Lion dans la culture

Le lion est un animal récurrent en symbolique, qui se retrouve par conséquent dans la fable, en héraldique, en sculpture et en peinture dans la civilisation occidentale.

Pour les articles homonymes, voir Lion (homonymie).

Le roi boit, par Briton Rivière, 1881.

Il évoque la majesté, la monarchie, la force, la suprématie. Dans plusieurs cultures, le lion apparaît comme le roi des animaux.

Le lion dans les différentes cultures

Lion, par Albrecht Dürer.
Partie d'un monument exaltant la puissance maritime britanniqueant (Benjamin West). Le lion britannique tient un rouleau rappelant les 122 batailles de Nelson.

Civilisations antiques

La Terrace des Lions sur l'île de Délos en Grèce

Dans les civilisations moyen-orientales, le lion garde le temple, certaines le représentent combattant l'homme ou s'entre combattant (sumérienne...).

Tradition israélite

Le lion est le symbole de la tribu de Juda, dont sont issus les rois de Juda et les rois d'Israël de lignée davidique. Selon la tradition juive, le messie doit descendre de la famille de David.

Le lion est également le symbole de la force dans l'énigme posée par Samson aux Philistins (Livre des Juges 14:12-14).

Le symbole du lion est également présent dans la prophétie d'Ézéchiel appelée les « quatre Vivants ».

Tradition chrétienne

Dans l'œuvre Le Cardinal de Brandebourg, le lion symbolise Saint Jérôme, traducteur de la Bible.

Le lion est un animal qui est polysémique ; il a plusieurs valences, plusieurs sens.

Tantôt il est le substitut positif. C'est le cas du lion de saint Marc, qui fait référence à la caractéristique particulière de l'évangile de saint Marc, emblème de la justice, qui fait allusion à la Résurrection, selon cette fameuse légende provenant des Physiologos et Bestiaires où le lion souffle dans les naseaux de trois lionceaux morts-nés qui ressuscitent trois jours après.

Tantôt le lion a une connotation négative et il est associé au démon. On fait référence à ce passage où l'on parle de Satan qui déambule tel un lion cherchant une proie à dévorer (1 P 5,8).

Dans le psaume 21 de la Vulgate, 22 salva me ex ore leonis et a cornibus unicornium humilitatem meam : « Sauve-moi de la bouche des lions et de la corne de la licorne qui m'humilie ».

À l'époque romaine, pendant les persécutions, les chrétiens sont jetés aux lions, ce qui a changé le sens de ce sujet.

Au Moyen Âge cependant, le lion garde une valeur positive, comme l'atteste par exemple le surnom de Richard « cœur de Lion ». Ce symbole est très souvent utilisé par les ordres de chevaliers. Ils signifie pour eux le courage et la vaillance.Chrétien de Troyes écrit d'ailleurs Yvain le chevalier au Lion parlant à un moment d'un combat entre un lion et un serpent. Il prit parti du Lion et le sauva. Le lion le suivit alors durant toute l'histoire.

Notes et références

    • Roberto Manescalchi Il Marzocco / The lion of Florence. In collaborazione con Maria Carchio, Alessandro del Meglio, english summary by Gianna Crescioli. Grafica European Center of Fine Arts e Assessorato allo sport e tempo libero, Valorizzazioni tradizioni fiorentine, Toponomastica, Relazioni internazionale e gemellaggi del comune di Firenze, novembre, 2005.

    Annexes

    Articles connexes

    Liens externes

    • Portail de la culture
    • Portail des félins
    Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Partage dans les Mêmes. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.