Tamarinier

Tamarindus indica

Tamarindus indica est une espèce d'arbres. Son nom commun plus courant est tamarinier[1]. Cette espèce appartient à la famille des Fabaceae et à la sous-famille des Caesalpinioideae selon la classification APG III. Il s'agit de la seule espèce actuellement acceptée du genre Tamarindus (genre monotypique).

Elle est originaire des régions tropicales sèches de l'Afrique de l'Est. Implantée il y a très longtemps en Asie du Sud, elle est depuis diffusée dans toutes les régions tropicales. Des spécimens ont été introduits au XVIe siècle en Amérique centrale ; l'espèce est désormais répandue au Mexique, au Honduras et au Guatemala.

À Madagascar, chez les Sakalava, le tamarinier est considéré comme un arbre sacré, le « Roi des arbres »[2].

Description

Le tamarinier est un arbre de dix à vingt mètres de haut à tronc plutôt court. À croissance lente, il a une longue durée de vie.

Son feuillage est persistant à feuilles alternes, paripennées (jusqu'à douze paires de folioles).

Ses fleurs jaunâtres en racèmes terminaux retombants apparaissent en mai et donnent, en octobre, des fruits constitués de grosses gousses contenant plusieurs graines entourées de pulpe fibreuse.

Culture

Le tamarinier est sensible au gel mais peut supporter de brèves températures proches de 0 °C, voire très légèrement négatives. On réserve donc sa culture aux régions tropicales (zone USDA 10a) ou plus chaudes.

Il peut supporter des sécheresses occasionnelles mais perd alors une partie de son feuillage.

Utilisation

Fruits sur l'arbre.
Tamarins, fruits du tamarinier.

Il est cultivé pour son fruit, le tamarin, parfois appelé « datte Indienne ». La pulpe comestible entourant les graines est à la fois acide et riche en sucre.

Cette pulpe additionnée de sucre est utilisée pour confectionner une boisson acidulée refresco de tamarindo en Amérique latine ou tamarinade aux Antilles et à La Réunion.

Utilisation culinaire

La pulpe est employée comme épice dans la cuisine Africaine, Indienne, d'Asie du Sud-Est et du Moyen-Orient. Elle donne une saveur aigre. Il est utilisé dans les currys, les plats de lentilles, avec des nouilles de riz, les chutneys doux, ou sert à parfumer le riz. C'est un ingrédient important de la Worcestershire sauce (inventée en Angleterre).

La pectine qu'il contient est utilisée dans la confiture industrielle. Le jus très acide (riche en acide tartrique) trouve un usage comparable au jus de citron.

Utilisation thérapeutique

Il peut être utilisé comme laxatif ou pour aider à la digestion[réf. nécessaire]. On peut aussi l'utiliser dans le traitement des bronchites. Il peut enfin soigner les maux de gorges (gargarisme), ou encore il entre dans la composition du gel gingival pour nourrissons[réf. nécessaire].

Différentes parties du tamarinier entrent dans les pharmacopées traditionnelles. Sous le nom de « pulpe de tamarin », il était un constituant du catholicum simple de la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle [3],[4]

Utilisations diverses

Le tamarin nettoie le cuivre. Il suffit de le saupoudrer d'une poignée de sel marin, de le mouiller et d'en frotter l'objet.

On tire de l'amidon des graines écrasées.

Le polysaccharide TS est extrait des graines et est utilisé dans des médicaments comme la Visine [5].

Littérature

« Pendant que le parfum des verts tamariniers,
Qui circule dans l'air, et m'enfle la narine
Se mêle dans mon âme au chant des mariniers. »

  • Le Grand Tamarinier de Joëlle Écormier est l'histoire d'un enfant en quête de sérénité, qu'il trouve auprès de son ami l'arbre (Joëlle Écormier, Le Grand Tamarinier, Azalées Éditions, Sainte-Marie, 2000, (ISBN 2-913158-20-X)).

Voir aussi

  • Tamarin est un nom vernaculaire ambigu désignant plusieurs espèces d'arbres.
  • Le tamaris, arbuste qui, du fait de son nom, est parfois confondu avec le tamarinier.

Notes et références

  1. Collectif (trad. Michel Beauvais, Marcel Guedj, Salem Issad), Histoire naturelle [« The Natural History Book »], Flammarion, , 650 p. (ISBN 978-2-0813-7859-9), Tamarinier page 173
  2. Les reliques royales à Madagascar de Marie-Pierre Ballarin p. 101.
  3. Yannick Romieux, De la hune au mortier, Éditions ACL, Nantes, 1986.
  4. [archive.bu.univ-nantes.fr/.../2ba64277-0fbc-4d92-8dde-84a9c4ea2800 Contexte sanitaire des navires appelant à la course]
  5. TSP (Tamarindus indica seed polysaccharide) Eye Drops, daily dose units, 1%, 0.5 mL, 20, Visine Professional Intensive Dry Eye Daily, July 2007 (Department of Health, Australie)

Références taxonomiques

Bibliographie

  • O. Eyog Matig, O. Ndoye, J. Kengue et A. Awono (dir.), « Tamarindus indica Linn. », in Les fruitiers forestiers comestibles du Cameroun, IPGRI, 2006, p. 70-72 [lire en ligne]

Liens externes

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