Sabre

Le sabre (du hongrois szablya) est une arme blanche d'estoc et de taille, dont on utilise la pointe et le tranchant. Il est souvent courbe mais peut aussi être droit (par exemple pour les officiers d'infanterie de l'armée napoléonienne). Sa véritable caractéristique distinctive est son tranchant unique (ce qui le distingue de l'épée, qui possède deux tranchants). Il peut être utilisé à une ou deux mains en fonction de son type.

Pour les articles homonymes, voir Sabre (homonymie).

Sabre français des marins de la Garde, typique du Premier Empire.

Étymologie

Attesté en français à la fin du XVIe siècle, le mot sabre vient, par l'intermédiaire de l'allemand säbel, du hongrois szablya[1],[2] ( « instrument pour couper avec »).

Différents types de sabres

Sabres français

L'histoire du sabre français remonte à plusieurs siècles. Les différents modèles sont définis par des règlements depuis la fin du XVIIe siècle, et sont mis en dotation pour l'infanterie, la cavalerie, l'artillerie, ainsi que les troupes de marine de l'armée française. Armes de prestiges pour officiers, ou encore outils des charges héroïques du premier empire, ces armes sont un témoignage de l'histoire de France[3].

  • Sabre briquet : sabre court légèrement recourbé en usage dans l'infanterie du XVIIIe siècle et du XIXe siècle ;
  • Sabre dit " Bancal " : sabre courbe de la cavalerie lourde et de ligne, au XIXe siècle ;
  • Latte : sabre des cuirassiers et des carabiniers (cavalerie lourde) ;
  • Sabre à la mamelouk : sabre long utilisé après la campagne d'Égypte par les officiers de cavalerie de l'armée napoléonienne ;
  • Sabre d'abordage ou "cuillère": sabre court et épais en usage dans la marine.

Sabres japonais

  • Bokken : sabre de bois dur destiné à l'entraînement des samouraïs ;
  • Suburitō : modèle poids lourd du Bokken (minimum 1 kg, le poids moyen du katana), destiné à muscler le samouraï lorsqu'il fait des exercices dans le vide (suburi), les versions dépassant les 5 kg sont rares, mais il existe des suburitô allant au-delà de 10 kg, nécessitant une force herculéenne ;
  • Daisho : ensemble de deux sabres japonais utilisé par les samouraïs composés du Katana (sabre long) et du wakizashi (sabre court) ;
  • Katana : sabre japonais similaire au tachi, mais porté le tranchant de la lame vers le haut pour permettre un dégainage plus rapide ;
  • Ninjatô : petit sabre japonais utilisé par les ninjas, la lame est généralement droite et parfois teinte en noir afin d'être camouflée lors d'opérations nocturnes ;
  • No-dachi : grand sabre japonais (supérieur à 120 cm) basé sur la forme Tachi ; ces armes pouvaient atteindre près de deux mètres, les plus grands modèles ne pouvaient pas être portés à la ceinture et on utilisait souvent un écuyer pour les dégainer ;
  • Shinai : "sabre" en lattes de bambou utilisé dans le kendo, sa forme le rapproche plus en fait d'une épée (il est droit et n'a pas de tranchant puisque de forme tubulaire) ;
  • Tachi : sabre courbe japonais, porté le tranchant de la lame vers le bas, type de sabre préféré des samouraïs à cheval (à cause de sa courbure plus importante que celle d'un katana), c'est l'ancêtre du katana.

Autres types de sabres

Sabres de fiction

  • Sabre laser, ou sabrolaser (lightsaber), utilisé dans Star Wars, mais aussi sous d'autres formes dans la série X-Or et dans le dessin animé Ulysse 31 (il s'agit ici d'ailleurs d'un pistolet-sabre laser)
  • La Gunblade, utilisée dans la série de jeux vidéo Final Fantasy, est une lame à un seul tranchant montée sur un revolver à la place du canon, dépourvue de garde, et dont la poignée est la crosse de celui-ci.

Galerie

Symbolique du sabre

Dégradation d'Alfred Dreyfus le . La scène du bris de sabre rappelle la cérémonie médiévale humiliante au cours de laquelle la lame de l'épée du combattant couard ou félon est détruite, ce qui symbolise son exclusion de l'armée ou de la force militaire[4].

Le sabre est un symbole militaire et de justice qui apparaît par exemple dans le drapeau de l'Arabie saoudite ou dans le drapeau pirate.

Sabres célèbres

Notes et références

  1. Marie Treps, Les Mots migrateurs. Petite histoire du français venu d'ailleurs La trace des conflits – Des armes »), Seuil, 2003. (ISBN 2021084795)
  2. En hongrois, szab signifie « couper, trancher ».
  3. Christian Ariès, Armes blanches militaires françaises
  4. Martin Aurell, Excalibur, Durendal, Joyeuse : la force de l'épée, Presses Universitaires de France, , p. 172

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • Portail de l’histoire militaire
  • Portail des armes
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Partage dans les Mêmes. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.