Tissu adipeux

Le tissu adipeux, masse grasse ou graisse corporelle, est un tissu conjonctif, ses cellules sont séparées par de la matrice extra-cellulaire. C'est en fait un tissu conjonctif contenant des cellules graisseuses, appelées « adipocytes ».

Pour les articles homonymes, voir Tissu et Tissu biologique.

Description

Article connexe : Indice de masse grasse.

Composition

Il existe plusieurs sortes de tissus adipeux et également plusieurs couleurs:

  • le tissu adipeux blanc
  • le tissu adipeux brun
  • le tissu adipeux beige ou brite[1],[2],[3],[4],[5] pour brown in white[6], qui est localisé au milieu du tissu adipeux blanc

Les cellules représentent la partie fonctionnelle spécifique du tissu (parenchyme). C'est un des plus grands réservoirs à énergie du corps humain. Il est constitué de graisse blanche et brune. Chez l'humain, le tissu adipeux est constitué à plus de 95 % de graisse blanche.

Le tissu adipeux contient également des préadipocytes, cellules souches adultes qui formeront des adipocytes en fonction de la balance énergétique, des conditions hormonales et de nutrition. D'autres types cellulaires sont présents : fibroblastes, macrophages, cellules sanguines et endothéliales ; cet ensemble de cellules constitue la fraction stroma-vasculaire du tissu adipeux (le stroma, au contraire du parenchyme, n'est pas spécifique du tissu).

Sur un sujet non obèse, le tissu adipeux est composé de 20 à 30 milliards d'adipocytes.

Chez la femme, le tissu adipeux blanc représente de 20 à 25 % de la masse totale tandis que chez l'homme, elle varie de 15 à 20 %[7].

On appelle cellulite un amas de graisse visible à la surface de la peau.

Apparition

Le tissu adipeux apparait chez le fœtus au deuxième trimestre de la grossesse au niveau des joues, du cou, des épaules et des reins[8].

Interactions

Le tissu adipeux sécrète de nombreuses hormones, les adipokines (leptine, TNF-alpha) et ces sécrétions semblent modulées par un répresseur de transcription, l'ICER[9]. Le tissu adipeux est aussi capable de transformer certaines hormones, en particulier des stéroïdes sexuels. Il est important de remarquer que la production adipocytaire est généralement dépendante du degré de développement du tissu adipeux, et donc qu’ils sont produits de manière inadéquate au cours de l’obésité.

Les individus sous-alimentés perdent une grande partie de leur graisse ainsi que de la masse musculaire, le corps utilisant ces tissus pour produire de l'énergie par catabolisme, ce qui permet aux fonctions vitales de rester actives (le système nerveux et les muscles du cœur, notamment).

IRM

La saturation des graisses (ou fatsat) est une technique permettant de supprimer le signal de la graisse en imagerie par résonance magnétique.
C'est une méthode qui utilise la légère différence de fréquence de résonance des protons des atomes d'hydrogène présents dans la graisse par rapport à ceux de la molécule d'eau. Cette différence est d'environ 220 Hz à 1,5 Tesla. On envoie donc une radiofréquence dirigée spécifiquement sur la fréquence de la graisse afin de la saturer avant de recueillir le signal de la coupe.

Plastron

Le plastron est un signe clinique découvert à la palpation de l'abdomen dans certaines pathologies infectieuses ou inflammatoires aigües (appendicite, péritonite, angiocholite) et correspondant à l'inflammation de la graisse épiploïque.

Notes et références

  1. Marta Giralt et Francesc Villarroya, « White, brown, beige/brite: different adipose cells for different functions? », Endocrinology, vol. 154, no 9, , p. 2992–3000 (ISSN 1945-7170, PMID 23782940, DOI 10.1210/en.2013-1403, lire en ligne)
  2. (en) Miroslava Cedikova, Michaela Kripnerová, Jana Dvorakova et Pavel Pitule, « Mitochondria in White, Brown, and Beige Adipocytes », Stem Cells International, vol. 2016, , p. 1–11 (ISSN 1687-966X, DOI 10.1155/2016/6067349, lire en ligne) :
    « These three types of adipose cells have many specific characteristics related to localization, cell composition (lipid droplet, mitochondria), function, pathways of homeostatic control, obesity related changes, and so forth »
  3. Anna Park, Won Kon Kim et Kwang-Hee Bae, « Distinction of white, beige and brown adipocytes derived from mesenchymal stem cells », World Journal of Stem Cells, vol. 6, no 1, , p. 33–42 (ISSN 1948-0210, PMID 24567786, PMCID PMC3927012, DOI 10.4252/wjsc.v6.i1.33, lire en ligne) :
    « In addition, beige/brite cells have a gene expression pattern distinct from that of either white or brown fat cells. »
  4. (en) Miroslava Cedikova, Michaela Kripnerová, Jana Dvorakova et Pavel Pitule, « Mitochondria in White, Brown, and Beige Adipocytes », Stem Cells International, vol. 2016, , p. 1–11 (ISSN 1687-966X, DOI 10.1155/2016/6067349, lire en ligne)
  5. (en) « Brun, blanc, beige : la couleur du gras et nouvelles perspectives thérapeutiques de l’obésité… », Annales d'Endocrinologie, vol. 73, , S2–S8 (ISSN 0003-4266, DOI 10.1016/S0003-4266(12)70009-4, lire en ligne)
  6. « Le recrutement et l’activation d’adipocytes bruns et/ou BRITE »
  7. Cours d'histologie Les tissus adipeux
  8. Claude M. Poissonnet, Marquisa LaVelle, Alphonse R. Burdi : Growth and development of adipose tissue. J Pediatr 1988 ; 113 : 1-9
  9. Hypothèse d'un dysfonctionnement sécrétoire du tissu adipeux dans l'obésité lire en ligne Article gratuit

Voir aussi

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