Gouvernement Maurice Rouvier (3)

Le troisième gouvernement Maurice Rouvier est le gouvernement de la Troisième République en France du au .

Gouvernement Maurice Rouvier (3)

Troisième République

Président de la République Armand Fallières
Président du Conseil Maurice Rouvier
Formation
Fin
Durée 17 jours
Composition initiale
Coalition ARD-PRRRS-RI
Représentation
Chambre des députés
422  /  589
Maurice Rouvier

Composition

Portefeuille Titulaire Parti
Président du Conseil Maurice Rouvier ARD
Ministres
Ministre des Affaires étrangères Maurice Rouvier ARD
Ministre de la Justice Joseph Chaumié ARD
Ministre de l'Intérieur Fernand Dubief PRRRS
Ministre des Finances Pierre Merlou PRRRS
Ministre de la Guerre Eugène Étienne ARD
Ministre de la Marine Gaston Thomson ARD
Ministre de l'Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes Jean Bienvenu-Martin PRRRS
Ministre des Travaux publics Armand Gauthier de l'Aude PRRRS
Ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et Télégraphes Georges Trouillot RI
Ministre de l'Agriculture Joseph Ruau PRRRS
Ministre des Colonies Étienne Clémentel PRRRS
Sous-secrétaires d’État
Sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts Henri Dujardin-Beaumetz RI
Sous-secrétaire d'État aux Postes et Télégraphes Alexandre Bérard PRRRS

Politique menée

Le gouvernement Rouvier III semblait assuré de la durée, bien que trop modéré aux yeux des radicaux. Dans un certain nombre de régions, les catholiques s’opposèrent par la force aux inventaires prévus par la loi, en vue de la dévolution des biens d’église aux associations cultuelles.

Fin du gouvernement et passation des pouvoirs

L'église Saint-Martin de Boeschepe, où fut tué Géry Ghysel.

Le , à l'occasion des inventaires liés à la séparation des Églises et de l'État, considérés comme sacrilèges par les catholiques, des affrontements eurent lieu entre les forces de l'ordre et des habitants du village de Boeschepe. À cette occasion, Géry Ghysel fut tué par balle à l'intérieur de l'église. C'est l'un des deux morts recensés lors des inventaires de 1906 (le deuxième étant André Régis, dans la Haute-Loire). Lors de ses obsèques, Mgr Lobbedey le définit comme « un martyr, un héros, un témoin du Christ ! »[1].

Le lendemain, le gouvernement Rouvier chute et les inventaires sont suspendus.

Le , Armand Fallières nomme Ferdinand Sarrien à la présidence du Conseil.

Notes et références

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