Bellegarde (Fribourg)

Bellegarde (en allemand Jaun) est une localité et une commune suisse du canton de Fribourg, située dans le district de la Gruyère.

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Bellegarde

Vue du village de Bellegarde

Héraldique
Administration
Pays Suisse
Canton Fribourg
District Gruyère
Syndic Jochen Mooser
NPA 1656
No OFS 2138
Démographie
Population
permanente
643 hab. (31 décembre 2019)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 36′ 41″ nord, 7° 16′ 29″ est
Altitude 1 465 m
Min. 938 m
Max. 2 235 m
Superficie 55,21 km2
Divers
Nom officiel Jaun
Langue Allemand
Localisation

Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
Géolocalisation sur la carte : canton de Fribourg
Bellegarde
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Bellegarde
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Bellegarde
Liens
Site web www.jaun.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

    Bellegarde est la seule commune de langue alémanique du district de la Gruyère, bien qu'elle soit limitrophe avec le district de la Singine qui lui, est entièrement alémanique.

    Géographie

    Selon l'Office fédéral de la statistique, Bellegarde mesure 5 521 ha[2]. 1,7 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 42,5 % à des surfaces agricoles, 38,8 % à des surfaces boisées et 16,9 % à des surfaces improductives[2].

    Située dans la vallée de la Jogne (en allemand : Jauntal) à 17 km à vol d'oiseau de Bulle, Bellegarde est limitrophe de Planfayon et Val-de-Charmey ainsi que Gessenay et Boltigen dans le canton de Berne.

    La commune est constituée du village-rue de Bellegarde ainsi que des hameaux de La Villette (en allemand : Im Fang ; appelée La Velèta en patois fribourgeois), Kappelboden, Weibelsried, Zur Eich et de plusieurs fermes isolées[3].

    Bellegarde est située sur la route menant au col du Jaun et à Boltigen dans le canton de Berne. Elle est entourée par le massif des Gastlosen au sud, le Chörblispitz et le Schafberg au nord. Le point culminant de la commune est le Schafberg (2 223 m).

    Climat

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    Bellegarde connait une moyenne annuelle de 151,5 jours de pluie ou de neige, et reçoit 1 717 mm de précipitations.

    Histoire et toponymie

    Bellegarde est mentionnée pour la première fois en 1228, sous le nom français de Balavarda. En 1397, elle est mentionnée sous le nom allemand Youn. Du fait que la commune fut peuplée surtout depuis la Réforme depuis la vallée du Simmental par des habitants bernois attachés à la religion catholique, la langue de la commune est l'allemand. Jusqu'en 1870, date à laquelle la nouvelle route reliant Bellegarde depuis Broc fut construite, Bellegarde était économiquement plus orientée vers le Simmental que vers la Gruyère.

    Bellegarde Balavouêrda en patois fribourgeois[4].

    Économie

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    En 2010, le taux de chômage était de 0,9 % à Bellegarde. En 2008, 85 personnes étaient actives dans le secteur primaire et ses près de 30 entreprises. 86 personnes étaient employées dans l'une des 10 entreprises présentes dans le secteur secondaire. 53 personnes étaient actives dans le secteur tertiaire et ses 20 entreprises. La population féminine constituait 35,2 % de la main d'œuvre. Une centrale électrique privée est située sur le territoire de la commune. Le secteur touristique a commencé à se développer dans les années 1960. Le versant nord des Gastlosen accueille plusieurs remontées mécaniques.

    La commune est exportatrice nette de main d'œuvre, avec 5,1 habitants travaillant hors de la commune, contre 1 personne habitant une autre commune venant travailler à Bellegarde.

    Démographie

    Selon l'Office fédéral de la statistique, Bellegarde compte 643 habitants en 2019[1]. Sa densité de population atteint 12 hab./km2.

    Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Bellegarde entre 1850 et 2008[5] :

    Population et langues

    Avec 684 habitants, Bellegarde est l'une des plus petites communes du canton de Fribourg. 89,5 % sont de langue alémanique, 9,8 % de langue française, et 0,3 % parlent serbo-croate. En 1880, la commune comptait 877 habitants, en 1900, 825 habitants. La population a fortement diminué dans les années 1960, pour ensuite rester relativement stable.

    Le dialecte de Bellegarde s'appelle le "Jùutütsch" ou le "Jaundeutsch". Il possède une phonétique particulièrement riche, car il comporte 21 consonnes et 23 voyelles avec de nombreuses diphtongues. Un dictionnaire, recensant 11 800 mots et 250 lieux-dits de la commune, avec étymologie et carte topographique, a vu le jour en 2014, qui est l'œuvre d'un ancien habitant de la commune, Leo Buchs, qui y vécut jusqu'à l'âge de douze ans, et qui a été soutenu dans sa démarche par la Förderverein Jùutütsch, la Société pour la promotion du dialecte de Bellegarde, créée pour l’occasion, et des donateurs qui ont financé le projet à hauteur de 250 000 francs suisse[6].

    Personnalités

    Religions

    En 2000, 626 ou 90,2 % des habitants étaient catholiques.

    Domaine skiable

    Jaun-Gastlosen
    Une vue aérienne de la station serait la bienvenue.
    Administration
    Pays Suisse
    Site web www.jaun-bergbahnen.ch
    Géographie
    Coordonnées 46° 36′ 37″ nord, 7° 16′ 37″ est
    Massif Préalpes fribourgeoises
    Altitude 1 015 m
    Altitude maximum 1 571 m
    Altitude minimum 1 023 m
    Ski alpin
    Remontées
    Nombre de remontées 4
    Télésièges 1
    Téléskis 3
    Pistes
    Nombre de pistes 14
    Noires 1
    Rouges 8
    Bleues 5
    Total des pistes 25 km
    Installations
    Nouvelles glisses
    1 snowpark
    Neige artificielle
    Canons Partie du domaine
    Géolocalisation sur la carte : Suisse

    Une petite station de sports d'hiver a été aménagée sur les pentes avoisinantes de l'autre côté de la rivière. Les pistes, d'un dénivelé total maximum de 547 mètres, sont aménagées en majorité sur des versants peu exposés au soleil. L'emploi d'enneigeurs sur une partie du domaine explique aussi que l'ouverture du domaine y soit légèrement plus longue que certaines stations voisines des Préalpes fribourgeoises.

    Depuis la saison 2011/2012, le télésiège 4-places débrayable Gastlosenexpress remplace l'ancien teleski, et relie en moins de 6 minutes le bas avec le haut du domaine. Cette remontée mécanique de construction moderne dessert la majorité du domaine skiable. Du sommet, deux pistes partent des deux côtés de la gare. Les pistes sont partiellement constituées de routes forestières enneigées, notamment en ce qui concerne les parties intermédiaires. Il est possible d'y pratiquer le ski nocturne tous les mercredis soir, au niveau du teleski Schattenhalb. Le télésiège est en fonctionnement aussi pendant la saison estivale - dès la mi-mai. Une piste de luge d'environ 6 km de longueur part du sommet du télésiège jusqu'à son départ.

    Bellegarde coopère avec les stations voisines de Charmey et Jaunpass au travers d'une offre forfaitaire commune, mais également avec le regroupement de stations des Préalpes fribourgeoises.

    Le Trophée des Gastlosen - course de ski-alpinisme - y est organisé chaque année.

    Curiosités

    • Cantorama, salle de concerts et centre d'art choral, dans l'ancienne église. Saison de concerts.
    • Cascade, avec usine électrique, au centre du village.
    • Cimetière. Croix en bois artisanales sculptées, représentant des caractéristiques de la vie du défunt.
    • Ruine du Château, en dessus du village direction Jansegg.

    Voir aussi

    Notes et références

    1. « Bilan démographique selon le niveau géographique institutionnel », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le ).
    2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le )
    3. https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/000908/2013-11-19/
    4. Dikchenéro dou patê gruvèrin è di j'alintoua : patê - franché = Dictionnaire du patois gruérien et des alentours : patois - français. Société des patoisants de la Gruyère, 1992. Fribourg : Fragnière)
    5. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le )
    6. Le jùutütsch, 700 locuteurs, 11 800 mots et un dictionnaire, 21 août 2014, La Gruyère

    Liens externes

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