Saint-Martin-d'Estréaux

Saint-Martin-d'Estréaux est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Pour les articles homonymes, voir Saint-Martin.

Saint-Martin-d'Estréaux
Administration
Pays France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Intercommunalité Roannais Agglomération
Maire
Mandat
Christine Araneo
2020-2026
Code postal 42620
Code commune 42257
Démographie
Gentilé Saint-Martinois
Population
municipale
843 hab. (2018 )
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 25″ nord, 3° 47′ 57″ est
Altitude Min. 298 m
Max. 589 m
Superficie 29,6 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Roanne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Renaison
Législatives Sixième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Saint-Martin-d'Estréaux
Géolocalisation sur la carte : Loire
Saint-Martin-d'Estréaux
Géolocalisation sur la carte : France
Saint-Martin-d'Estréaux
Géolocalisation sur la carte : France
Saint-Martin-d'Estréaux
Liens
Site web www.st-martin-destreaux.fr

    Géographie

    Communes limitrophes

    Urbanisme

    Typologie

    Saint-Martin-d'Estréaux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roanne, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 88 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (87,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (74,4 %), zones agricoles hétérogènes (10,8 %), forêts (9,7 %), zones urbanisées (3,2 %), terres arables (1,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)[6].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

    Histoire

    La commune a été appelée Jars-la-Montagne pendant la Révolution[8].

    Depuis le , la communauté de communes du Pays de la Pacaudière dont faisait partie la commune s'est intégrée à la communauté d'agglomération Roannais Agglomération.

    Ces dernières années, un obscur bureaucrate ne connaissant ni la commune ni la région a affublé le toponyme d'un accent aigu sur le E de "d'Estreaux", ce qui n'a aucun fondement historique, ce E étant lui-même d'incrustation récente. La prononciation correcte est "Destro" et non "Destréo". Le nom vient du latin Strata, couche et par extension, chaussée, voie, route.

    Politique et administration

    Liste des anciens maires de Saint Martin d'Estreaux:

    Année d’élection / Maires adjoints Évènements marquants

    1790 Mr DONIOL

    1792 Laurent LEPINE

    1822 Mr DACHEZ / Jean-Marie LEPINE

    1826 Mr PERISSE / Jean-Marie LEPINE

    1830 Mr PERISSE / Mr DONIOL

    1832 Mr ALIX / ?

    1836 Mr DE RONCHEROLLES / Mr FIALIN

    1838 Mr DE RONCHEROLLES / Mr PERRET

    Malgré les injonctions de la sous- préfecture le conseil refuse de transférer le cimetière.

    Le sous-préfet fait interdire le cimetière près de l’église.

    1839 Mr BARRET / Mr FIALIN

    1843 Mr MEYNIS DE PAULIN

    1846 Mr MEYNIS DE PAULIN / Mr DUBESSY

    1848 Mr MEYNIS DE PAULIN / Mr DONNIOL

    1850 Mr ALIX / Mr FOURNIER

    1855 Jean- Marie PERISSE / Mr FOURNIER

    1854 et 1857: Ordre de créer un nouveau cimetière

    1860 Jean- Marie PERISSE / Mr FOURNIER

    Déchus de leur fonction à la proclamation de la république le

    1865 Jean- Marie PERISSE / Mr BENASSY

    1870 Louis LEPINE / Mr BARET

    1874 Mr MATHIEU / Mr ROUSSET

    1875: Acquisition d’un terrain pour le nouveau cimetière

    1876 Mr BARET / Mr JUILLET

    1878 Mr BARET / Mr Germain REURE (père de François René de 1959 à 1964)

    1879: Construction d’une école avec deux classes

    1881 Mr BARET / Mr GONDO

    1882: Construction d’une troisième classe, l’école compte 135 élèves

    1885: Destruction de l’ancien cimetière

    1888 Mr BARET / Mr JUILLET

    1892 Mr BARET / Mr FAVIER

    1896 Mr BARET / Mr FAVIER

    1898 Mr FAVIER / Claude MONTET

    1900 Mr FAVIER / Claude MONTET

    1904 Mr FAVIER / Jacques VIZIER

    1907 Pierre MONOT (Rad.) / Jacques VIZIER

    Construction de l’école de filles

    1909 à 1912 Premiers égouts

    1914 Agrandissement du cimetière

    1919 Décision de construire un monument aux morts.

    1929 Pierre MONOT (Rad.) / Mr SERVAGENT Mr VERNISSE

    1931 Mr BONNEFOY / Mr SERVAGENT

    1932 Agrandissement du cimetière

    1935 Mr BONNEFOY / Mr SERVAGENT Mr VERNISSE

    1941/1944 Mr BONNEFOY / Mr SERVAGENT Mr VERNISSE

    Dissolution du conseil municipal par le ministre de l’intérieur et nomination d’une délégation spéciale, dissoute le par ordre de Mr VIAL représentant le comité de résistance, retour de l’ancien conseil

    1947 : Inauguration de tableau des morts de 39-45

    1949 : Adhésion au syndicat des eaux de la Teyssonne

    Construction de la cantine

    1950 Gilbert BONNEFOY

    1959 à 1964 : Mr François René REURE / Dr Maurice CRESSOLE Emile FAVIER

    1961-62 Aménagements: du terrain de sport, réseau d’égout, HLM Belle Campagne

    1964 Dr Maurice CRESSOLE / Emile FAVIER Pierre DEVAUX

    1965 Dr Maurice CRESSOLE / Emile Favier Mr ROCHETTE

    1966: Achèvement du terrain de sport

    1968: Création de la station d’épuration, achat d’un terrain à Mr Maridet pour second HLM.

    1971 Dr Maurice CRESSOLE / Mr DAVID Pierre DEVAUX

    Achat de l’usine Cognet pour y aménager la mairie et la Poste

    1977 Pierre DEVAUX / Miquette COGNET Henri PAIRE

    1981: Création de la classe maternelle; aménagement du bourg : rue du commerce et place

    1983 Pierre DEVAUX / Benoît GRAND Henri PAIRE

    1983 Réfection du réseau d’égouts nord Création de la rue Belle Campagne Réseau d’égouts sud avec lagunage, tennis, 2° terrain de sport, vestiaires et lotissement.

    1995 Henry PAIRE

    Lotissement, déviation RN7 et requalification du bourg.

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1922 1922 Pierre Monot Rad. Conseiller général du canton de La Pacaudière (1904-1931)
    Maire à l'origine du Monument aux morts pacifiste
    1950   Gilbert Bonnefoy   Médaillé militaire, Croix de guerre
    1968   Maurice Leressole    
    1995 mars 2008 Henry Paire DVD  
    mars 2008 En cours Christine Aranéo[9]    

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

    En 2018, la commune comptait 843 habitants[Note 3], en diminution de 4,53 % par rapport à 2013 (Loire : +0,89 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    2 4001 2311 3101 4201 5671 5231 4561 5641 502
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 0081 6451 6981 7531 7931 7661 7251 7421 797
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 7331 7051 6481 4101 3751 4051 3761 3121 213
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    1 2291 2321 4381 2791 090956894892848
    2018 - - - - - - - -
    843--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Lieux et monuments

    Saint Martin d'Estréaux - Place du puits

    Le monument aux morts de Saint-Martin-d'Estréaux est un des rares monuments aux morts pacifistes français, dédié aux morts de la Première Guerre mondiale.

    Sa particularité réside dans les inscriptions qui accompagnent la liste des soldats tués au front : les trois panneaux qui ornent la partie inférieure du monument sont résolument pacifistes.

    L’un affirme - détournant la sentence romaine - « Si vis pacem, para pacem » (si tu veux la paix, prépare la paix).

    L'autre se termine par « Maudite soit la guerre et ses auteurs ».

    Le troisième panneau dresse le bilan de la guerre, en détaillant les morts (12 millions) et les souffrances des peuples.

    Personnalités liées à la commune

    • Charles-Philibert-Marie-Gaston de Lévis-Mirepoix (1753-1794), général et homme politique, né à Saint-Martin-d'Estréaux.
    • Denis Lagoutte y est né le 12 novembre 1799. Il est le créateur, en 1841, de la crème de cassis de Dijon et à l’origine de la célèbre maison Lejay-Lagoute[réf. nécessaire].

    Voir aussi

    Notes et références

    Notes

    1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    8. http://www.st-martin-destreaux.fr/Histoire
    9. Saint-Martin-d'Estréaux sur le site de l'association des maires de France, consulté le 30 juin 2015.
    10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

    Liens externes

    • Portail du département de la Loire
    • Portail des communes de France
    Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Partage dans les Mêmes. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.