L'Argent de la vieille

L'Argent de la vieille (Lo scopone scientifico) est un film italien de Luigi Comencini sorti en 1972.

L'Argent de la vieille
Joseph Cotten et Alberto Sordi dans une scène du film
Titre original Lo scopone scientifico
Réalisation Luigi Comencini
Scénario Rodolfo Sonego
Acteurs principaux
Sociétés de production Dino De Laurentiis Cinematografica
C.I.C.
Produzione Cinematografiche Inter.Ma.Co.
Pays d’origine Italie
Genre Comédie dramatique
Durée 116 minutes
Sortie 1972


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Synopsis

Un chiffonnier et une femme de ménage d'un bidonville de Rome rêvent chaque année de faire fortune lorsque leur vieille amie milliardaire les invite à jouer à la Scopa.

Résumé détaillé

Une vieille milliardaire américaine (Bette Davis) sillonne le monde au gré de sa fantaisie et, dans chaque pays, elle se plaît à affronter les gens des bidonvilles dans de grandes parties de cartes pour prouver qu'elle est riche parce qu'elle est plus astucieuse.

En quelque sorte, sa fortune serait méritée. Son jeu préféré est la scopa, jeu de mémoire et de réflexion. Mais la donne est faussée, précisément parce qu'elle est très riche. Comme il s'agit d'un jeu d'argent et qu'à chaque fois elle double la mise, elle est certaine de pouvoir poursuivre indéfiniment, et donc de gagner de manière écrasante.

Peppino (Alberto Sordi) et Antonia (Silvana Mangano) sont de vieux amis de cette vieille dame car d'après ces deux personnages, ils ont l'air de la connaître depuis longtemps. Ils vont donc être ses adversaires, mais également serviteurs, amis, dans une interminable partie à épisodes où tout un bidonville de Rome se cotise pour défier la vieille.

Avec de multiples retournements de situation, les rapports amour-amitié entre la vieille et les deux pauvres, le film, loin d'être manichéen, livre une analyse très fine des rapports sociaux, affectifs et économiques.

Fiche technique

Distribution

Box-office

En France, le film se positionne au 15ème rang du box-office avec 28 759 entrées, loin derrière Les Aventures de Bernard et Bianca, un film d'animation de Walt Disney Productions sorti la même semaine, qui attire 516 696 entrées la première semaine d'exploitation. Le film cumul 365 292 entrées sur Paris et sa périphérie, contre plus de cinq millions deux cent mille sur toute la France pour Les Aventures de Bernard et Bianca.

Analyse

Peppino et la riche Américaine symbolisent l'affrontement entre le sous-développement et la puissance économique. Celui qui possède le capital donne un peu d'argent au prolétaire pour qu'il puisse participer, puis finit toujours par gagner grâce à ses ressources financières infinies. Lo scopone scientifico peut être vu comme une fable sur l'impérialisme économique américain et les méfaits d'un nouvel avatar du colonialisme qui s'attaque aux esprits de ceux qui en sont les victimes.[1]

La communauté du bidonville - situé sous la villa de la milliardaire - rêve, espère, vibre, soutient ses champions et les soutient même financièrement. Le film ne fait pas que dénoncer l'agressivité du riche, il dénonce également l'erreur du pauvre, "qui n'envisage comme unique réponse à sa misère que la tentative individuelle et fragmentaire d'arracher au possédant un peu de son avoir."[1]

Pour Comencini, la misère du chômeur, du marginal, ne peut avoir de solution que dans un bouleversement social qui le dépasse. Les conflits de classe ne se résolvent pas par des compromis, mais par des bouleversements radicaux. Cleopatra, la fille de Peppino et Antonia, l'a compris et agit de manière radicale, pour briser les illusions dans lesquelles vivent ses parents.[1].

Adaptation

Robert Thomas a adapté le scénario de Rodolfo Sonego au théâtre sous le titre Princesse Baraka. Cette comédie a été créée le 28 septembre 1981 au Théâtre des Arts - Hébertot dans une mise en scène de Jean-Luc Moreau, des décors de Arthur Aballain, des robes de Lanvin. La distribution comprenait : Alice Sapritch, Raymond Pellegrin, Marion Game, Philippe Vallauris, Jean-Renaud Garcia, Jean-Claude Martin, Bernard Brieux.

Références

  1. Jean Gili, Le Cinéma Italien, Editions La Martinière, p. 243-245

Liens externes

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