Bernard Bosson

Bernard Bosson, né le à Annecy et mort le dans le 8e arrondissement de Lyon[1],[2], est un homme politique français.

Pour les articles homonymes, voir Bosson.

Bernard Bosson

Bernard Bosson en 2006.
Fonctions
Député français

(11 ans, 8 mois et 26 jours)
Élection
Réélection
Circonscription 2e de la Haute-Savoie
Législature Xe, XIe et XIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Pierre Hérisson
Successeur Lionel Tardy

(4 ans, 10 mois et 8 jours)
Élection
Réélection
Circonscription 2e de la Haute-Savoie
Législature IXe (Cinquième République)
Prédécesseur scrutin proportionnel
Successeur Pierre Hérisson
Maire d'Annecy

(23 ans, 9 mois et 22 jours)
Réélection

Prédécesseur André Fumex
Successeur Jean-Luc Rigaut
Ministre de l'Équipement, des Transports et du Tourisme

(2 ans, 1 mois et 11 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Balladur
Prédécesseur Jean-Louis Bianco (Équipement et Transports)
Jean-Michel Baylet (Tourisme, ministre délégué)
Successeur Bernard Pons
Conseiller régional de Rhône-Alpes

(6 ans et 20 jours)
Président Charles Béraudier (1986 - 1988)
Charles Millon (1988 - 1992)
Ministre délégué aux Affaires européennes

(1 an, 8 mois et 21 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Chirac II
Prédécesseur Catherine Lalumière (indirectement, secrétaire d'État)
Successeur Édith Cresson (ministre)
Secrétaire d'État chargé des Collectivités locales

(4 mois et 30 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Chirac II
Prédécesseur Marc Bécam (indirectement)
Successeur Yves Galland (ministre délégué)
Conseiller général de la Haute-Savoie
Élu dans le Canton d'Annecy-Centre

(9 ans, 6 mois et 19 jours)
Président Bernard Pellarin
Prédécesseur Charles Bosson
Successeur Jean-Louis Corajoud
Biographie
Nom de naissance Bernard Marie Antoine Bosson
Date de naissance
Lieu de naissance Annecy, Haute-Savoie (France)
Date de décès
Lieu de décès Centre Léon-Bérard, Lyon 8e (France)
Nationalité Français
Parti politique UDF
Profession Avocat

Membre de l'Union pour la démocratie française, il est maire d'Annecy de 1983 à 2007 et plusieurs fois député de Haute-Savoie et ministre.

Biographie

Origines et formation

Fils de Charles Bosson, maire d'Annecy, député et sénateur centriste, il est diplômé d'études supérieures en droit du travail et en droit public[3].

Carrière

Il exerce à partir de 1972 comme avocat[4].

Il entre en politique en 1977 comme conseiller municipal au côté d'André Fumex, alors maire d'Annecy qui a succédé à Charles Bosson en 1975 après la démission de celui-ci. Bernard Bosson devient maire d'Annecy en 1983, en obtenant 58 % des suffrages dès le premier tour.

Affilié à l'UDF-CDS, c'est sous ces couleurs qu'il participe aux élections législatives de 1986[4]. Il est élu à l'Assemblée nationale et entre au gouvernement Jacques Chirac (2) comme secrétaire d'État auprès ministre de l'Intérieur, chargé des collectivités locales. En 1986, après le remaniement du gouvernement, il devient ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes.

En 1989, il participe au courant des Rénovateurs[5].

En octobre 1991, il devient le secrétaire général du CDS, lors du congrès d'Angoulême, succédant à Jacques Barrot avec 780 voix (soit 85,2 %)[6]. En décembre 1994, alors ministre de l'Équipement dans le gouvernement Balladur, il autorise la fin de la tarification kilométrique et de la logique de péréquation tarifaire de la SNCF[7].

Il postule la même année à la présidence du mouvement mais perd face à François Bayrou, ministre de l'Éducation nationale et secrétaire général de l'UDF[8].

Bernard Bosson, au titre de secrétaire général du CDS, est mis en examen en 1997 pour « recel d'abus de biens sociaux et recels d'abus de confiance », puis en 1998, avec Pierre Méhaignerie (ancien président du mouvement) et Jacques Barrot, au sujet d'un financement occulte du parti[9]. Les trois anciens dirigeants font l'objet, en février 2000, d'une condamnation par le tribunal correctionnel de Paris[10] amnistiée par la loi no 95-884 du 3 août 1995 portant amnistie[11].

En 2001, il est réélu maire d'Annecy au deuxième tour avec moins de 50 % des voix.

À l'occasion de la présidentielle de 2002, il fait partie des 109 parlementaires UDF et DL appelant à voter Jacques Chirac[12].

En 2002, en tant que maire d'Annecy, il s'oppose à la tenue de l'université d'été du FN à l'Impérial Palace[13].

Le , un amendement à la loi sur le développement des territoires ruraux[14] permet de « mettre fin aux contraintes qu'engendre la superposition des deux lois, manifestement excessives, sources de complications juridiques et frein au développement pour les communes concernées ». Le maire d'Annecy s'oppose alors dans les médias locaux à ce projet, lance un site internet[15] et une pétition, et s'oppose ainsi frontalement à 8 maires riverains du lac d'Annecy, menés par Bernard Accoyer, maire (UMP) d'Annecy-le-Vieux, et président du groupe UMP de l'Assemblée nationale[16]. Cet acte isole désormais politiquement le maire d'Annecy (UDF) des autres acteurs politiques du bassin annécien appartenant à l'UMP.

Bernard Bosson défend, en juillet 2005, auprès du ministre des Sports Jean-François Lamour et du Comité national olympique et sportif français, la candidature d'Annecy comme ville organisatrice pour les Jeux olympiques d'hiver de 2014 (l'idée avait émergé en 2003), mais le projet est refusé, arguant une candidature prématurée[17].

Il soutient la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle de 2007, puis apporte son soutien à Nicolas Sarkozy au second tour. En désaccord avec la ligne de François Bayrou, il rejoint les rangs du Nouveau Centre[18] et c'est sous cette étiquette qu'il se présente aux législatives de 2007. Il est battu par Lionel Tardy[19], candidat divers droite soutenu par Pierre Hérisson, le sénateur-maire UMP de Sévrier[20]. Il annonce alors son retrait de la vie publique et politique[21], démissionnant de ses mandats de maire d'Annecy, de président du Conseil de la Communauté de l'agglomération d'Annecy et du centre hospitalier[22]. Le 21 juin 2011, il annonce se mettre au service de François Bayrou dans la perspective de l'élection présidentielle de 2012[23].

Le , il meurt à l'âge de 69 ans des suites d'une longue maladie[24].

Mandats locaux

Mandats nationaux

  • 02/04/1986 - 02/04/1986 : Député de la Haute-Savoie (scrutin proportionnel) (puis nommé Secrétaire d'État puis Ministre délégué au Gouvernement)
  • 23/06/1988 - 01/04/1993 : Député de la 2e circonscription de la Haute-Savoie
  • 02/04/1993 - 01/05/1993 : Député de la 2e circonscription de la Haute-Savoie (puis nommé Ministre au Gouvernement)
  • 25/09/1995 - 21/04/1997 : Député de la 2e circonscription de la Haute-Savoie
  • 01/06/1997 - 18/06/2002 : Député de la 2e circonscription de la Haute-Savoie
  • 19/06/2002 - 25/06/2007 : Député de la 2e circonscription de la Haute-Savoie (non réélu)

Fonctions gouvernementales et ministérielles

Notes et références

  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. ledauphine.com, « Décès de Bernard Bosson, ancien ministre, député et maire d'Annecy », 2017/05/17, , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  3. « Bernard Bosson », sur whoswho.fr.
  4. Fiche sur le Dictionnaire d'Amboise. Pays de Savoie, Editions Amboise, 1989, 2e édition, p.100.
  5. Patrick Roger, « Bernard Bosson, ancien ministre et maire d’Annecy, est mort », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
  6. Article « Nouvelle équipe », édition du Monde du .
  7. Décret portant approbation de la modification de l'article 14 du cahier des charges de la SNCF. (lire en ligne).
  8. Article de Gilles Paris, « Le congrès du Centre des démocrates sociaux MM. Bosson et Bayrou se sont disputé la présidence du CDS », édition du Monde du .
  9. Brève du Monde éditions du et du .
  10. Article de Philippe Broussard, « Les anciens dirigeants de l'ex-CDS condamnés à des peines de prison avec sursis », édition du Monde du 25 février 2000.
  11. « France. Condamnation des anciens dirigeants du C.D.S. dans l'affaire du financement occulte de leur parti », Universalis (consulté le ).
  12. Article de J-B de Montvallon, « 109 parlementaires UDF et DL appellent à voter pour M. Chirac dès le premier tour », édition du Monde du .
  13. Brève : « Le FN sans local pour son université d'été », édition du Monde le .
  14. Voir le Projet de loi relatif au développement des territoires ruraux sur le site du Sénat.
  15. Lac-Annecy-Bosson.
  16. Article de Gaëlle Dupont, "Bataille entre élus sur la protection des rives du lac d'Annecy ", édition du Monde du , voir aussi l'article de KC dans l'édition du Figaro .
  17. Brèves du Monde éditions du ,« L'associations Olympiquons-nous instigatrice du projet relance l'idée de candidature pour les Jeux olympiques d'hiver de 2018 ».
  18. Tribune de Jean-Pierre Abelin, Bernard Bosson, Charles de Courson, Stéphane Demilly, « Le pôle centriste du président marque son territoire », dans l'édition du Monde du .
  19. Bernard Bosson n'a recueilli que 44,45 % des suffrages au second tour de cette élection.
  20. « Article Annecy le dauphin résiste à l'assaut de l'UMP », édition du du Figaro.
  21. Le Monde du .
  22. Site du candidat aux législatives.
  23. " l'ancien ministre Bernard Bosson (UDF) qui se met au service de François Bayrou pour la présidentielle. " http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/bayrou-centristes-220611.html.
  24. « L'ancien maire d'Annecy Bernard Bosson est décédé », sur Le Dauphiné, .
  25. C'est Jean-Luc Rigaut (UDF), premier maire-adjoint depuis l'élection de 2001, qui lui a succédé le 15 janvier 2007.

Voir aussi

Article connexe

Liens externes

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