Barnolt

Barnolt est le nom de scène de Pierre Auguste Fleuret aussi appelé Paul Fleuret ( à Paris[1] - à Bois-Colombes[2]), un ténor français d'opéra qui a surtout chanté à l'Opéra-Comique de Paris.

BarnoltPaul Fleuret
Nom de naissance Pierre Auguste Fleuret
Naissance
Paris,  Royaume de France
Décès (à 61 ans)
Bois-Colombes,  France
Activité principale Artiste lyrique
ténor
Lieux d'activité Opéra-Comique de Paris
Années d'activité 1870-1900
Formation Conservatoire de Paris

Biographie

Pierre Auguste Fleuret était le fils de Joseph François Fleuret et de Louise Hélène Barnault. Après une année d'études au Conservatoire de Paris, où parmi ses professeurs on trouve Charles Bataille, Barnolt fit ses débuts au théâtre des Folies-Marigny et se produisit aussi aux Fantaisies-Parisiennes (1866)) où il commença dans des rôles de « trial »[3].

Barnolt fit ses débuts à l'Opéra-Comique le comme Dandolo dans Zampa et devint l'un des « serviteurs les plus utiles et fidèles de l'Opéra-Comique »[4]. Il créa le rôle de Le Remendado lors de la première de Carmen et le repri à l'Opéra-Comique en 1883[5], en 1891 et 1898. Il interpréta ce rôle sur scène plus de six cents fois. Il était sur scène chantant Fréderic dans Mignon d'Ambroise Thomas la nuit où le feu détruisit la Salle Favart le [6].

À l'Opéra-Comique, il apparut sur scène dans les rôles d'Ali-Bajou (Le Caïd), Lillas Pastia (Carmen), Dickson (La Dame blanche), Bertrand (Le Déserteur), Thibaut (Les Dragons de Villars), Beppo (Fra Diavolo), Midas (Galathée), le Poète (Louise), Benetto (Le maître de chapelle), Fréderic (Mignon), Basilio (Les Noces de Figaro), Blaise (Le Nouveau seigneur de village), Cantarelli (Le Pré aux clercs) Guillaume (Richard Cœur-de-Lion), Scapin (La serva padrona) et Mouck (La Statue)[4],[6].

Ses dernières interprétations enregistrées datent de 1900[6], l'année de sa mort[7].

Pierre Auguste Fleuret se maria deux fois : le avec Léopoldine Adolphine Marie Flavie Ghys (1840-1872)[8], le avec Marie Joséphine Lagarde (1841-).

Rôles créés

Signature des auteurs et des interprètes de Carmen réunies le 30 janvier 1885 à l'occasion de la 200e représentation sur une page de sa partition par Rose Delaunay qui interprétait le rôle de Micaela et reproduites par la revue L'Art du théâtre en 1905. Dix années après la première, Célestine Galli-Marié, Esther Chevalier et Barnolt jouaient encore les rôles qu'ils avaient créés.

Parmi les trente premières à l'Opéra-Comique, on trouve:

Barnolt chanta aussi dans les premières à Paris de Werther (Schmidt) le , Falstaff (Bardolphe) en 1894 et La Bohème (Parpignol) en 1898[3].


Références

  1. « Visionneuse - Archives de Paris », sur archives.paris.fr (consulté le )
  2. « GAIA 9 : moteur de recherche », sur consultation.archives.hauts-de-seine.net (consulté le )
  3. Martin J. Nos artistes des théâtres et concerts. Paul Ollendorff, Paris, 1895.
  4. Soubies A, Malherbe C. Histoire de l'opéra-comique — La seconde salle Favart 1840–1887. Flammarion, Paris, 1893.
  5. Selon Soubies & Malherbe, il a chanté dans toutes les représentations de Carmen jusqu'à la centième dans la Salle Favart.
  6. Wolff S. Un demi-siècle d'Opéra-Comique (1900-1950). André Bonne, Paris, 1953.
  7. Stoullig E. Les Annales du Théâtre et de la Musique, 26e édition, 1900. Librairie Paul Ollendorff, Paris, 1901.
  8. « Visionneuse - Archives de Paris », sur archives.paris.fr (consulté le )
  9. Adrien Laroque, Acteurs et actrices de Paris, juillet 1899

Liens externes

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