Deux jours, une nuit

Deux jours, une nuit est un film dramatique belgo-italo-français réalisé par les frères Jean-Pierre et Luc Dardenne, sorti en 2014.

Deux jours, une nuit
Réalisation Jean-Pierre et Luc Dardenne
Scénario Jean-Pierre et Luc Dardenne
Acteurs principaux
Pays d’origine Belgique
Italie
France
Genre Drame
Durée 95 minutes
Sortie 2014


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Il est présenté en sélection officielle au festival de Cannes 2014. Les frères Dardenne y reçoivent un Prix spécial décerné par le jury œcuménique[1] qui mentionne dans son communiqué que « Toute l'œuvre des frères Dardenne est empreinte [d'une] profonde humanité. Elle traite des problèmes actuels dans un monde difficile, souvent austère voire désespéré, elle parle de survie, de réconciliation et d'espérance. Grâce à un geste, une larme, un regard, une parole, un sourire, un mur se brise, une lumière apparaît, un avenir est possible et nous y croyons. » Le film n'aura pas été récompensé en sélection officielle (chaque film précédent des Dardenne était reparti avec un prix), malgré le fait qu'il était le grand favori de la presse[2].

Le film a été sélectionné pour représenter la Belgique à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère lors de la 87e cérémonie des Oscars en 2015[3], mais n'est finalement pas nommé dans cette catégorie. Néanmoins, le film décroche une nomination : Marion Cotillard est nommée pour l'Oscar de la meilleure actrice.

Résumé

Sandra est une modeste employée d'une entreprise de panneaux solaires. Elle arrive au terme d'un long arrêt de maladie pour dépression. Son mari Manu travaille comme cuisinier-serveur. Ils ont deux enfants. Le patron de l'entreprise, Monsieur Dumont, a réparti le travail de Sandra sur les autres employés. Il a décidé de soumettre ses employés à un choix : soit Sandra est réintégrée dans son poste, soit ils obtiennent tous une prime de 1 000 euros pour le supplément de travail effectué et Sandra est licenciée.

Le vendredi après-midi, les employés votent. Chez elle, Sandra reçoit un appel téléphonique de sa collègue et amie Juliette. Elle lui annonce que le résultat du vote lui est défavorable. Juliette dit à Sandra de venir la retrouver devant l'entreprise à 17h pour demander à Monsieur Dumont de recommencer le vote lundi matin. Sandra effondrée refuse. Manu rentre et lui dit que Juliette lui a téléphoné pour lui annoncer le résultat. Elle lui a révélé que le contremaître Jean-Marc a parlé individuellement à certains employés avant le vote, pour les influencer, en leur disant que si Sandra reprend son poste, c'est un autre employé qui sera licencié. Il insiste pour que Sandra se batte pour garder son emploi et qu'elle aille au rendez-vous de Juliette. Sandra finit par accepter.

Sur place, Juliette avoue à Sandra qu'elle lui a menti, elle n'a pas demandé de rendez-vous à Monsieur Dumont. Il révèle que seulement deux des seize employés ont voté pour Sandra. Il accepte qu'un autre vote soit organisé lundi matin. Manu convainc Sandra d'aller parler individuellement chacun des quatorze collègues pendant les deux jours et la nuit du week-end, pour essayer de convaincre la majorité de voter en sa faveur en changeant d'avis. Les deux collègues qui ont voté pour Sandra sont Juliette et Robert. Juliette transmet à Sandra le numéro de téléphone de Kader que Robert lui a fourni. Sandra téléphone aussitôt à Kader. Rapidement, celui-ci lui promet qu'il va voter pour elle.

Lors d'un fastidieux et répétitif porte à porte, frappée de doutes, de honte misérabiliste et de désespoir, elle va rencontrer un à un ses collègues au destin aussi fragile que le sien et se heurter à leur refus souvent, à leur hésitation toujours, à la violence de certains, ou bénéficier de leur revirement parfois. Finalement perdante de justesse au vote, elle retrouve vigueur et espoir de vie de s'être battue de la sorte et d'avoir réveillé chez certains le sens de la solidarité, enfoui sous l'égoïsme matérialiste. Sur le point de trouver une issue positive à son inquiétant destin, elle sera amenée à assumer à son tour avec une fierté retrouvée son propre choix de solidarité.

Fiche technique

Les frères Dardenne en compagnie de Fabrizio Rongione et Marion Cotillard au festival de Cannes 2014.

Distribution

Production

Lieux de tournage

On reconnaît notamment divers lieux de la commune de Seraing en Belgique, dont la place Kuborn, les quais de la rive droite de la Meuse, et les environs de l'hôpital du Bois de l'Abbaye. Le terrain de football est celui de l'Amical Club d'Ougrée, dans le quartier du Haut-Pré. Mais aussi le magasin chez Yahia à Angleur.[réf. nécessaire] Une partie du film a également été tournée à Villers-le-Temple (Nandrin) en région liégeoise

Distinctions

Récompenses

Nominations et sélections

Accueil

Différents commentateurs ont noté une intrigue qui fait penser à celle de Douze hommes en colère[5], bien que les réalisateurs aient déclaré n'avoir pas fait le rapprochement au moment de l'écriture et du tournage[6].

Festivals

  • Ramdam Festival - édition 2015 : sélection officielle pour la catégorie Ramdam (belges) de l'année et prix du film le plus dérangeant de la catégorie Ramdam (belges) de l'année remis par les organisateurs festival à la suite de l'annulation du festival pour cause de menaces terroristes.

Notes et références

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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