Mouvement des réformateurs

Le Mouvement des réformateurs (MR ou MDR) est un parti politique français créé en 1992 pour faciliter l'ouverture vers le centre souhaitée par Michel Rocard et François Mitterrand alors que la gauche est au pouvoir.

Ne doit pas être confondu avec Mouvement réformateur (France).

Pour les articles homonymes, voir MR et MDR.

Mouvement des réformateurs

Logotype officiel.
Présentation
Président Jacques Pelletier
Jean-Pierre Soisson
Fondation
Fusion de Association des démocrates
Disparition
Fusionné dans UMP
Fondateur Jean-Pierre Soisson
Positionnement Centre
Idéologie Social-libéralisme[1]

Histoire

Le Mouvement des réformateurs est issu de l'Association des démocrates, fondée le , dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle[1] afin de « rassembler celles et ceux qui, n'étant pas socialistes, avaient voté dès le premier tour pour François Mitterrand (radicaux de gauche, gaullistes), celles ou ceux qui, ayant voté au premier tour pour Raymond Barre, se reconnaissaient au second tour dans la personnalité et le projet de François Mitterrand » (Lettre de l'Association des démocrates, )[2].

Michel Durafour en devient le président avant de céder sa place à Jacques Pelletier ().

L’Association des démocrates se transforme en Mouvement des réformateurs lors le . Jacques Pelletier en reste le président, tandis que Jean-Pierre Soisson en devient le secrétaire général. Le club Performance et Partage s'associe au mouvement[3].

Le mouvement rassemble ainsi les principaux ministres d'« ouverture » du début du second septennat Mitterrand : Michel Durafour (ministre de la Fonction publique et des réformes administratives, entre 1989 et 1991), Jean-Pierre Soisson (ministre du Travail, puis de la Fonction publique, enfin de l'Agriculture, entre 1988 et 1993), Thierry de Beaucé (Secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des relations culturelles internationales, entre 1988 et 1991).

Après le départ de Michel Rocard de Matignon et la fin de l'ouverture, et surtout après la déroute du PS aux élections législatives de 1993[4], les députés Réformateurs se rapprochent de la droite parlementaire, tandis qu'une partie des adhérents, restés attachés à l'alliance à gauche, quittent le MDR pour rejoindre les radicaux de gauche.

Ses principaux adhérents rejoignent l'UMP en 2002, souvent par le biais du Parti radical.

Présidents

Notes et références

  1. Laurent de Boissieu, « Mouvement des réformateurs », sur france-politique.fr (consulté le ).
  2. Lettre de l'Association des démocrates, février 1989.
  3. Il s'en séparera en février 1993.
  4. Le MDR dispose de 3 sièges à l'assemblée nationale, puis 2 lors des élections législatives de 1997.
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