Thiébauménil

Thiébauménil est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Thiébauménil

Thiébauménil et la Vezouze, vue générale aérienne.

Blason
Administration
Pays France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Intercommunalité Communauté de communes du Territoire de Lunéville à Baccarat
Maire
Mandat
Dominique Robert
2020-2026
Code postal 54300
Code commune 54520
Démographie
Gentilé Thiébauménilois [1]
Population
municipale
382 hab. (2018 )
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 50″ nord, 6° 37′ 24″ est
Altitude Min. 232 m
Max. 293 m
Superficie 3,87 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Nancy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Baccarat
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Thiébauménil
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
Thiébauménil
Géolocalisation sur la carte : France
Thiébauménil
Géolocalisation sur la carte : France
Thiébauménil

    Géographie

    Thiébauménil est située sur la Vezouze sur 3 500 m. A sa gauche, s'étend un vaste plateau avec un terrain siliceux, à sa droite s'élève un coteau au sol argileux vers Manonviller où un fort fut établi.

    La commune est à 10 km de Lunéville.

    Urbanisme

    Typologie

    Thiébauménil est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (66,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (37,5 %), forêts (23,9 %), prairies (19,4 %), zones agricoles hétérogènes (10 %), zones urbanisées (9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,2 %)[7].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

    Toponymie

    D'un nom de personne Theotbald (Thibaut) + mansionile.

    Tibamesni (1152), Theobalmasnil (1156), Thiebautmanil (1268).

    Histoire

    Les villages de Thiébauménil et de Marainviller ont leurs histoires intimement imbriquées. Leurs territoires font partie dès le XIIe siècle des nombreuses possessions de l'abbaye de Belchamp[9].

    Dévastée lors de la guerre de Trente Ans, Thiébauménil subit un incendie le qui détruit 42 habitations. Après les guerres, en 1712, la paroisse compte seulement 25 ménages. Il y en aura 135 en 1888. Thiébauménil est à nouveau annexé le à Marainviller[10].

    Le , une gare sur la ligne de Lunéville à Blâmont et à Badonviller (le LBB) est inaugurée à Thiébauménil par le ministre Albert Lebrun. Le trafic de la ligne fonctionnera jusqu'en 1942. La station, située au sud de la localité, est devenue au XXie siècle une habitation[11].

    Politique et administration

    Mairie de Thiébauménil
    .
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1983 1989 Jean Pernin    
    1989 2014 Gérard Thouvenin    
    2014 En cours
    (au 25 mai 2020)
    Dominique Robert [12]
    Réélu pour le mandat 2020-2026
       

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

    En 2018, la commune comptait 382 habitants[Note 3], en diminution de 2,55 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,34 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    343344395461474506514514510
    1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
    441450459442453411374404382
    1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
    357376299311316296260265265
    1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018
    271237329332360383395381382
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    La vannerie fut une activité traditionnelle de la commune.

    Au , Thiébauménil compte 27 établissements : 13 dans l’exploitation de biens immobiliers, 7 dans la production animale, 3 dans le commerce hors magasin, 2 dans l'administration et 2 pour la santé humaine[17],[18].

    Culture locale et patrimoine

    Église saint-Epvre.

    Lieux et monuments

    • Maisons XVIIIe siècle, porte à fronton Renaissance.
    • Église saint-Epvre néo-gothique XIXe siècle construite par Léon Vautrin architecte nancéien[19].

    Héraldique

    Blason
    D’or à la bande ondée d’azur chargé en chef d’une étoile d’or, et accompagnée en chef d’un chêne arraché de sinople, et en pointe d’une église de sable ouverte et ajourée d'argent[20].
    Détails
    Différences entre dessin et blasonnement : étoile à plomb ou pas.
    Le statut officiel du blason reste à déterminer (voir explications).

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Marc Gabriel, L'épopée du LBB, Nancy, NMG éditions, , 230 p. (ISBN 978-2-9537068-1-9).

    Article connexe

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. https://www.habitants.fr/meurthe-et-moselle-54
    2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    9. Henri Lepage, Les communes de la Meurthe, 1853, p. 727-729, à lire sur gallica.bnf.fr
    10. Henri Lepage, Les communes de la Meurthe, 1853, p. 551, à lire sur gallica.bnf.fr
    11. Gabriel 2011, p. 69, 99-99 & 183
    12. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
    13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    17. Entreprises à Thiébauménil, à lire sur entreprises.lefigaro.fr
    18. Dossier complet Insee, à lire surwww.insee.fr
    19. Construction de l'église par Léon Vautrin, à lire en ligne surpatrimoinesethistoire.grandest.fr
    20. https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=17720
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