Édouard d'York

Édouard d'York (vers 1373[1], Azincourt) est un noble anglais.

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Édouard d'York
Édouard de Norwich

Titres

Duc d'York

1er août 140225 octobre 1415
(13 ans, 2 mois et 24 jours)

Prédécesseur Edmond de Langley
Successeur Richard Plantagenêt

Comte de Cambridge

1er août 14021er mai 1414
(11 ans et 9 mois)

Prédécesseur Edmond de Langley
Successeur Richard de Conisburgh

Comte de Rutland

25 février 139025 octobre 1415
(25 ans et 8 mois)

Prédécesseur Création du titre
Successeur Richard Plantagenêt
Fonctions militaires
Faits d’armes Bataille d'Azincourt
Conflits Guerre de Cent Ans
Biographie
Dynastie Maison d'York
Naissance 1373
Kings Langley
Décès 25 octobre 1415
Azincourt
Père Edmond de Langley
Mère Isabelle de Castille
Conjoint Philippa de Mohun

Biographie

Famille

Il est le fils aîné d'Edmond de Langley, duc d'York, et d'Isabelle de Castille, fille du roi Pierre le Cruel[1].

L'appellation « de Norwich » (de Norwik) est probablement une déformation de « d'everwick », c'est-à-dire d'York[1].

Règne de Richard II

Édouard est adoubé au couronnement de son cousin Richard II le . En , il est admis à l'ordre de la Jarretière. Le , il reçoit le titre de comte de Rutland[1]. Le , il est nommé amiral de la flotte du Nord puis seul amiral en . En 1392, il entre au conseil du roi. Durant la campagne en Irlande de Richard II en 1394-1395, il porte le titre de comte de Cork[1].

Dans les années 1390, il est envoyé en tant qu'ambassadeur au Palatinat. Il détient également plusieurs postes privilégiés : il est connétable du château de Douvres, gouverneur des Cinq-Ports, gardien des îles anglo-normandes, connétable de la Tour de Londres, gardien de New Forest, connétable du château de Carisbrooke et gouverneur de l'île de Wight.

Le , à la suite de l'arrestation de Thomas de Woodstock, Édouard est nommé juge afin de préparer le procès des Lords Appellant. Édouard est accusé d'avoir fait assassiner Woodstock à Calais le . Le , il reçoit une partie des terres confisquées aux Lords Appellant. Le titre de duc d'Aumale est créé pour lui le . Le , il est nommé gardien des Marches. Le , il reçoit la garde d'Edmond Mortimer, encore mineur.

Le , Aumale préside le duel judiciaire entre Henri Bolingbroke et Thomas de Mowbray, qui se solde par l'exil des deux comtes sur ordre du roi. Le , il reçoit plusieurs terres à la mort de son oncle Jean de Gand, à la suite de la confiscation de ses terres par la couronne. Bolingbroke, fils aîné de Gand, est spolié de son héritage.

En , Aumale accompagne Richard lors de son expédition en Irlande. Bolingbroke débarque fin juin à Ravenspurn. Il reçoit le soutien de la plupart des nobles. Le roi rentre en catastrophe au pays de Galles mais peu de ses soldats sont prêts à se battre pour lui. Bien qu'il aît pu s'échapper, Richard entame des négociations avec Bolingbroke. Au même moment, Edmond de Langley, le père d'Aumale, qui avait été nommé régent du royaume par Richard, rallie Bolingbroke. Aumale se rallie finalement à son cousin Bolingbroke début août.

Règne d'Henri IV

Étant proche de Richard, Édouard n'est pas en faveur après l'usurpation d'Henri IV en . Il perd donc son titre de connétable le . Il est emprisonné au château de Windsor le et voit son titre de duc d'Aumale confisqué le . Il est cependant rapidement libéré et est confirmé dans ses charges de gouverneur des îles. Le , il entre au conseil d'Henri IV.

Selon certaines sources, il aurait participé à une conspiration contre le roi en , mais il aurait dénoncé ses comparses. Son rôle reste cependant controversé.

En , le roi nomme Édouard gardien du pays de Galles. Le , il le nomme lieutenant en Aquitaine. En , Édouard succède à son père en tant que comte de Cambridge et duc d'York. En , il est de retour en Angleterre et poursuit sa campagne en Galles contre Owain Glyndwr.

En , Édouard est accusé d'avoir tenté de libérer Edmond Mortimer pour le compte de Glyndwr et des opposants au roi Henri IV. Il nie au départ les charges mais admet finalement avoir eu connaissance de la conspiration. Il est emprisonné au château de Pevensey mais est finalement libéré en . Il retrouve ses terres le . En , il est à nouveau nommé connétable de la Tour de Londres et poursuit son service militaire en Galles.

Dans le conflit qui oppose Henri IV et son fils aîné Henri de Monmouth à partir de 1410 pour le contrôle du gouvernement, il semble qu'Édouard soit resté fidèle au roi. En , il accompagne Thomas de Lancastre lors de son expédition militaire en Aquitaine.

Règne d'Henri V et mort

Édouard retourne brièvement en Angleterre après la mort d'Henri IV en . Il part en en France afin de négocier un mariage entre le nouveau roi Henri V et Catherine de Valois, fille de Charles VI de France. Il rentre en Angleterre après l'échec des négociations et prépare activement la future campagne d'Henri V en France.

Quelques jours avant son départ pour la France, en , le roi découvre un complot visant à l'assassiner afin de mettre sur le trône Edmond Mortimer. Le frère cadet d'Édouard, Richard de Conisburgh, est impliqué dans cette conspiration et est exécuté. Édouard n'est pas inquiété et embarque avec Henri V le . Il participe au siège de Harfleur et combat à la bataille d'Azincourt, le , où il est tué. Alors qu'Henri V allait défendre son frère Humphrey, il est assailli par les Français. Édouard conduit une charge afin de le dégager, ce qui sauve la vie du roi mais lui coûte la sienne.

Le corps d'Édouard est rapatrié en Angleterre où il est enterré à Fotheringay.

Mariage et descendance

De manière étonnante, avant , il épouse Philippa de Mohun (1367 † 1431)[1], qui n'est pas héritière, ne possède pas de terres et n'a eu aucun enfant de ses deux précédents époux[1].

Héraldique

Il suit la modernisation de l'écu de France, faite par le roi Charles V de France et adoptée par le roi Henri IV d'Angleterre. Cette modernisation consiste à remplacer le semé de lys par trois fleurs de lys.

Notes et références

  1. Rosemary Horrox, « Edward, second duke of York (c.1373–1415) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004.

Voir aussi

Bibliographie

  • Généalogies des rois et des princes de Jean-Charles Volkmann Edit. Jean-Paul Gisserot (1998)

Liens externes

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