Bianca Cappello

Bianca Cappello (née en 1548 à Venise et morte le 20 octobre 1587 à Florence) est une dame vénitienne de la Renaissance, fille d'un patricien de Venise. D'abord la maîtresse, puis la seconde épouse du duc François Ier de Médicis, elle meurt quelques heures après son époux, victime comme lui d'un empoisonnement à l'arsenic, à la Villa Poggio a Caiano, près de Florence.

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Fresques à grotesques de la façade du Palazzo di Bianca Cappello par Bernardino Poccetti.

Biographie

Bianca Cappello inspira une vive passion au duc François Ier de Médicis marié à Jeanne d'Autriche, qui l'attacha à sa cour, lui fit construire le Palazzo di Bianca Cappello par son architecte Bernardo Buontalenti.

Devenu veuf, il finit par l'épouser, après lui avoir fait décerner par les Vénitiens le titre honorifique de Fille de la république, 1579. Il ne l'épousa cependant que quatre mois après qu'eut lieu la publication du mariage et la proclamation de Bianca Capello comme grande-duchesse de Toscane.

Elle fut alors plus que jamais en butte à l'hostilité de son beau-frère le cardinal Ferdinand de Médicis, futur Ferdinand Ier. C'est pourquoi on soupçonna celui-ci d'empoisonnement lorsque les deux époux moururent les 19 et 20 octobre 1587, à la suite d'un dîner de chasse chez lui, le 8 octobre 1587, à la Villa di Poggio a Caiano, après une courte maladie d'une dizaine de jours. Quelques historiens ont longtemps pensé que la fièvre paludéenne (la malaria, appelée à l'époque fièvre des marais) était à l'origine des deux décès.

Le 28 décembre 2006, les journaux italiens indiquent qu'après analyses des tissus hépatiques des deux amants, ceux-ci ont été empoisonnés à l'arsenic. L'empoisonnement a été confirmé en 2007 par une équipe de chercheurs italo-américains dont les résultats ont été publiés dans le British Medical Journal[1] : François Ier et Bianca ont bien succombé à un empoisonnement à l'arsenic[2]. Les conclusions de cette étude ont été contestées, suivant l'hypothèse selon laquelle les dépouilles auraient pu être contaminées par les techniques d'embaumement ; mais les analyses de viscères trouvées à Bonistallo et ayant servi à l'autopsie de l'époque, c'est-à-dire avant un embaumement d'ailleurs hypothétique, infirment cette contestation[3].

Bibliographie

  • (it) Raffaello Gualterotti, Feste nelle nozze del serenissimo D. Francesco Medici gran duca di Toscana, e della sereniss. sua consorte la signora Bianca Cappello : Con particolar descrizione della Sbarra, & apparato di essa nel Palazzo de' Pitti, mantenuta da tre caualieri persiani contro a i uenturieri loro auuersarij, Florence, stamperia de'Giunti, , 69 p. (Service bibliothécaire national BVEE021979, lire en ligne).
  • La Vénitienne des Médicis, Paris, 1994, Des Femmes Antoinette Fouque, de Janine Alexandre-Debray

Au cinéma

Au théâtre

Sources

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Bianca Cappello » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)

Notes et références

  1. Le Nouvel Observateur, no 2201, 18-24 janvier 2007, p. 85.
  2. Le Nouvel Observateur, no 2201, 18-24 janvier 2007, p. 85
  3. Francesco Mari, Aldo E. Polettini, Donatella Lippi et Elisabetta Bertol, The mysterious death of Francesco I de' Medici and Bianca Cappello : an arsenic murder ?, in British Medical Journal, 21/12/2006, ref. BMJ 2006;333:1299, article et échanges en ligne

Articles connexes

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