La Genétouze (Vendée)

La Genétouze, dénommée « La Génétouze » avant , est une commune française située dans le département de la Vendée et la région des Pays de la Loire.

Ne pas confondre avec La Genétouze, commune de la Charente-Maritime.

Cet article possède un paronyme, voir La Geneytouse.

La Genétouze

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption dans le centre-ville.

Blason
Administration
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Intercommunalité Communauté de communes de Vie et Boulogne
Maire
Mandat
Guy Plissonneau
2020-2026
Code postal 85190
Code commune 85098
Démographie
Gentilé Genestosiens
Genétouziens
Population
municipale
1 956 hab. (2018 )
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 43′ 40″ nord, 1° 30′ 42″ ouest
Altitude 73 m
Min. 56 m
Max. 81 m
Superficie 13,30 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction La Roche-sur-Yon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Aizenay
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
La Genétouze
Géolocalisation sur la carte : Vendée
La Genétouze
Géolocalisation sur la carte : France
La Genétouze
Géolocalisation sur la carte : France
La Genétouze
Liens
Site web Site officiel

    Géographie

    La Genétouze se situe dans le centre de la Vendée en Pays de la Loire, dont la ville principale est la ville de Nantes. À 15 km de La Roche-sur-Yon, La Genétouze est proche de la ville principale de la Vendée (La Roche-sur-Yon). Son code postal est le 85190.

    Le territoire municipal de La Genétouze s’étend sur 1 330 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 73 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 56 et 81 mètres[1],[2].

    Représentations cartographiques de la commune
    Carte OpenStreetMap
    Carte topographique
    Carte avec les communes environnantes

    Urbanisme

    Typologie

    La Genétouze est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Roche-sur-Yon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[6],[7].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (93,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (79 %), zones urbanisées (9,8 %), prairies (7 %), zones agricoles hétérogènes (4,2 %)[8].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

    Histoire

    Terre durement marquée en 1793 par le général Turreau connu pour avoir organisé des massacres durant les trois guerres consécutives de Vendée, lui et ses hommes causent des massacres de dizaines de milliers de Vendéens et ravagent le pays. Il poursuivit ensuite une carrière de haut fonctionnaire, en devenant ambassadeur aux États-Unis par la guerre de Vendée.

    De nos jours La Genétouze est actuellement en plein développement, notamment avec la construction d'une boulangerie, d'un mini-marché, d'une bibliothèque et de nouveaux lotissements. Sa population a été multipliée par trois en vingt ans, pour atteindre 1 636 habitants.

    Cette commune tournée vers la nature offre de nombreux espaces verts et circuits de randonnée, permettant de découvrir l’histoire de La Genétouze : l’abbaye du Lieu-Dieu (XIIe siècle) ou la chapelle Sainte-Radégonde construite au milieu de la campagne.

    Toponymie

    Le toponyme La Genétouze a connu une évolution au fil des siècles[10],[11],[12] :

    • Genetoza au XIVe siècle ;
    • de Genestosa au XVIe siècle ;
    • Genestouza et La Genetouse au XVIIe siècle (Pouillé d’Alliot) ;
    • La Genétouze au XVIIIe siècle ;
    • La Genetouze sous la Révolution (1793) et sous le Consulat (1801) ;
    • La Génétouze au cours du XIXe siècle ;
    • La Genétouze depuis le .

    Le nom de la commune proviendrait du latin genista (« genêt » en français) et du suffixe -osa marquant l’abondance. Par décret du , à la suite d’une délibération du conseil municipal du , le nom de la commune change en « La Genétouze » (dénomination usuelle) à compter du [13]. Les habitants de la commune sont appelés les Genétouziens[10].

    En poitevin, la commune est appelée La Jhenétouse et ses habitants sont surnommés lés Jhenots[10].

    Héraldique

    Blasonnement :
    D'azur aux deux crosses d'argent passées en sautoir, cantonnées de quatre fleurs de lys d'or, au chef cousu de gueules chargé d'une mitre aussi d'argent accostée de deux léopards affrontés aussi d'or.

    Politique et administration

    Liste des maires

    Liste des maires successifs[14]
    Période Identité Étiquette Qualité
    1800 1808 André Roux    
    1808 1833 Pierre Arnaud    
    1833 1846 Joseph Arnaud    
    1846 1848 Pierre Traineau    
    1848 1852 Jean Genaudeau    
    1852 1865 François Arnaud    
    1865 1870 Louis Gautier    
    1870 1876 Jean Genaudeau    
    1876 1896 Auguste Arnaud    
    1896 1904 François Gauvrit    
    1904 1914 Louis Arnaud    
    1914 1919 François Gauvrit    
    1919 1947 Clément Arnaud    
    1947 1959 Joseph Aubret    
    1959 1975
    (décès)
    Pierre Bévin    
    1975 Roger Aubret[15]   Agent d’État
    Éliane Blé[16]   Retraitée du commerce
    En cours Guy Plissonneau[17] DVD Responsable d’une agence comptable
    Président de la communauté de communes de Vie-et-Boulogne (depuis 2017)
    Les données manquantes sont à compléter.

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[19].

    En 2018, la commune comptait 1 956 habitants[Note 3], en augmentation de 7,35 % par rapport à 2013 (Vendée : +3,74 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
    334412435435432469480488488
    1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
    530532525526573607617637645
    1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
    665665610600591572569554584
    1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018
    6197621 1251 3191 3931 4511 7021 8701 956
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[20].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,6 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

    La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

    • 51,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 25 %, 15 à 29 ans = 16 %, 30 à 44 ans = 22,2 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 15,8 %) ;
    • 48,4 % de femmes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 16,8 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 22,8 %, plus de 60 ans = 18 %).
    Pyramide des âges à La Genétouze en 2007 en pourcentage[21]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,2 
    90 ans ou +
    0,2 
    4,9 
    75 à 89 ans
    6,0 
    10,7 
    60 à 74 ans
    11,8 
    20,9 
    45 à 59 ans
    22,8 
    22,2 
    30 à 44 ans
    22,4 
    16,0 
    15 à 29 ans
    16,8 
    25,0 
    0 à 14 ans
    20,0 
    Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[22]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,4 
    90 ans ou +
    1,2 
    7,3 
    75 à 89 ans
    10,6 
    14,9 
    60 à 74 ans
    15,7 
    20,9 
    45 à 59 ans
    20,2 
    20,4 
    30 à 44 ans
    19,3 
    17,3 
    15 à 29 ans
    15,5 
    18,9 
    0 à 14 ans
    17,4 

    Monuments

    • Église Notre-Dame-de-l'Assomption, du XIXe siècle
    • Abbaye du Lieu-Dieu des moines de l'ordre de Saint-Norbert, du XIIe siècle
    • Chapelle Sainte-Radégonde, du XIIe siècle

    Identité visuelle

    Présenté lors des vœux du maire de , le logotype actuel remplace une identité visuelle mise en place en 1990[23],[24].

    Notes et références

    Notes

    1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. « Commune 21762 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
    2. « La Génétouze », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
    3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de La Roche-sur-Yon », sur insee.fr (consulté le ).
    7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    10. « Genétouze (La) », Le Quellec 2006, p. 160-161.
    11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    12. Eugène Aillery, Pouillé de l’évêché de Luçon, Fontenay-le-Comte, Robuchon, , 211 p. (notice BnF no FRBNF30006044, lire en ligne), p. 44-45.
    13. « Décret no 2017-149 du 7 février 2017 portant changement du nom de communes », Journal officiel de la République française, (lire en ligne).
    14. « Historique des maires » sur le site de la commune de La Genétouze [lire en ligne].
    15. « Roger Aubret revient sur plus de trente ans de mandat », Ouest-France, .
    16. « Éliane Blé, élue maire de la commune », Ouest-France, .
    17. « Guy Plissonneau et les adjoints, élus à l’unanimité », Ouest-France, .
    18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    21. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le )
    22. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 » [archive du ], sur insee.fr (consulté le ).
    23. « Conseil municipal : un nouveau logo est à l’étude », Ouest-France, .
    24. « Le nouveau logo dévoilé à l’occasion des vœux », Ouest-France, .

    Annexes

    Bibliographie

    • Jean-Loïc Le Quellec, Dictionnaire des noms de lieux de la Vendée, La Crèche, Geste Éditions, coll. « Geste Poche » (no 14), , 3e éd. (1re éd. 1995), 443 p. (ISBN 2-84561-263-X)

    Article connexe

    Lien externe

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