Grandvillars

Grandvillars est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté, chef-lieu de canton.

Grandvillars

La mairie.

Blason

Logo
Administration
Pays France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Belfort
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Territoire
Maire
Mandat
Christian Rayot
2020-2026
Code postal 90600
Code commune 90053
Démographie
Gentilé Grandvellais
Population
municipale
2 991 hab. (2018 )
Densité 197 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 00″ nord, 6° 58′ 00″ est
Altitude Min. 339 m
Max. 413 m
Superficie 15,17 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Delle (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Delle (partie française)
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Grandvillars
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription du Territoire de Belfort
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Grandvillars
Géolocalisation sur la carte : Territoire de Belfort
Grandvillars
Géolocalisation sur la carte : France
Grandvillars
Géolocalisation sur la carte : France
Grandvillars
Liens
Site web grandvillars.fr

    Ses habitants sont appelés les Grandvellais.

    Géographie

    La ville est située sur la route nationale RN 19 et la voie ferrée reliant Belfort à Delle et à la Suisse toute proche. Elle est arrosée par un affluent du Doubs, l'Allaine. Sa superficie est de 1 517 ha.

    Communes limitrophes

    Urbanisme

    Typologie

    Grandvillars est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Delle (partie française), une agglomération internationale dont la partie française regroupe 3 communes[4] et 10 017 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Delle (partie française), dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (44,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (46,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (39,7 %), zones agricoles hétérogènes (17,5 %), terres arables (14,2 %), prairies (12,6 %), zones urbanisées (10,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,6 %)[9].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

    Toponymie

    • Grandivillari (1147), Grandvilers (1222), Granwil (1226), Grandivilario (1282), Grantveler (1282), Grantvillers (1332), Grandweiler (XVIIe siècle), Grandvillard (1793).
    • En allemand : Granwiller[11].

    Histoire

    Un manoir à Grandvillars.

    Un tumulus contenant une tombe à char de l'Âge du fer a été fouillé en 1919. Les objets provenant de cette sepulture sont présentés au Musée d'histoire de Belfort[12].

    À l'époque romaine, Grandvillars était déjà un lieu de passage habité puisqu'un embranchement de la voie romaine Mandeure-Augst et reliant Bourogne à Delle traversait son territoire. Un établissement gallo-romain aurait même occupé le lieu où la ville s'est développée si l'on en croit les vestiges retrouvés vers 1850. On trouve mention du nom du village en 1147 à propos des chapelles de Sainte-Marie et de Sainte-Ursanne que possédait le prieuré de Lanthenans.

    Le fut signé à Grandvillars le traité de paix réconciliant le comte Frédéric II de Ferrette et le comte Richard III de Montbéliard. Le fief de Grandvillars fut ensuite l'objet d'un litige entre Renaud de Bourgogne, comte de Montbéliard et l'évêque de Bâle. Différend qui dégénéra en conflit quand Renaud se fut attaqué aux possessions de l'évêché. L'empereur Rodolphe de Habsbourg dut intervenir pour ramener le comte de Montbéliard à la raison. Le fief de Grandvillars fut ainsi partagé entre l'évêché et Henri de Grandvillars, vassal du comte de Montbéliard. C'est à cette époque que le bourg fut fortifié et le château construit.

    Des mains de Jeanne de Montbéliard, comtesse de Ferrette, Grandvillars passa en 1347 à Ursule, seconde fille de Jeanne et de Ulrich III de Ferrette. On trouve ensuite un Guillaume puis un Thiébaut, sires de Grandvillars. En 1444 le bourg fut dévasté par les Écorcheurs. Après 1648, Grandvillars, devenu français, est le chef-lieu d'une mairie regroupant également Thiancourt et Morvillars.

    La famille des anciens barons de Grandvillars n'eut pas de descendant direct. Une branche cadette de la famille s’était installée à Delémont en Suisse et donna plusieurs notables comme François Conrad de Grandvillers, chevalier de cour et chef bailli de Saint-Ursanne, Saint-Imier et de l’Ajoie. Le XVIIIe siècle vit l'expansion de la famille dans la région de Bâle, dont les membres furent connus sous divers noms tels que Granwiller et Grauwiler. C'est à cette époque qu'aurait été détruit le château féodal. À son emplacement fut construit vers 1787 sur les plans de l'architecte Jean-Baptiste Kléber, le futur général du Premier Empire, un château (voir photo) vendu comme bien national à la Révolution.

    En 1828, l'industriel Jean-Baptiste Migeon y installe une fabrique de visserie. L'industrie, qui se développa dans le courant du XIXe siècle, provoqua une augmentation nette de la population qui passa de 761 habitants en 1803 à 1 954 en 1872. L'arrivée de nombreux Alsaciens optants fuyant la germanisation de leur province porta à 3 072 le nombre d'habitants en 1911. La voie ferrée et la gare ont été mis en service le .

    Dans les années 1980, Grandvillars a connu de réelles difficultés économiques avec la suppression de 600 emplois industriels à la suite de la démolition de l’usine du Moulin, de la fermeture des établissements Châtel et de l’arrêt de plusieurs activités sur le site de l’usine des Forges. Cela s’est traduit par une perte de 450 habitants au recensement de 1989.

    Politique et administration

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Vers 1770   M. Gressot    
    Les données manquantes sont à compléter.
    1881 1900 Léon Viellard[13] Conservateur Maître de forges
    1900 1945 Albert Viellard[13]   Ingénieur et directeur de sociétés
    Chevalier de la Légion d'honneur
    Les données manquantes sont à compléter.
     ?  ? Georges Frézard[14]    
    Maire en 1953   Marius Rucklin SFIO Conseiller général du canton de Grandvillars (1954 → 1962)
    mars 1989 En cours
    (au 23 mai 2020)
    Christian Rayot[15] DVD[16] puis
    MRC-DVG
    Huissier de justice
    Conseiller général (2008 → 2015) puis départemental de Grandvillars (2015 → )
    Suppléant du sénateur Jean-Pierre Chevènement (2008 → 2014)
    Président de la CC du Sud Territoire (2008 → )

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

    En 2018, la commune comptait 2 991 habitants[Note 3], en augmentation de 0,74 % par rapport à 2013 (Territoire de Belfort : −1,71 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    7907808599611 0491 2641 5311 6751 654
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 8701 9582 0261 9542 2722 1772 1842 3762 439
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    2 7202 9693 0722 9943 1462 9312 8232 6072 798
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    2 9613 1013 2313 0482 8742 9633 1143 1392 974
    2017 2018 - - - - - - -
    2 9742 991-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Personnalités liées à la commune

    Lieux et monuments

    L'église Saint-Martin, qui date initialement de 1700, a été agrandie dans les années 1840. Touchée par le bombardement de 1944, elle a été restaurée.

    L'église de Grandvillars.

    Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

    écartelé au 1) et 4) d'azur aux trois écussons d'argent au 2) et 3) d'azur au coq d’or crêté, barbé, becqué et membré de gueules.


    L'intérieur.

    Pour approfondir

    Bibliographie

    • Le Train : Les archives du PLM : tome 1, page 77.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    4. « Unité urbaine 2020 de Delle (partie française) », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
    5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
    6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
    7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Delle (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
    8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
    9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    11. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868).
    12. Carte archéologique du Doubs et du Territoire de Belfort, p. 470.
    13. [PDF] Les châteaux de Morvillars - Patriotisme, civisme et entrepreneuriat de divers membres de la famille Viellard
    14. Notice FRÉZARD Georges Léon par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 24 septembre 2015, dernière modification le 24 septembre 2015
    15. Réélu le 23 mai 2020.
    16. [vidéo] Aux élections cantonales de 1994, il est candidat divers droite soutenu par le RPR et l'UDF
    17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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