Cornétite

La cornétite est une espèce minérale composée de phosphate et d'hydroxyde de cuivre de formule[1]: Cu3(PO4)(OH)3 avec des traces de cobalt. Les cristaux peuvent atteindre cm[4].

Cornétite[1]
Catégorie VIII : phosphates, arséniates, vanadates[2]

Cornétite - Mine de l'étoile du Congo
Général
Classe de Strunz
Classe de Dana
Formule chimique H3Cu3O7P Cu3 (PO4) (OH)3
Identification
Masse formulaire[3] 336,631 ± 0,011 uma
H 0,9 %, Cu 56,63 %, O 33,27 %, P 9,2 %,
Couleur Bleu à verdâtre
Classe cristalline et groupe d'espace dipyramidale ; mmm
Pbca
Système cristallin orthorhombique[1]
Réseau de Bravais primitif P
Macle sur {h0l}
Clivage aucun
Cassure inégale
Habitus agrégats, encroûtements
Faciès prismatique, isométrique, octaédrique
Échelle de Mohs [1]
Trait bleu
Éclat vitreux
Propriétés optiques
Indice de réfraction na = 1,765
nß = 1,810
ng = 1,820
Biréfringence Biaxial (-) ; 0,055
Dispersion 2 vz ~ 33
Fluorescence ultraviolet Aucune
Transparence transparent, translucide
Propriétés chimiques
Densité 4,10
Solubilité soluble dans HCl
Propriétés physiques
Magnétisme Aucun
Radioactivité Aucune

Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

Historique de la description et appellations

Inventeur et étymologie

Décrite par Giuseppe Raimondo de Cesàro en 1912[5] c'est la description d'Henri Buttgenbach en 1916 qui fait référence, il a dédié l'espèce au géologue belge Jules Cornet (1865-1929).

Topotype

Caractéristiques physico-chimiques

Cristallographie

  • Paramètres de la maille conventionnelle : = 10,88 Å, = 14,1 Å, = 7,11 Å ; Z = 1 ; V = 1 090,73 Å3
  • Densité calculée = 4,1 g cm−3
  • Densité mesurée = 4,1 g cm−3

Gîtologie et minéraux associés

Gîtologie et minéraux associés

Minéral secondaire rare formée par l'érosion et l'oxydation prolongée[1] des gisements de cuivre.

Minéraux souvent associés : atacamite, azurite, brochantite, chrysocolle, cuivre, libéthénite, malachite, hétérogénite (CoIIIOOH), pseudomalachite.

Gisements producteurs de spécimens remarquables

Mine L'Étoile du Congo, près Élisabethville, Katanga[6].
  • Espagne
Minas de Rio Tinto, Nerva, Huelva, Andalousie[7]

Notes et références

  1. Rupert Hochleitner, Jean Paul Poirot : 300 roches et minéraux edt Delachaux et Niestlé (1968)
  2. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  3. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  4. The Handbook of Mineralogy Volume IV, 2000 Mineralogical Society of America by Kenneth W. Bladh, Richard A. Bideaux, Elizabeth Anthony-Morton and Barbara G. Nichols
  5. Cesàro (1912) Société géologique de Belgique, Liége, Annales: 39: 241
  6. Lapis 17(3), 13-40 (1992)
  7. Bocamina, (4), (1999) 50-86.

Liens externes

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