Moustapha Abou Chagour

Moustapha Abou Chagour (né le à Tripoli), est un professeur d’ingénierie électrique, entrepreneur et homme politique libyen. Après 32 ans d'exil, il est appelé à la suite de la guerre civile à participer au gouvernement intérimaire dans lequel il exerce la fonction de vice-Premier ministre. Élu Premier ministre par le Congrès général national le [1],[2], il est démis de ses fonctions le suivant à la suite du vote de défiance contre son gouvernement.

Moustapha Abou Chagour
مصطفى ابوشاقور
Fonctions
Vice-président du Conseil exécutif du Conseil national de transition

(11 mois et 7 jours)
Président Moustapha Abdel Jalil
Mohammed Ali Salim (intérim)
Mohammed Youssef el-Megaryef
Président du Conseil Abdel Rahim al-Kib
Prédécesseur Ali Tarhouni
Successeur Awad al-Baraasi
(vice-Premier ministre)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Tripoli, Libye
Nationalité libyenne
Diplômé de Université de Tripoli
Institut de technologie de Californie
Profession Professeur
Entrepreneur
Chefs du gouvernement libyen

Biographie

Études

Après des études d'ingénierie à l'université de Tripoli, il rejoint le California Institute of Technology où il obtient sa maîtrise ès sciences en ingénierie électrique en 1977. Doctorant en 1984, il devient « assistant professeur » à l'Université de Rochester aux États-Unis puis l'année suivante à l'Université de l'Alabama à Huntsville dont il devient professeur en 1995.

Carrière politique

Opposant au régime de Mouammar Kadhafi dès les années 1970, il rejoint le Front de salut national libyen en exil.

Après 32 ans d'exil à l'étranger, il revient en Libye durant la révolution de 2011 et soutient le Conseil national de transition. Le , il est désigné vice-Premier ministre dans le gouvernement de transition dirigé par Abdel Rahim al-Kib.

Le , il est élu Premier ministre par le Congrès général national avec 96 voix contre 94 pour Mahmoud Jibril, chef de l'Alliance des forces nationales, qui avait remporté une majorité relative aux élections de juillet 2012.

Le 4 octobre, Abou Chagour présente la liste des membres de son gouvernement, qui ne comprend aucun représentant de l'Alliance des forces nationales, groupe parlementaire le plus important. Le lendemain, lors d'une séance émaillée d'incidents, le Congrès général national vote le rejet de la composition du nouveau cabinet et oblige le Premier ministre élu à faire de nouvelles propositions[3].

Le 7 octobre, il est démis de ses fonctions de Premier ministre à la suite du rejet de la seconde mouture de son gouvernement par le Congrès[4].

Sources

Notes et références

Articles connexes

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