Sepvigny

Sepvigny est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

Sepvigny

Entrée du village de Sepvigny.

Héraldique
Administration
Pays France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Commercy
Intercommunalité Communauté de communes de Commercy - Void - Vaucouleurs
Maire
Mandat
Éric Marchand
2020-2026
Code postal 55140
Code commune 55485
Démographie
Gentilé Bacaoués
Population
municipale
73 hab. (2018 )
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 29″ nord, 5° 41′ 05″ est
Altitude 255 m
Superficie 6,31 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Vaucouleurs
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Sepvigny
Géolocalisation sur la carte : Meuse
Sepvigny
Géolocalisation sur la carte : France
Sepvigny
Géolocalisation sur la carte : France
Sepvigny

    Géographie

    Commune située à quelque 6 kilomètres au sud de Vaucouleurs, dans la vallée de la Meuse naissante, cette localité et en particulier l'église fortifiée de Sepvigny mérite le détour.

    Urbanisme

    Typologie

    Sepvigny est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (75,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55,9 %), forêts (24,1 %), prairies (20,1 %)[6].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

    Toponymie

    Saviniacum (1051) ; Sevignei (1327) ; Savigni (1700) ; Sepviniacum (1711) ; Sepvigny (1793).

    Histoire

    Sepvigny (in Saviniaco), nommée également Savigny sur les cartes de Cassini, figure parmi les biens donnés, vers 627, à Teutfride, évêque de Toul, par Dagobert Ier, roi d'Austrasie. En 1051, le pape Léon IX, dans la bulle de confirmation de l'abbaye de Poussay, énumère la moitié de l'église de Sepvigny.

    Avant 1790, Sepvigny faisait partie du Toulois (châtellenie et prévôté de Brixey-aux-Chanoines). Et était rattachée au diocèse de Toul.

    Le pain de Pâques à Sepvigny

    Suivant acte passé le , devant Jean Toussaint, tabellion juré au temporel de l'évêché, comté et principauté de Toul, honorable homme Simon Maurice, demeurant à Sepvigny, et Mengeotte, sa femme, faisaient une donation aux habitants et manants de cette paroisse, portant « qu'il serat distribué annuellement à perpétuité au jour de Pâques-communiant, à chacun conduit, savoir : au ménage entier, une pinte de vin, aux veuves une chopine, avec un pain suivant la proportion qu'il se trouvera. Au sieur curé ou son vicaire, et aux châtelliers, à chacun un pot de vin, avec leurs pains ».

    Les donateurs complétèrent leur fondation par un autre acte reçu de Jean Clément, tabellion juré, à la date du , et affectèrent spécialement divers immeubles pour en assurer l'exécution, c'est-à-dire la distribution « d'un muid de vin rouge tenant vingt septiers à raison de quatre-vingts pots, et quatre bichets de blé, mesure du lieu, dont deux parts froment, le tiers, conseigle ; le vin sain et net pour être distribué comme dit est. S'il y a du vin de reste, la distribution faite, il sera vendu et l'argent provenant de la vente, appliqué à un service pour prier Dieu pour les fondateurs, leurs parents et amis. Après leur décès, Claude Pigeon, particulier habitant Sepvigny, qui a épousé une fille des donateurs, jouira, sa vie naturelle durant, de la présente fondation, en payant ledit muid de vin et les quatre bichets de blé pour être distribués chaque année par les châtelliers, et après la mort dudit Pigot, le plus proche parent, mâle ou femelle, soit du côté dudit Maurice ou de Mengeotte, sa femme, faisant résidence au lieu de Sepvigny, préférablement à tout autre, en payant comme il est dit : si des héritiers des fondateurs veulent impugner ou débattre la présente fondation, ils les privent de toute hérédité sur les autres biens que délaisseront les donateurs. Dans ce cas, les habitants et châtelliers en feront la distribution comme ils trouveront le meilleur, en confirmant et approuvant les actes susmentionnés. »

    Au décès de Pigeon, gendre des époux Maurice, les biens affectés au service de la fondation furent partagés entre ses deux enfants, et ainsi de génération en génération, toujours aux deux plus proches jusqu'à nos jours. Lors de la confection du cadastre, ces immeubles ont été inscrits au nom de Simon Maurice, comme s'il vivait encore. Pendant longtemps ils ont ainsi échappé à tous droits de succession et de maimorte.

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    juin 1995 2001 Eric Marchand    
    mars 2001 2008 Camille Champonnois    
    mars 2008 mai 2020 René Liegaut    
    mai 2020 En cours Eric Marchand [8]   Ancien cadre

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

    En 2018, la commune comptait 73 habitants[Note 2], en diminution de 3,95 % par rapport à 2013 (Meuse : −3,51 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    270271313315341341340331342
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    346326296273266225206218210
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    19217416513613610910797100
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
    10210594738581818181
    2013 2018 - - - - - - -
    7673-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Église fortifiée Saint-Evre

    Église fortifiée Saint-Evre.

    L'église Saint-Evre, classée monument historique en 1908[14], construite au XIIIe siècle, est reconstruite au XIVe siècle, entièrement voûté en ogive. Cette église, qui n'était primitivement qu'une chapelle, est devenue l'église principale après la destruction du village au Moyen Âge. À cette époque, l'église de Vieux-Astre, à peu de distance au nord, était l'église du village.

    Avant 1790, Sepvigny était l'annexe de Champougny.

    L'église de Sepvigny possède deux caractéristiques remarquables. D'une part, son clocher est situé entre la nef et le chœur, d'autre part elle est fortifiée. L'aspect des baies, entre autres, le confirme.

    Au sol de l'église, se trouvent encore de nos jours de très vieilles pierres-tombales, dont celle de « l'honorable » Simon Maurice et de son épouse Mengeotte dont il sera question plus loin (Le pain de Pâques à Sepvigny). Voici les transcriptions que l'on peut encore lire sur certaines autres tombes : « Cigit discrète personne Messire Didier, prestre natif de ce lieu, où il trepassa le XXII janvier 1565. Priez pour lui ». Sur une autre pierre tombale : « ... Mansuy Burey, prestre, natif de Savigny (autre nom de Sepvigny), lequel trépassa le . »

    Chapelle du Vieux Astre

    Chapelle du Vieux Astre.

    La chapelle du Vieux Astre, classée monument historique en 1910 [15], est sise à 500 mètres du village et entourée du cimetière. On y voit une représentation murale du Dit des trois morts et des trois vifs : trois jeunes gentilshommes sont interpellés dans un cimetière par trois morts, qui leur rappellent la brièveté de la vie et l'importance du salut de leur âme.

    Héraldique

    Blason
    D'or au tau de gueules accosté de deux chaînes rompues du même mises en chevron renversé soutenues par une grappe de raisin de pourpre feuillée de sinople.
    Détails
    Blason composé par R.A. Louis avec les conseils de la Commission Héraldique de l'UCGL et mis à disposition de la commune en 2011.

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    8. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
    9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    13. « Croix de Sepvigny », notice no PA00106632, base Mérimée, ministère français de la Culture.
    14. Notice no PA00106633, base Mérimée, ministère français de la Culture.
    15. « Chapelle du Vieux Astre », notice no PA00106631, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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