Jean-Marie Lelièvre

Jean-Marie Lelièvre, né le au Mans (Sarthe) et mort le à Solesmes (Sarthe), est un dirigeant d'entreprise français et une personnalité sarthoise, président de la Mutuelle générale française accidents et de l'Automobile Club de l'Ouest.

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Biographie

Jean-Marie Lelièvre est scolarisé au collège de jésuite Notre-Dame-de-Sainte-Croix au Mans où il rencontre et se lie d'amitié avec Antoine de Saint-Exupéry[1],[2]. Ancien président des Etudiants de l'Action française du Mans, il épouse en 1922 Madeleine Ory[3], union dont naissent un garçon en 1923[4] et une fille en 1925[5].

Président du Secours national[réf. nécessaire] et participant à la lutte contre l'occupant au sein du réseau Kléber[6], Jean-Marie Lelièvre reçoit la croix de guerre 1939-1945 pour faits de résistance. Il est également fait chevalier de la Légion d'honneur en 1953[7] et nommé président de l'amicale des résistants de l'association française[pas clair].

Après avoir été longtemps le président de la Mutuelle générale française accident et de l'Automobile Club de l'Ouest, Jean-Marie Lelièvre meurt le [8] dans la propriété familiale du manoir de Beaucé[9][source insuffisante]. Il repose dans le caveau de famille aux côtés de son grand-père dans le cimetière Sainte-Croix au Mans[10][source insuffisante].

Dirigeant d'entreprise

Licencié en droit, il entre à la Mutuelle générale française accidents (une des mutuelles mancelles à l'origine du groupement MMA) fondée par son grand-père, Jean-Marie Lelièvre (1836-1914)[11], pour en devenir le directeur en 1928[12]. En 1947, après la nationalisation de cette société, il en est nommé président-directeur général en conseil des ministres, poste qu’il occupera jusqu'en 1966[réf. nécessaire].

Passionné d'automobile

Il se passionne très tôt pour l'automobile. Membre de l'Automobile Club de l'Ouest depuis 1920, élu administrateur de cet organisme en 1937, il en devient président en 1951[13]. Sous sa présidence, le nombre de sociétaires de l'ACO double, passant de 80 000 en 1952 à 160 000 en 1973[réf. nécessaire].

La création des centres mobiles de sécurité (1953), la reconstruction du circuit des 24 Heures après la catastrophe de 1955[14], et d'autres initiatives comme le critérium du jeune conducteur, le musée automobile de la Sarthe (conjointement avec le Conseil général de la Sarthe en 1961)[15], la création du circuit Bugatti en 1966[16], l'installation du siège de l'ACO sur le circuit du Mans, le nouveau tracé de Maison-Blanche, sont des éléments marquants de sa présidence.

Historien de l'automobile et du sport automobile[réf. nécessaire], Jean-Marie Lelièvre publie de nombreux articles sur ces thèmes. Il est le coauteur en 1970 d'un ouvrage consacré aux premières courses automobiles[17].

Décorations

Publications

  • Avec Jean Robert Dulier, Conquête de la vitesse : premières courses d'automobiles, 1895-1900, Solesmes, J.M. Lelièvre, , 222 p. (OCLC 14635863, présentation en ligne).
  • Soixante ans de conduite automobile, Le Mans, Automobile Club de l'Ouest, , 59 p. (OCLC 461749821).

Notes et références

  1. Jean-Marie Lelièvre, « Saint-Exupéry : Première époque 1900-1930 », Icare - revue de l'aviation française, Syndicat national des pilotes de ligne, , p. 72-77 (lire en ligne).
  2. Dominique Lablanche, Stacy de La Bruyère et Françoise Bouillot, Saint-Exupery: Une vie à contre-courant, Albin Michel, (ISBN 978-2-226-22567-2, lire en ligne), p. 60-62.
  3. « L’Action française 12 mars 1922 », sur RetroNews - Le site de presse de la BnF (consulté le ).
  4. « L’Action française 27 février 1923 », sur RetroNews - Le site de presse de la BnF (consulté le ).
  5. « L’Action française 7 juin 1925 », sur RetroNews - Le site de presse de la BnF (consulté le ).
  6. André Pioger, Le Mans et la Sarthe pendant la 2de guerre mondiale (1): De la drôle de guerre à l'Occupation : bombardements, l'occupant, camps, guerre des tracts, relève, S.T.O., la Résistance et ses réseaux, parachutages et maquis, FeniXX réédition numérique, (ISBN 978-2-402-22687-5, lire en ligne).
  7. « Le Réveil économique 31 octobre 1953 », sur RetroNews - Le site de presse de la BnF (consulté le ).
  8. « matchID - moteur de recherche des personnes décédées », sur deces.matchid.io.
  9. Jean-Bernard Litzler, « 5 choses à savoir sur le manoir de Beaucé, fief de François Fillon », Le Figaro, (lire en ligne)
  10. « Le cimetière Sainte-Croix », sur Ville du Mans.
  11. « Le Mans : le bureau du général nazi entre au blockhaus de la rue Chanzy », sur France Bleu, (consulté le ).
  12. Marc Auffret, « Les Mutuelles du Mans », Risques - Les cahiers de l'assurance, , p. 121 (lire en ligne [PDF]).
  13. de Cortanze 2016.
  14. « " Élargir la piste devant les stands de ravitaillement est la première mesure qui s'impose " nous déclare M. Lelièvre, président de l'Automobile Club de l'Ouest », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le ).
  15. Caradisiac.com, « 1961-2011 : Le musée de la Sarthe fête ses 50 ans », sur Caradisiac.com (consulté le ).
  16. « 24 h moto du Mans: un peu d'histoire...depuis 1912! », Ouest-France, (lire en ligne).
  17. Jean-Marie Lelièvre et Jean Robert Dulier, Conquête de la vitesse: premières courses d'automobiles, 1895-1900, J.M. Lelièvre, (présentation en ligne).
  18. « Lelièvre, Jean-Marie », base Léonore, ministère français de la Culture.

Annexes

Bibliographie

  • Gérard de Cortanze, L'Histoire des 24 Heures du Mans pour les Nuls, Éditions First, (ISBN 978-2-412-01530-8, lire en ligne).
  • Hervé Guyomard et Pierre-André Bizien, L'ACO, un siècle de vie associative et sportive, Le Mans, Transit éditeur, , 245 p. (ISBN 978-2-9540633-0-0, OCLC 779728767, lire en ligne).

Articles connexes

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