Congrès de Dijon

Le congrès de Dijon est le 73e congrès ordinaire du Parti socialiste, organisé dans la ville dont François Rebsamen, proche du premier secrétaire François Hollande, est maire, en 2003. Il est le premier congrès organisé par le Parti socialiste après l'élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle du . Il est l'occasion du commencement de la reconstruction du parti après sa défaite.

Ne doit pas être confondu avec Congrès extraordinaire du PS à Dijon (1976).

Congrès de Dijon
Date 16 au 18 mai 2003
Lieu Dijon

François Hollande
Réélu premier secrétaire

Premier secrétaire élu François Hollande
Vote sur les motions Motion Hollande : 61,4 %
NPS : 16,9 %
Nouveau Monde : 16,3 %
Forces militantes : 0,7 %
Utopia : 1,1 %

Résultats officiels

Ce congrès a vu la victoire de la majorité sortante organisée autour du premier secrétaire, dont étaient membres des personnalités comme Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn ou Élisabeth Guigou sur les courants minoritaires Nouveau Parti socialiste d'Arnaud Montebourg et de Vincent Peillon, Nouveau Monde d'Henri Emmanuelli et de Jean-Luc Mélenchon, Forces militantes de Marc Dolez et Pierre Larrouturou et Utopia. Seul ce dernier courant intègre la nouvelle majorité, Franck Pupunat rejoignant le conseil national sur le quota de la motion A.

Il est à noter que les résultats sont entourés de suspicions de fraudes de la motion A à la suite des révélations faites en septembre 2009 par Jean-Luc Mélenchon[1].

À l'issue du congrès, François Hollande est réélu 1er secrétaire du Parti socialiste. Julien Dray et Annick Lepetit sont nommés porte-paroles.

Vote des militants[2] :

  • Motion de Hollande (A) : 61,37 %
  • Motion Utopia (B) : 1,05 %
  • Motion de NPS (C) : 16,88 %
  • Motion militantes (D): 4,38 %
  • Motion de Nouveau Monde (E) : 16,33 %

99 636 des 129 445 militants à jour ont pris part au vote, soit un taux de participation de 76,95 %.

Analyse

Le texte de François Hollande présentait des propositions comme la défense de la taxe Tobin, la réorientation des missions de la Banque centrale européenne. Coupant ainsi l'herbe sous le pied des minoritaires et jouant sur la peur du lendemain après une victoire de la minorité suivant le 21 avril, il a pu garder une assez nette majorité. La préparation des échéances, victorieuses, des élections de 2004 a mis en veilleuse les divisions.

Celles-ci sont réapparues lors du débat sur le Référendum français sur la constitution européenne. Le positionnement pour le oui provoqua l'ire des minorités, mais aussi plusieurs défections dans la majorité, avec l'engagement pour le non d'une partie des Fabiusiens et d'autres personnalités comme Jean-Pierre Masseret. Au lendemain du 29 mai, François Hollande annonce l'anticipation du prochain congrès.

Calendrier du Congrès

  1. Du 28 avril au 6 mai 2003 : vote dans les sections
  2. Du 7 au 10 mai 2003 : congrès fédéraux
  3. Du 16 au18 mai 2003 : congrès national ordinaire, à Dijon
  4. Le 22 mai 2003 : vote simultané dans les sections pour l'élection du Premier secrétaire national, du Premier secrétaire fédéral et du secrétaire de section
  5. Le 23 mai 2003: deuxième tour éventuel (qui n'a pas eu lieu)
  6. Le 24 mai 2003 : conseil national, constitution du bureau national, désignation du secrétariat national

Notes et références

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