Moustapha Abou al-Yazid

Moustapha Abou al-Yazid ( - ), également connu sous le pseudonyme de Cheikh Saïd al-Masri (سعيد المصري : Saïd l'égyptien), est un islamiste égyptien, un ex-activiste du Djihad islamique égyptien et l'un des plus hauts responsables de la nébuleuse terroriste Al-Qaïda. Considéré par certains comme le n°3 de la mouvance terroriste[1], il était, depuis août 2007, le leader d'Al-Qaïda en Afghanistan selon un enregistrement vidéo diffusé par Al Jazeera. Il est ciblé à quatre reprises par des drones américains. Frappes qui ont provoqué la mort de 46 civils[2].

Moustapha Abou al-Yazid
Alias
Cheikh Saïd al-Masri
Naissance
Al-Sharqiya Égypte
Décès 21 mai ou
Nord-Waziristan Pakistan
Nationalité Égyptienne
Pays de résidence Afghanistan
Activité principale
Cadre d'Al-Qaïda
Autres activités

Compléments

Biographie

Selon Yasser al-Sirri, directeur de l'Observatoire islamique, basé à Londres, il naît en Égypte le dans la région d'Al-Sharqiya, dans le delta du Nil[3]. Il se tourne très tôt vers l'islam radical et participe à la fondation du Djihad islamique égyptien avec son compatriote Ayman al-Zawahiri, le no 2 et principal idéologue de la nébuleuse terroriste Al-Qaïda. À la suite de l'implication du Djihad islamique dans l'assassinat du président égyptien Anouar el-Sadate le , Masri est arrêté et écope d'une peine de trois ans de prison[4].

En 1988, Masri quitte l'Égypte pour l'Afghanistan. Il se rapproche d'Oussama Ben Laden et le suit au Soudan en 1991, puis une nouvelle fois en 1996 en Afghanistan. Il est alors chargé de la comptabilité des activités commerciales du chef d'Al-Qaïda[5].

Selon le FBI, Masri aurait contribué au financement des attentats du 11 septembre 2001 via Dubaï grâce à des comptes bancaires secrets ouverts dans le Golfe Arabo-Persique[6].

Mohammed Atta lui a transféré 26 000 dollars peu avant le déclenchement du .

En , un enregistrement vidéo diffusé par Al-Jazeera annonce sa promotion au rang de chef des opérations militaires d'Al-Qaïda en Afghanistan. À partir de cette époque, les services de renseignements américains l'ont considéré comme le no 3 de la nébuleuse terroriste. Toutefois, ce titre est réfuté par de nombreux spécialistes, dont certains estiment qu'il était en réalité attribué à Abu Yahya al-Libi, un ex-activiste du Groupe islamique combattant en Libye (GICL), évadé d'une prison de haute sécurité en Afghanistan en 2005 et devenu l'un des plus importants idéologues de la nébuleuse.

Spécialisé dans la finance et la logistique, Masri se rapproche des Talibans afghans et apprend le pachtoune[7].

Le , il apparaît dans une vidéo pour commémorer la mort du chef d'Al-Qaïda en Irak, l'Égyptien Abou Hamza Al-Mouhajer ainsi que celle du chef de l'État islamique d'Irak, Abu Abdullah al-Rashid al-Baghdadi.

Décès

Moustapha Abou al-Yazid est mort le 21 ou au Nord-Waziristan lors de l'attaque d'un drone de combat américain. Le , Al-Qaïda confirme son décès, précisant que plusieurs membres de sa famille ont péri dans l'attaque[8],[9].

Voir aussi

Références

  1. Kaboul salue la mort d'un chef d'Al-Qaïda Le Figaro, 1er juin 2010
  2. (en-GB) Spencer Ackerman, « 41 men targeted but 1,147 people killed: US drone strikes – the facts on the ground », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  3. Al-Qaïda annonce la mort de son numéro 3 et chef du réseau en Afghanistan, TV5 Monde, 1er juin 2010
  4. Le no 3 d'Al-Qaïda tué au Pakistan par un drone américain Nouvel Obs, 1er juin 2010
  5. >
  6. Mort du N°3 d'Al-Qaïda Paris Match, 1er juin 2010
  7. (en) Afghanistan head of al-Qaida 'killed in Pakistan drone strike' The Guardian.co.uk, 1er juin 2010
  8. Le Monde avec AFP, « Al-Qaida annonce la mort de son chef en Afghanistan », Le Monde, (lire en ligne).
  9. Le n°3 supposé d'al-Qaïda tué dans un raid US France 2, 1er juin 2010

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