Georges-Guillaume Ier de Brandebourg

Georges-Guillaume Ier de Brandebourg (né le à Cölln, mort le à Königsberg) fut électeur de Brandebourg et duc de Prusse de 1619 à 1640. Poussé par la Suède alliée à entrer dans la guerre de Trente Ans, il ne parvient à s’imposer ni diplomatiquement, ni militairement et se laisse déborder par les menées pro-Habsbourg de son ministre, le comte von Schwartzenberg. La fin des années 1630 voit la mise à sac du Brandebourg et Georges-Guillaume meurt en quasi-exil en Prusse-Orientale, laissant Schwartzenberg seul maître d'un pays au bord de l’effondrement.

Georges-Guillaume Ier de Brandebourg
Titre
Électeur de Brandebourg et duc de Prusse

(20 ans, 11 mois et 22 jours)
Prédécesseur Jean III Sigismond de Brandebourg
Successeur Frédéric-Guillaume Ier de Brandebourg
Biographie
Dynastie Maison de Hohenzollern
Nom de naissance Georg Wilhelm von Hohenzollern
Date de naissance
Lieu de naissance Cölln
Saint-Empire
 Marche de Brandebourg
Date de décès (à 45 ans)
Lieu de décès Königsberg
Saint-Empire
Brandebourg-Prusse
Père Jean III Sigismond de Brandebourg
Mère Anne de Prusse
Conjoint Élisabeth-Charlotte du Palatinat
Enfants Louise
Frédéric-Guillaume Ier
Edwige Sophie
Jean

Margraves de Brandebourg

Biographie

Lors de la guerre de Trente Ans, il tente de rester neutre, mais en 1631, Gustave II Adolphe de Suède l'entraîne dans cette guerre. Or les ministres du margrave de Brandebourg sont divisés : aux conseillers protestants Levin von Knesebeck et Samuel von Winterfeld s'oppose le prince catholique rhénan Schwartzenberg, et lorsqu’en 1626 les Impériaux paraissent prendre le dessus, Schwartzenberg fait écarter von Winterfeld. Avec l'entrée en guerre de la Suède, le chancelier Sigismund von Götzen, d’obédience calviniste, prend le dessus à la cour et contraint à son tour Schwartzenberg à s'exiler à Clèves (1630) ; exil temporaire, puisque les revers de fortune des Suédois entraînent, en 1634-35, le rappel de Schwartzenberg à Berlin[1]. En effet, après trois années de conquêtes ininterrompues, l’armée suédoise est défaite à la bataille de Nördlingen le . Georges-Guillaume, à l'instigation du comte von Schwartzenberg, se retire des rangs de l'armée suédoise et signe avec l’empereur Ferdinand II une paix séparée : la paix de Prague, le . Schwartzenberg représente à Georges-Guillaume qu'il est possible de faire main basse sur le duché de Poméranie au détriment des Suédois à condition d’appuyer militairement les Habsbourg ; il estime qu'il faut pour cela mobiliser une armée de 26 000 hommes. Cependant le recrutement est un échec et le margrave de Brandebourg ne parvient à lever qu'un contingent de 11 000 hommes[2]. Simultanément, le Brandebourg subit les ravages des troupes protestantes et catholiques : pillé et incendié, la population est décimée par les épidémies et la famine. En 1638, Georges-Guillaume s'enfuit à Königsberg, laissant Schwartzenberg seul maître d'un pays au bord de l’effondrement.

Un siècle plus tard, les conséquences de la dévastation du Brandebourg lors de la guerre de Trente ans se faisaient encore sentir.

Famille

Généalogie

Georges-Guillaume de Brandebourg appartient à la première branche de la maison de Hohenzollern. Cette lignée donna des électeurs, des rois, des empereurs à la Prusse et l'Allemagne. Il est l'ascendant de l'actuel chef de la maison impériale d'Allemagne, le prince Georges-Frédéric de Prusse.

Fils de Jean III Sigismond de Brandebourg et d'Anne de Prusse, Georges-Guillaume reste dans l'histoire allemande comme un prince falot et indécis.

Mariage et descendance

En 1616, Georges-Guillaume de Brandebourg épouse Élisabeth-Charlotte du Palatinat (1597 – 1660), fille du comte palatin du Rhin Frédéric IV et de Louise-Juliana d'Orange-Nassau.

Quatre enfants sont nés de cette union :

Notes et références

  1. Cf. Christopher Clark, Iron Kingdom : The Rise and Downfall of Prussia 1600–1947, Cambridge, Belknap Press of Harvard, , 776 p. (ISBN 0-674-02385-4), p. 27
  2. Cf. Sidney B. Fay et Klaus Epstein, The Rise of Brandenburg-Prussia to 1786, New York, Holt, Rinehart and Winston, (réimpr. 1964, éd. révisée), 146. p., p. 39

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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