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    24. Ernest Nègre - 1990 - Toponymie générale de la France - Page 580 - (ISBN 2600028838).
    25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    26. https://maitron.fr/spip.php?article18016, notice BROSSEAU René, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 20 octobre 2008.
    27. « Jean-Marie Gasnier ne briguera pas un 5e mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le )
    28. « Élu à l'unanimité, Gérard Kepa succède à Jean-Marie Gasnier », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le )
    29. Réélection 2020 : « Municipales à Potigny. Gérard Kepa a été réélu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le )
    30. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    31. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    33. « Église », notice no PA00111623, base Mérimée, ministère français de la Culture
    34. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=2988

    Liens externes

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