M'hamed Issiakhem

M'hamed Issiakhem (en kabyle : Muḥend Isyaxem), né le à Taboudoucht (Aghribs) alors dans le Département de Tizi Ouzou en Algérie et mort le à Alger, est l'un des fondateurs[réf. souhaitée] de la peinture moderne en Algérie.

Biographie

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M'hamed Issiakhem naît le à Taboudoucht, Tizi-Ouzou (Aït Djennad, Aghribs) en Kabylie. À partir de 1931, il passe son enfance à Relizane. En 1943, il manipule une grenade, volée dans un camp militaire américain, qui explose. Deux de ses sœurs et un neveu meurent. Hospitalisé pendant deux ans, il est amputé du bras gauche. De 1947 à 1951, il est à Alger élève de la Société des beaux-arts, puis de l’École des beaux-arts d'Alger et suit les cours du miniaturiste Omar Racim et ceux de Jean-Eugène Bersier[1]. En 1951, il rencontre Kateb Yacine. De 1953 à 1958, il fréquente l'École des beaux-arts de Paris où il retrouve Kateb Yacine - les deux artistes demeureront inséparables. En 1958, Issiakhem quitte la France pour séjourner en RFA puis résider en RDA.

En 1962, après l'indépendance, il est dessinateur au quotidien Alger républicain. En 1963, il est membre fondateur de l’Union nationale des arts plastiques et participe à l'exposition des « Peintres algériens » organisée à Alger pour les « Fêtes du 1er novembre »[2] et préfacée par Jean Sénac puis en 1964 à celle qui est présentée à Paris au Musée des arts décoratifs. De 1964 à 1966, il est chef d’atelier de peinture à l’École des beaux-arts d'Alger ; parmi ses élèves, il compte Ksenia Milicevic. Ensuite, il est directeur pédagogique de l’École des beaux-arts d’Oran. Il illustre alors plusieurs œuvres de Kateb Yacine. De 1965 à 1982, il crée les maquettes des billets de banque et de nombreux timbres-poste algériens. En 1967, il réalise avec Kateb Yacine un film pour la télévision, Poussières de juillet, en 1968 les décors du film La Voie, de Slim Riad. En 1971, Issiakhem est professeur d’art graphique à l’École polytechnique d’architecture et d’urbanisme d’Alger et crée les décors pour le film Novembre. Il voyage en 1972 au Viêt Nam et reçoit en 1973 une médaille d’or à la Foire internationale d’Alger pour la décoration du stand du Ministère du travail et des affaires sociales.

De 1973 à 1978, Issiakhem est dessinateur de presse. Il dirige en 1977 la réalisation d’une fresque pour l'Aéroport d'Alger. Le Ministère du travail et des affaires sociales publie à Alger une plaquette dont Kateb Yacine écrit la préface sous le titre Issiakhem, Œil-de-lynx et les américains, trente-cinq années de l’enfer d’un peintre. En 1978, Issiakhem séjourne quelques mois à Moscou et reçoit en 1980 le Premier Simba d’Or (Lion d’Or) de Rome[3], distinction de l’UNESCO pour l’art africain. Il meurt le .

Hommages

Le , le moteur de recherche Google rend hommage à M'hamed Issiakhem et édite un doodle à l’occasion de son 90e anniversaire[4].

Le sculpteur-peintre Bâaziz Hammache qui est son ami a fait en 1985 un portait de lui qui est au Café du Maghreb.

Liste des peintures

Liste non exhaustive

  • Autoportrait, 1949, Musée public national d’Art moderne et contemporain d’Alger
  • Figures africaine, 1957, Collection particulière
  • Nomades, 1959, Collection particulière
  • Paysage de Kabylie, 1960, Musée National des beaux-arts d'Alger
  • Les martyrs, 1965, Collection particulière
  • Berbérie inachevée, 1968, Collection particulière
  • Sud, 1968, Collection particulière
  • Fillette, 1969, Collection particulière
  • Soleil noir, 1969, Collection particulière
  • Vieillesse, 1970, Collection particulière
  • La veuve, 1970, Collection particulière
  • La mariée, 1970, Collection particulière
  • Maïakovski, 1971, Collection particulière
  • Angoisse, 1971-1972, Collection particulière
  • Méditation de femme, 1972, Collection particulière
  • Etude sur palette, 1972, Collection particulière
  • Le chirurgien, 1972, Collection particulière
  • Lecture, 1972, Collection particulière
  • Mariage des veufs, 1972, Collection particulière
  • Maternité 1, 1972, Musée National des beaux-arts d'Alger
  • Maternité,1972, Collection particulière
  • Mendiante, 1972, Collection particulière
  • Regard de femme, 1972, Collection particulière
  • Femme à l'enfant, entre 1972 et 1978, Collection particulière
  • L'infirme, 1973, Collection particulière
  • L'ombre d'une révolution, 1973, Collection particulière
  • Maternité 2, 1974, Musée National des beaux-arts d'Alger
  • Autoportrait 2, 1976, Collection particulière
  • C'est sûr, ma souffrance sert à d'autres, 1976, Collection particulière
  • Les visages, 1976, Collection particulière
  • Ma tribu Algérie, 1976, Collection particulière
  • La clé du bonheur, 1976, Collection particulière
  • La casbah, 1976, Collection particulière
  • Femmes aux motifs berbères, 1976, Collection particulière
  • L'exode, 1976/1977, Musée national Cirta
  • L'histoire est reprise, reprenons là, 1976/1977, Musée national Cirta
  • Chaouias, 1978, Collection particulière
  • Passé, présent, futur, 1977, Collection particulière
  • Testament, 1977, Collection particulière
  • Elle ou lui, le choix est fait, 1977, Collection particulière
  • Laissez nous comme des anges, 1978, Collection particulière
  • Cardinal Duval, 1982, Collection Archevêché d'Alger
  • Les Aveugles, 1982, Musée national des Beaux-Arts d'Alger
  • Arbre sec, 1983, Musée National Nasr Eddine Dinet de Bou Saâda à M'Sila
  • Vieille femme kabyle, 1983/1984, Collection particulière
  • Le Mur, 1984, Collection particulière
  • Vieillesse, 1984, Musée National Nasr Eddine Dinet
  • Amertume, 1985, Musée national des Beaux-Arts d'Alger
  • Dépression, 1985, Musée national des Beaux-Arts d'Alger
  • Oblique, 1985, Musée national des Beaux-Arts d'Alger
  • Rouge, 1985, Musée national des Beaux-Arts d'Alger
  • Attente, 1985, Musée national des Beaux-Arts d'Alger
  • Elle a les yeux bleus, 1985, Musée national des Beaux-Arts d'Alger
  • La Mendiante, Collection du Musée national des Beaux-Arts d'Alger
  • Mère inconnue, Collection du Musée national des Beaux-Arts d'Alger

Musées

Galerie

Bibliographie

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Ouvrage

  • Kateb Yacine, Œil-de-lynx et les américains, trente-cinq années de l'enfer d'un peintre, Alger, Ministère du travail et des affaires sociales

Catalogues d'expositions personnelles

  • Benamar Mediene, « M’hamed Issiakhem et Kateb Yacine, Les jumeaux pathétiques », dans Djazaïr : Une année de l’Algérie en France, Alger, UNESCO, . 
  • Hommage à M'Hamed Issiakhem (1928- 1985), Office Riadh El Feth, 1986, reproductions, textes de Kateb Yacine, Malika Bouabdellah, Benamar Mediene
  • M'hamed Issiakhem, Musée public national d’Art moderne et contemporain d’Alger, MAMA éditions et FIAC éditions, Alger, 2010, dépôt légal 4294-2010, nombre de pages 242, en langues Arabe et Français.
  • M'hamed Issiakhem, A la mémoire de ..., Djaâfar Inal et Malika Dorbani Bouabdellah, MAMA éditions et FIAC éditions, 2010, (ISBN 978-9961-9981-0-6), dépôt légal: 4294-2010, nombre de pages: 105, langue: Français.

Catalogues d'expositions collectives

  • Peintres algériens, préface non signée de Jean Sénac, salle Ibn Khaldoun, Fêtes du 1er novembre, Alger, 1963
  • Peintres algériens, textes d'Edmond Michelet et Mourad Bourboune, Musée des arts décoratifs de Paris, Paris,
  • Algérie, Expressions multiples : Baya, Issiakhem, Khadda (préfaces de Jean Pélégri, Benamar Mediene et Michel-Georges Bernard), Cahiers de l’ADEIAO no 5, Paris, 1987.
  • Les effets du voyage, 25 artistes algériens (textes de Fatma Zohra Zamoum, Ramon Tio Bellido, Michel-Georges Bernard et Malika Dorbani Bouabdellah), Palais des Congrès et de la Culture, Le Mans, 1995 (ISBN 2950969801).

Ouvrages généraux

  • Dalila Mahhamed-Orfali, Chefs d'œuvre du Musée national des beaux-arts d'Alger, Alger, 1999 (reproduction : Les aveugles, no 73)
  • Tahar Djaout, Une mémoire mise en signes, Écrits sur l'art, textes réunis par Michel-Georges Bernard, préface de Hamid Nacer-Khodja, El Kalima Éditions, Alger, 2013 (p. 25-38; éléments de biographie, p. 170)

Notes et références

  1. Malika Dorbani-Bouabdellah, « Les prémices de la peinture de la modernité et contemporaine en Algérie », Horizons Maghrébins - Le droit à la mémoire, n°47, 2002, Musiques d'Algérie : mémoire de la culture maghrébine. Algérie : histoire, société, théâtre, arts plastiques, p. 167
  2. L'exposition réunit des peintures d'Aksouh, Baya, Hacène Benaboura, Benanteur, Bouzid, Guermaz, Issiakhem, Khadda, Azouaou Mammeri, Mesli, Martinez, Mohamed Racim, Bachir Yellès, Zérarti, mais aussi d'Angel Diaz-Ojeda, Jean de Maisonseul, Nallard et René Sintès, ainsi que des dessins d'enfants.
  3. Mansour Abrous, Dictionnaire des artistes algériens: 1917-2006, L'Harmattan, 2006, p. 12
  4. https://www.algeriepatriotique.com/2018/06/17/google-rend-hommage-peintre-algerien-mhamed-issiakhem/

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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