Georg von Boeselager

Le baron Georg von Bœselager né à Cassel, dans le royaume de Prusse le - mort à Łomża le , est un colonel de cavalerie allemand (Oberst der Kavallerie) au sein de l'armée de terre de la Wehrmacht, pendant la Seconde Guerre mondiale. Il était un opposant au régime national-socialiste.

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Georg von Boeselager
Naissance
Kassel, Royaume de Prusse
Décès  29 ans)
Łomża
Allégeance Troisième Reich
Arme Heer
Grade Oberst der Kavallerie
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne et glaives
Famille Philipp von Boeselager (frère)

Biographie

Il naît le près de Bonn, pendant la Première Guerre mondiale et les dernières années de l'Empire allemand. Il reçoit une éducation catholique. Il est le frère aîné de Philipp von Boeselager, futur officier et opposant à Hitler, comme lui. Il poursuit ses études au collège jésuite Aloisiuskolleg (en) (Saint-Louis-de-Gonzague) de Bonn. Il entre le au 15e régiment de cavalerie de Paderborn. Il est nommé lieutenant en 1936 et Oberleutnant en . Il gagne la croix de fer de 2e classe pour son courage pendant la campagne de Pologne. Il obtient la croix de fer de 1re classe pendant la bataille de France, le , en permettant la formation d'un pont au-dessus de la Seine. Il reçoit la croix de chevalier de la croix de fer, le . Il est nommé capitaine de cavalerie, le . Il est appelé sur le front russe.

En 1943, il est envoyé en Roumanie, alliée de l'Allemagne, pour former l'armée, avant d'être rappelé sur le front russe, sous le commandement du maréchal von Kluge.

Il faisait partie du groupe Tresckow, qui tenta à plusieurs reprises d'assassiner Hitler. Lui-même avait proposé de prendre la Tanière du loup d'assaut, mais l'idée fut abandonnée à cause des trop nombreuses victimes collatérales que cette action aurait entraînées.

Il fut tué le à la frontière de la Prusse-Orientale, au bord de la rivière Bug, lorsque sa voiture fut la cible d'un mortier ennemi, sans que sa participation au complot ne soit découverte.

Près de deux mois après sa mort, le , il fut décoré de la croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne et glaives. Seuls 154 soldats se sont vu remettre cette décoration. Il fut le 114e d'entre eux.

Décorations

Notes

  • Freiherr est un titre, traduit comme « baron », et non un prénom. La forme féminine de ce titre est Freifrau et Freiin.

Références

Citations

    Sources

    Bibliographie

    • (de) Walther-Peer Fellgiebel, Die Träger des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes, 1939-1945 : die Inhaber der höchsten Auszeichnung des Zweiten Weltkrieges aller Wehrmachtteile, Friedberg/H, Podzun-Pallas, (ISBN 3-7909-0284-5)
    • (en) Peter Hoffman (trad. Richard Barry), The History of the German Resistance, 1939-1945, Cambridge, MA, MIT Press, , « 31 », p. 276
    • (de) Scherzer, Veit (2007). Die Ritterkreuzträger 1939–1945 Die Inhaber des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939 von Heer, Luftwaffe, Kriegsmarine, Waffen-SS, Volkssturm sowie mit Deutschland verbündeter Streitkräfte nach den Unterlagen des Bundesarchives. Jena, Allemagne: Scherzers Miltaer-Verlag. (ISBN 978-3-938845-17-2).
    • (en) Fabian von Schlabrendorff et John J. McCloy (trad. Hilda Simon), The Secret War against Hitler, New York, Toronto, London, Pitman,
    • (en) Eberhard Zeller (trad. Oswald Wolff), The Flame of Freedom : The German Struggle against Hitler, Coral Gables, Florida, University of Miami Press,
    • (de) Helden der Wehrmacht : unsterbliche deutsche Soldaten, Munich, FZ-Verl, (ISBN 3-924309-53-1).

    Lien externe

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