Karlsruhe (1927)

Le Karlsruhe est l'un des trois croiseurs légers de classe Königsberg de la Kriegsmarine (avec le Königsberg et le Köln).

Pour les autres navires du même nom, voir SMS Karlsruhe.

Karlsruhe

Le Karlsruhe en 1930
Type Croiseur léger
Classe Königsberg
Histoire
A servi dans  Kriegsmarine
Commanditaire Kriegsmarine
Constructeur Deutsche Werke, Kiel
Chantier naval Deutsche Werke, Kiel
Lancement
Mise en service
Statut Coulé le
Équipage
Équipage De 514 à 850 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 174 m
Maître-bau 15,2 m
Tirant d'eau 6,28 m max.
Tonnage 7 700 tonnes
Propulsion 6 chaudières entraînant 4 turbines et 2 moteurs diesel MAN
Puissance 68 200 ch (50 000 kW)
Vitesse 32,1 nœuds (59 km/h)
Caractéristiques militaires
Blindage
  • 50–70 mm en ceinture
  • 30 mm en barbettes
  • 20-30 mm en tourelles
Armement
Carrière
Port d'attache Wilhelmshaven
Localisation
Coordonnées 58° 04′ 00″ nord, 8° 04′ 00″ est
Géolocalisation sur la carte : Agder
Karlsruhe

Histoire

Le Karlsruhe dans le port de San Diego.
Le Karlsruhe dans le port de San Diego vu du ciel.

Le bâtiment est lancé le . Le baptême a lieu en présence du Dr. Finter, maire de Karlsruhe, et de la veuve d'Erich Köhler (de), le commandant du précédent SMS Karlsruhe, disparu lors de son naufrage le . Lors du transfert de Kiel à Wilhelmshaven (par le canal de Kiel le ), les essais à la mer sont validés. La mise en service du Karlsruhe se fait le à Wilhelmshaven sous le commandement d'Eugen Lindau (de).

Le croiseur sert de à comme navire-école pour les officiers durant cinq longues croisières d'instruction à travers les océans du monde. Lors de la cinquième croisière en 1935 et 1936, pendant une traversée entre le Japon et les États-Unis, le navire subit de lourds dommages à cause d'une tempête et doit relâcher à San Diego pour réparer.

À partir du , le bâtiment est destiné à des missions d'éclaireur. Pendant la Guerre d'Espagne, le Karlsruhe patrouille dans les eaux espagnoles et portugaises en janvier-février et .

Afin d'améliorer sa tenue à la mer en cas de tempête, le navire revient au chantier naval Kriegsmarinewerft à Wilhelmshaven le . Lorsque la guerre commence, les travaux ne sont pas finis. Il reste en cale sèche jusqu'au pour effectuer de nouveaux essais.

Avec un nouvel équipage insuffisamment formé, le Karlsruhe participe à l'opération Weserübung en . Sous le commandement du kapitän zur See Friedrich Rieve, le croiseur a pour tâche d'assurer le débarquement des troupes allemandes à Kristiansand. Les forces allemandes ont capturé la ville portuaire dans la troisième tentative, après avoir d'abord combattu deux duels d'artillerie avec l'artillerie côtière norvégienne.

Durant la retraite dans le Skagerrak, le à 19 h 58, le sous-marin britannique HMS Truant le torpille. Les deux machines, l'alimentation électrique et le gouvernail sont hors d'usage. Le Karlsruhe gîte rapidement puis commence à couler. À 21 h, l'équipage est récupéré par les torpilleurs Luchs et Seeadler (de). Le capitaine de vaisseau Rieve donne ensuite l'ordre au torpilleur Greif (de) d'achever l'épave. L'ordre est exécuté à 22 h 50, deux torpilles sont lancées et le Karlsruhe est définitivement coulé.

L'épave - localisée en - a été identifiée formellement dans la fosse norvégienne, à 11 nautiques au sud-est de Kristiansand en à une profondeur de 490 mètres, à 15 mètres environ du câble électrique sous-marin Cross-Skagerrak[1],[2].

Commandement

au Fregattenkapitän / Kapitän zur See Eugen Lindau
au Fregattenkapitän / Kapitän zur See Erwin Waßner
au Fregattenkapitän Wilhelm Freiherr Harsdorf von Enderndorf
au Kapitän zur See Günther Lütjens
au Fregattenkapitän / Kapitän sur See Leopold Siemens
au Kapitän sur See Erich Förste
au Kapitän sur See Friedrich Rieve

Notes et références

(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Karlsruhe (1927) » (voir la liste des auteurs).
  1. (no) Arnfinn Nygaard, « Norges lengste vrakfunn bare meter fra hovedstrømkabel », NRK, (consulté le ).
  2. Adrien Gombeaud, « Le lagon de Chuuk, l’histoire engloutie de la Seconde Guerre mondiale » , sur lefigaro.fr, Le Figaro, Paris, (consulté le ).

Voir aussi

Bibliographie

  • Gröner, Erich / Dieter Jung / Martin Maass: Die deutschen Kriegsschiffe 1815–1945. Band 1: Panzerschiffe, Linienschiffe, Schlachtschiffe, Flugzeugträger, Kreuzer, Kanonenboote, Bernard & Graefe Verlag, München 1982, (ISBN 3-7637-4800-8).

Articles connexes

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