Jacques Deval

Jacques Boularan[alpha 1], dit Jacques Deval, est un dramaturge, scénariste et réalisateur français, né le [alpha 2] à Paris[1], où il est mort le .

Il est notamment le père des écrivains Gérard de Villiers et Bernard Eschasseriaux.

Biographie

Fils de l'acteur et directeur de théâtre Abel Deval (1863-1938)[3], il fait des études de lettres à la Sorbonne de Paris.

En , il est appelé sous les drapeaux (le service durait alors deux ans). En raison d'une myopie extrême, il est affecté dans une unité d'intendance basée à Paris[4]. Le , il est très tôt informé de la mobilisation ; le soir, il croise le convoi transportant Jean Jaurès qui vient d'être assassiné[4]. Il passe ensuite trois ans à l'arrière, puis son unité de Services auxiliaires est affectée sur le front en 1917[4].

Il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre dont beaucoup ont été adaptées au cinéma ou à la télévision, notamment dans l'émission Au théâtre ce soir. L'une des plus célèbres, Tovaritch, créée en 1933, avec Elvire Popesco dans le rôle principal, dépeint les déboires d'un couple de nobles russes émigrés en France après la révolution de 1917. Elle fut adaptée en comédie musicale à Broadway en 1963 avec Vivien Leigh et Jean-Pierre Aumont. Il a aussi porté sa pièce au cinéma et réalisé deux autres films.

Vie privée

Jacques Deval a été marié cinq fois, dont une en 1936.[5] Il est notamment le père de Gérard de Villiers, de Bernard Eschasseriaux, de la scénographe Jacquie Deval[6] née de son épouse Anne-Marie Monet, et d'Alain Boularan-Deval (né en 1963) dont la mère est l'actrice Claude Godard, dernière épouse de Deval.

Il a habité au 66 rue Pierre-Charron, à Paris 8e.

Œuvre

Théâtre

Adaptations

Livres

  • 1919 : Le Livre sans amour, poèmes, Fasquelle, Paris
  • 1929 : Sabres de bois, Albin Michel, Paris, 253 pp.
    Souvenirs de la Première Guerre mondiale. Il dédie ce livre à plusieurs camarades du Service auxiliaire tués par un obus et signe « J. D., Service auxiliaire, 358e régiment d'infanterie, scribe, cycliste et infirmier à Vingré, à Roucy, à Godewaerswelde ».
  • 1931 : Marie Galante, Albin Michel, Paris.
    En 1934, Jacques Deval adapte son roman en comédie musicale, sur une musique de Kurt Weill.
  • 1934 : Prière pour les vivants, Albin Michel, Paris
    En 1971, Jean-Claude Bonnardot en tire un film de télévision pour la première chaîne de l'ORTF mais qui reste inédit de par son caractère jugé trop sombre par la direction de l'époque.
  • 1935 : Le Vieux Carnet rouge, Denoël et Steele, Paris
  • 1937 : Rives pacifiques, NRF, Paris.
    Souvenirs de voyages, notamment aux États-Unis.
  • 1955 : Le Sage d'Ispahan, Albin Michel, Paris
  • 1960 : Tigrane, roman, Julliard, Paris
  • 1964 : Les Voyageurs, roman
  • 1969 : Afin de vivre bel et bien, Albin Michel, Paris
    Aphorismes sur différents thèmes moraux, à l'intention de son fils Alain, alors âgé de 6 ans.

Réalisateur

Scénariste

Acteur

Notes et références

Notes

  1. Il disait s'appeler « Boularan de Cambajou ». « Deval reconnaissait que sa particule était fantaisiste, Cambajou est un hameau de Miolles, dans le Tarn, berceau de sa famille paternelle[2]. »
  2. Et non 1895 comme parfois écrit, tel dans le Who's Who in France des années 1950.

Références

  1. Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 6e arrondissement, registre des naissances de 1890, acte n° 1967 (vue 2/31) avec mentions marginales de reconnaissance, de légitimation, de mariages, de divorce et de décès.
  2. Fiche bibliographique sur thyssens.com.
  3. Who's Who in France 1971.
  4. Jacques Deval, Sabres de bois, Albin Michel, Paris, 1929.
  5. « Visionneuse - Archives de Paris », sur archives.paris.fr (consulté le )
  6. Régie théâtrale.com
  7. Elle-même inspiré du roman Le Meurtre de Roger Ackroyd d'Agatha Christie.

Voir aussi

Bibliographie

  • Qui était qui, dictionnaire biographique, éd. Jacques Lafitte, Paris, 2005 (2e édition)

Liens externes

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