Branko Crvenkovski

Branko Crvenkovski (en macédonien : Бранко Црвенковски), né le à Sarajevo, est un homme d'État macédonien membre de l'Union sociale-démocrate de Macédoine (SDSM).

Branko Crvenkovski
(mk)Бранко Црвенковски

Branko Crvenkovski, en 2008.
Fonctions
Président de l'Union sociale-démocrate de Macédoine

(4 ans et 9 jours)
Prédécesseur Zoran Zaev (intérim)
Radmila Šekerinska
Successeur Zoran Zaev

(13 ans et 22 jours)
Prédécesseur Création du parti
Successeur Vlado Bučkovski
Président de la République de Macédoine

(5 ans)
Élection
Président du gouvernement Radmila Šekerinska (intérim)
Hari Kostov
Radmila Šekerinska (intérim)
Vlado Bučkovski
Nikola Gruevski
Prédécesseur Ljupčo Jordanovski (intérim)
Boris Trajkovski
Successeur Gjorge Ivanov
Président du gouvernement de Macédoine

(1 an, 6 mois et 11 jours)
Président Boris Trajkovski
Ljupčo Jordanovski (intérim)
Gouvernement Crvenkovski III
Législature IVe
Coalition SDSM-DUI-LDP
Prédécesseur Ljubčo Georgievski
Successeur Radmila Šekerinska (intérim)
Hari Kostov

(6 ans, 2 mois et 25 jours)
Président Kiro Gligorov
Gouvernement Crvenkovski I et II
Législature Ire et IIe
Coalition SDSM-PDP
Prédécesseur Nikola Kljusev
Successeur Ljubčo Georgievski
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Sarajevo (Yougoslavie)
Nationalité macédonienne
Parti politique SDSM
Diplômé de Université Saints-Cyrille-et-Méthode de Skopje
Profession Ingénieur
Religion Christianisme orthodoxe

Présidents du gouvernement de Macédoine
Présidents de la République de Macédoine

Il prend la présidence de la SDSM en 1991, exerçant les fonctions de président du gouvernement de 1992 à 1998, puis à compter de 2002. En 2004, il est élu président de la République et se met alors en retrait du jeu politique. Il n'accomplit qu'un seul mandat de cinq ans et retrouve, en 2009, la direction de l'Union sociale-démocrate. Il met un terme à sa carrière politique en 2013.

Biographie

Formation

Né en République socialiste de Bosnie-Herzégovine, il suit des études de génie automatique à la faculté d'électro-technique de l'université Saints-Cyrille-et-Méthode de Skopje. Il en sort diplômé en 1986 et travaille ensuite pour l'entreprise Semos, à Skopje.

Très jeune président du gouvernement

Il se présente aux premières élections législatives libres, tenues en , en tant que candidat de la Ligue des communistes de Macédoine – Parti de la transformation démocratique (SKM-PDP). Le parti devient l'Union sociale-démocrate de Macédoine (SDSM) le et il prend la présidence à 28 ans.

Le , Branko Crvenkovski est nommé à 29 ans président du gouvernement de Macédoine par le président de la République Kiro Gligorov. Il forme alors un cabinet de coalition minoritaire avec le Parti pour la prospérité démocratique (PDP), qui représente les Albanais de Macédoine, l'alliance ne rassemblant que 48 députés sur 120.

Il conserve ses fonctions au cours des élections législatives de 1994, d'autant que l'opposition conservatrice en boycotte le second tour. L'Alliance pour la Macédoine, formée autour de la SDSM, remporte en effet 98 députés et assure la réélection de Gligorov avec plus de trois quarts des voix au premier tour. Il reconduit ensuite son alliance avec le PDP.

Quatre ans dans l'opposition

Les élections législatives de 1998 ne se déroulent pas selon le même scénario, puisque l'Union sociale-démocrate se contente de seulement 27 députés, tandis que le parti conservateur et nationaliste VMRO-DPMNE en totalise 49. Il cède donc le pouvoir le à Ljubčo Georgievski.

En 1999, la SDSM présente l'ancien président de l'Assemblée Tito Petkovski à l'élection présidentielle, mais celui-ci est battu au second tour, avec 47 % des voix, par le candidat conservateur Boris Trajkovski. Les sociaux-démocrates rejoignent deux ans plus tard le gouvernement d'union nationale que forme Georgievski en , en réaction à l'insurrection albanaise, Crvenkovski ne rejoignant pas lui-même le cabinet. La SDSM en sort au bout de six mois.

De nouveau au pouvoir

Dans la perspective des élections législatives du , il constitue la coalition « Ensemble pour la Macédoine » (ZMZ), qui réunit la SDSM, le Parti libéral-démocrate (LDP) et divers petits partis. Avec 41,6 % des voix, ZMZ reçoit 60 députés, dont 43 pour les sociaux-démocrates.

Le chef de l'État désigne alors Crvenkovski pour former le prochain cabinet le . Ce dernier parvient à constituer une coalition avec l'Union démocratique pour l'intégration (BDI/DUI), le principal parti de la minorité albanaise. Le , Branko Crvenkovski est investi à 40 ans président du gouvernement de Macédoine pour la troisième fois de sa vie, son gouvernement obtenant la confiance de l'Assemblée par 72 voix pour et 18 voix contre.

Avec une dizaine d'autres pays de l'Europe centrale et orientale, il annonce le que la Macédoine participera à la coalition militaire mise sur pied par les États-Unis dans l'objectif d'envahir l'Irak.

Une élection nette

Le , le président Trajkovski meurt dans l'accident de son avion en Bosnie-Herzégovine. Conformément à la Constitution, le président de l'Assemblée Ljupčo Jordanovski, social-démocrate, assume l'intérim. Il convoque une élection présidentielle anticipée en . La SDSM accorde alors son investiture au chef de l'exécutif.

Si seuls quatre candidats postulent, il a pour principal adversaire Saško Kedev, soutenu par la VMRO-DPMNE. Au soir du premier tour, le , il est en tête avec 42,5 % et devance Kedev de 76 200 voix. Il est facilement élu au second tour, deux semaines plus tard, avec 62,6 % des suffrages, soit une avance de 221 200 bulletins de vote.

Le , Branko Crvenkovski est investi président de la République, abandonnant en conséquence la présidence du gouvernement et celle de la SDSM.

Trois présidents du gouvernement

Crvenkovski et le président George W. Bush, entourés de Nikola Gruevski et Antonio Milošoski, en 2008.

Deux jours plus tard, il appelle le ministre de l'Intérieur Hari Kostov à former le nouveau gouvernement, sur recommandation de l'Union sociale-démocrate. Après que Kostov a remis sa démission le , le président de la SDSM et ministre de la Défense Vlado Bučkovski est chargé de constituer le nouvel exécutif.

Les élections législatives de marquent la défaite des sociaux-démocrates et le retour au pouvoir des conservateurs. Il demande donc le à Nikola Gruevski de nommer un nouveau cabinet. Celui-ci y parvient et entre en fonction le , ouvrant une nouvelle ère de cohabitation à la tête de l'État macédonien.

Le se tiennent les premières élections législatives anticipées depuis l'indépendance du pays en 1991. La VMRO-DPMNE en sort largement vainqueur au détriment de la SDSM, désormais présidée par Radmila Šekerinska. Gruevski est donc rappelé à la fin du mois pour constituer un nouveau gouvernement.

Dernier passage en politique

Il renonce alors à concourir pour un second mandat, comme la Constitution l'y autorise, et l'Union sociale-démocrate investit l'ancien ministre Ljubomir Frčkoski. Le scrutin, organisé en et , voit la très nette victoire du candidat indépendant soutenu par les conservateurs, Gjorge Ivanov.

Branko Crvenkovski lui cède ses fonctions le , devenant le premier chef de l'État macédonien depuis 1991 dont le successeur direct est issu d'une élection présidentielle. Il reprend, le , ses anciennes fonctions de président de la SDSM. Pour les élections législatives anticipées du , il choisit Šekerinska comme chef de file, mais cette dernière échoue à reprendre le pouvoir.

Il renonce donc à la présidence du parti le , au profit de son vice-président Zoran Zaev, et se retire de la vie politique.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • Portail de la politique
  • Portail de la Macédoine du Nord
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Partage dans les Mêmes. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.