Barrick Gold

Société aurifère Barrick (Barrick Gold Corporation en anglais) est une entreprise canadienne dont le siège social est situé à Toronto, Ontario. La société occupait en 2005 la place de numéro un mondial dans l'extraction minière de l'or, devant l'américaine Newmont Mining et les sud-africaines Goldfields et AngloGold Ashanti[2]. L'entreprise exploite différents sites aux États-Unis, au Canada, en Australie, au Pérou, au Chili, en Argentine et en Tanzanie.

La mine de Barrick à Hemlo, Ontario, Canada

Barrick Gold

Création
Fondateurs Peter Munk
Forme juridique Société par actions
Action New York Stock Exchange (ABX) et Bourse de Toronto (ABX)
Siège social Toronto
 Canada
Direction Mark Bristow (en)
Activité Exploitation minière
Produits Or
Site web www.barrick.com

Capitalisation 35 012 millions USD (février 2020)
Chiffre d'affaires 9 717 millions USD (2019)
Résultat net 3 969 millions USD (2019)[1]

Historique

En 2003, elle a produit 5,5 millions d'onces troy (170 000 kg) d'or à un coût moyen de 189 dollars américains par once troy (environ $ par g). Au 31 décembre 2003, elle affirme avoir une réserve d'or de 86 millions d'onces troy (2 700 000 kg).

Près du tiers de cette production vient du site de Goldstrike Property, situé à 60 km au nord-ouest d'Elko, dans le Nevada, exploité à ciel ouvert (mine Betze-Post) et souterrainement (mines de Meikle et Rodeo), qui a produit 58,2 tonnes d'or en 2005[2].

En octobre 2005, elle a fait une OPA de 9,2 milliards de dollars américains sur l'une de ses rivales : Placer Dome, autre entreprise canadienne. En décembre 2005, elle a bonifié son offre, qui passe à 12,1 milliards de dollars canadiens. Placer Dome a accepté cette dernière offre[3].

Le 20 janvier 2006, elle a obtenu le contrôle de Placer Dome, devenant ainsi le premier producteur mondial d'or[4].

Le 12 mai 2006, elle vend quatre mines de Placer Dome à Goldcorp pour la somme de 1,6 milliard dollars américains[5].

En janvier 2009, elle fait l'objet d'un litige devant une cour de justice américaine : des groupes autochtones s'opposent à l'exploitation d'un site aurifère, le projet Cortez Hills, situé dans le nord-est du Nevada[6].

Les principaux sites miniers aurifères dans le monde en 2007, avec leurs propriétaires :

Depuis 2011, Barrick Gold tente de faire annuler une loi sur la protection des glaciers en Argentine[7].

Le 6 avril 2017, Barrick Gold vend 50% d'une mine aurifère en Argentine au groupe chinois Shandong Gold Group (en)[8].

En septembre 2018, Barrick Gold annonce l'acquisition de Randgold Resources pour 6,5 milliards de dollars, en échange d'actions[9].

Principaux actionnaires

Au 16 février 2020[10]:

Capital Research & Management 5,60 %
Van Eck Associates 4,78 %
Fidelity Management & Research 4,72 %
BlackRock Investment Management 3,19 %
Fidelity (Canada) Asset Management 3,05 %
First Eagle Investment Management 2,70 %
The Vanguard Group 2,67 %
Flossbach von Storch 2,60 %
Capital Research & Management WI. 2,33 %
Boston Partners Global Investors. 1,97 %

Critiques et atteintes à l'environnement

La compagnie est accusée de pratiques douteuses en ce qui concerne l'environnement. Par exemple, elle aura probablement recours au cyanure pour extraire de l'or au lac Cowal[réf. souhaitée]; elle prévoit d'excaver des glaciers constitués d'eau relativement pure à Pascua Lama au Chili[réf. souhaitée] et elle a déversé, en 2004 et en 2005, au moins sept tonnes de mercure dans une mine près de la ville de Kalgoorlie-Boulder en Australie.[réf. souhaitée]

Elle a subi une poursuite judiciaire pour avoir, semble-t-il, manipulé le prix de l'or.[réf. souhaitée]

En avril 2008, Barrick Gold a mis en demeure Les Éditions Écosociété et les trois auteurs - Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher - du livre Noir Canada, Pillage, corruption et criminalité en Afrique[11], et a entamé une poursuite-bâillon en dommages et intérêts (5 millions $ pour dommages moraux compensatoires et un million à titre de dommages punitifs) au mois de mai, après que ces derniers eurent décidé de publier leur ouvrage quand même[12]. Le montant de la poursuite en diffamation est alors monté à 11 millions $, ce qui a obligé la maison d'édition à retirer le livre ; cette affaire « a contribué à l'adoption d'une loi contre les poursuites-bâillons » au Québec[13].

En 2015, la compagnie a été condamnée par le gouvernement de San Juan en Argentine, à une amende de 145 millions de pesos pour le déversement de solution de cyanure depuis la mine de Veladero[14].

Références

  1. « BARRICK GOLD CORPORATION : Données Financières Prévisions Estimations et Attentes / ABX / Zone bourse », sur zonebourse.com (consulté le ).
  2. Personnel de rédaction, « L'Or », Société Française de Chimie, (consulté le )
  3. , Le Devoir, 23 décembre 2005
  4. Barrick Gold vend des actifs à Goldcorp pour 1,6 milliard $ US, La Presse canadienne, 13 mai 2006
  5. AP, « Nevada - Barrick Gold sur la sellette », Le Devoir, (lire en ligne, consulté le )
  6. « nytimes.com/aponline/2019/06/0… »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogle • Que faire ?).
  7. BARRICK GOLD vend 50% d'une mine argentine à SHANDONG GOLD
  8. Zandi Shabalala, Justin George Varghese et Clara Denina, « Canada's Barrick Gold to buy Randgold for $6.5 billion », sur Reuters,
  9. Zone Bourse, « BARRICK GOLD CORPORATION : Actionnaires (principaux) », sur www.zonebourse.com (consulté le )
  10. Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher, Noir Canada, Pillage, corruption et criminalité en Afrique, Les Éditions Écosociété, Montréal, 2008.
  11. Communiqué, Écosociété menacée par une multinationale, Barrick Gold, 5 mai 2008, http://www.ecosociete.org/Communique%20ecosociete.pdf.
  12. Droit de parole, L'actualité, février 2020, p. 17. Dans Procès verbal, l'éditrice Valérie Lefebvre-Faucher retrace les détails de l'affaire.
  13. « Millonaria multa de San Juan a Barrick Gold por el derrame de cianuro en Veladero », La Voz, Argentina, 11 mars 2016

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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