Fantômas contre Scotland Yard

Fantômas contre Scotland Yard est un film franco-italien réalisé par André Hunebelle et sorti en 1967.

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Fantômas contre Scotland Yard
Réalisation André Hunebelle
Scénario Jean Halain
Pierre Foucaud
Acteurs principaux
Sociétés de production Gaumont
Production artistique et cinématographique
Fair Films
Pays d’origine France
Italie
Genre Comédie
Durée 105 minutes
Sortie 1967

Série

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Après Fantômas en 1964 et Fantômas se déchaîne en 1965, c'est le troisième et dernier volet de la trilogie d'André Hunebelle consacrée à Fantômas, le génie du crime.

Synopsis

Fort de ses méfaits passés, Fantômas a l'idée d'extorquer par la menace, aux individus les plus fortunés de la planète, un « impôt sur le droit de vivre ». Edward Mac Rashley, un richissime lord écossais, subit ce chantage. Le commissaire Juve, son adjoint l'inspecteur Bertrand, le journaliste Fandor et sa fiancée Hélène, dépêchés par le grand quotidien Le Point du Jour, sont invités dans son château pour confondre le coupable. Sous les traits d'un ami intime de Mac Rashley qu'il vient d'assassiner (sir Walter Brown), Fantômas tue le lord écossais. Puis il endosse son apparence, à l'insu de tous. De plus, il fait passer Juve pour fou en déposant dans sa chambre puis en les subtilisant peu après les cadavres de ses deux victimes.

Fantômas découvre que pour lui résister, les riches se sont associés à des malfaiteurs. Il organise une chasse au renard, pendant laquelle il enlèvera plusieurs victimes de son chantage. Mais lors d'une bagarre il est démasqué par André Berthier, secrétaire du châtelain, secrètement épris de Lady Mac Rashley - en fait sa complice, désireuse de supprimer son époux. Hélène assiste au meurtre de Berthier. Fantômas lance des sbires à sa poursuite mais elle est sauvée in extremis par Fandor, qui capture l'un d'entre eux. Fandor et Hélène se réfugient avec lui dans une cabane isolée, en pleine forêt. Ils apprennent les manœuvres de Fantômas. Par la bouche de leur prisonnier, ils font croire au criminel qu'il les a supprimés.

Capturés, Juve et Bertrand sont conduits au repaire de Fantômas, dans les sous-sols du château. Le malfaiteur, qui a repris sa véritable apparence, charge Juve d'informer Mac Rashley que le lendemain à minuit, il doit lui remettre au nom des riches, sous peine de mort, un million de dollars en diamants. Malgré la réprobation de son subordonné, Juve accepte de se rendre complice du criminel. Il transmet l'ultimatum au lord écossais, sans se douter qu'il n'est autre que Fantômas. Il lui explique même le fonctionnement du système d'alarme qu'il a fait installer pour capturer son ennemi. Peu avant minuit, Juve remet au châtelain un coffret contenant la rançon demandée ; à cette occasion, il tente de subtiliser une pierre précieuse mais Bertrand l'en empêche... Il gagne une pièce voisine, pour monter la garde avec son adjoint. Fantômas, qui a repris les traits du maître des lieux, reçoit la visite de Lady Mac Rashley. Elle le menace d'un pistolet avant d'arracher son masque : c'est Hélène, rejointe peu après par Fandor. Fantômas déclenche le signal d'alarme. Aussitôt accourus, Juve et Bertrand pointent malencontreusement leur arme dans le dos de Fandor et Hélène. Profitant de la confusion, Fantômas entre dans la cheminée. Une porte blindée se referme derrière lui. De l'âtre s'échappe une épaisse fumée dans un bruit assourdissant : le malfaiteur s'enfuit en fusée ! Des avions de chasse décollent. L'un d'eux abat la fusée en plein vol. Le commissaire Juve et ses compagnons exultent, croyant leur ennemi juré enfin mort. Mais toujours sous les traits du lord écossais, Fantômas roule tranquillement à bicyclette, le coffret de diamants posé sur son porte-bagage avant. Ses hommes de main le rejoignent en voiture, où il prend place. Le véhicule s'éloigne…

Fiche technique

Distribution

Production

Lieux de tournages

Voitures

Autour du film

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Le village écossais d'Inveraray, où sont tournés les plans du générique, les seuls à avoir été tournés en Écosse.
Le château de Roquetaillade, en Gironde, sert de décors extérieurs au château écossais de Lord Mac Rashley.
  • Dans ce dernier opus de la trilogie, Jean Marais dépassait la cinquantaine et avait beaucoup de mal à réaliser ses cascades. Claude Carliez, le coordinateur des cascades et combats du film, a déclaré : « Il y avait une tour de 15 mètres à grimper et j'ai dit : - « Écoute, Jean, si tu n'arrives plus à grimper arrête-toi ! » et finalement il a continué. Il est allé au bout de ses 15 mètres. Avec Jean on pouvait faire des choses merveilleuses»[réf. nécessaire].
  • Seuls les plans du générique ont été tournés en Écosse, près de Glasgow. Contrairement au film précédent Fantômas se déchaîne, qui avait permis à toute l'équipe d'apprécier Rome, aucun acteur n'a quitté le territoire français et le tournage s'est déroulé dans une Écosse factice puisque la demeure ancestrale de Lord Mac Rashley est en réalité le château de Roquetaillade, situé en Gironde[N 1]. L'intérieur du château a été reconstitué aux studios de Boulogne et les scènes de chasse à courre ont été tournées en forêt de Fontainebleau.
  • Ce n'est pas le premier « Fantômas » dans lequel joue Françoise Christophe (Lady Mac Rashley). Elle avait interprété le rôle de la Princesse Daniloff 20 ans auparavant, en 1947, dans Fantômas de Jean Sacha, où apparaissait également Jacques Dynam (que l'on retrouve dans le rôle de l'adjoint de Juve dans la trilogie d'Hunebelle).
  • Max Douy, responsable des décors, deviendra le décorateur d'un des films de la série James Bond, Moonraker.
  • Michel Thomass, qui joue le maharadjah, est d'origine russe. C'est donc dans sa langue maternelle qu'il s'exprime et non en hindi.
  • Un quatrième opus (Fantômas à Moscou) était prévu. Mais Jean Marais et Louis de Funès ne s'entendaient pas et refusèrent de retravailler ensemble. De ce fait, le projet n'aboutit pas. On y apprenait que Fandor était le fils de Fantômas[réf. nécessaire].
  • Carole Weisweller, dans sa biographie Jean Marais le bien-aimé, révèle que pour Marais, le talent comique de son rival était « fondé sur la mauvaise humeur ». À vrai dire selon elle, les deux acteurs ne faisaient pas le même métier : Marais servant les rôles qu'il interprétait, de Funès s'en servant pour tirer la couverture à lui.
  • Source : Jean Marais, le bien-aimé de Carole Weisweiller et Patrick Renaudot – Édition de La Maule – 2013  – (ISBN 978-2-87623-317-1) – page 201

Notes et références

Notes

  1. D'autres films ont d'ailleurs tiré parti de cette belle fortification (restaurée par Viollet-le-Duc) à l'instar du Pacte des loups.

Références

  1. (fr) gaumont.fr
  2. Christian Santoir Hervé Brun, « Aeromovies - Films d'aviation - Fantômas contre Scotland Yard », sur www.aeromovies.fr (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

Comment Fantômas a su inspirer les cinéastes tout au long du siècle dernier, et comment son image est perçue aujourd'hui.
  • Jean-Noël Grando, Fantomas tombe le masque (Alliance Éditions - 2015). La saga du maître du crime depuis sa création jusqu'à la fin du XXe siècle.
Un siècle d'évolution du personnage au cinéma en photos et secrets de tournages. (ISBN 978-2-916666-33-4).
Retour sur la trilogie parodique d'André Hunebelle.

Discographie

  • Michel Magne, Fantômas / Fantômas se déchaîne / Fantômas contre Scotland Yard[réf. nécessaire]

Liens externes

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