Bardylis Ier

Bardylis Ier (en grec ancien Βάρδυλις) est un roi d’Illyrie du IVe siècle av. J.-C. (385 à 356 av. J.-C.). Potentat, il règne sur les Enchéléiens, dans l’Albanie actuelle. On a pu constater qu'à une certaine période les Illyriens s'unissent autour d'un chef, mais sans grande continuité dynastique. Le dernier royaume d'Illyrie est fondé en -385 par le roi Bardylis, qui unifie le pays et prend pour capitale Shkodra.

Biographie

Charbonnier à l'origine, il devient chef d’une bande de voleurs avant d’être proclamé roi. En 383 av. J.-C., il envahit le royaume de Macédoine. Amyntas III fait alors appel à la Ligue chalcidienne pour le chasser. Les Chalcidiens veulent garder une partie du territoire affranchi, et Amyntas ne récupère son royaume que grâce à l’intervention de Sparte[1]. Il se lance dans une politique d'expansion et envahit la haute Macédoine, imposant le versement d'un tribut à son roi Amyntas III. En 385, il défait les rois Molosses d'Épire avec l'aide de Denys de Syracuse. En 360, le roi de Macédoine Perdiccas III est battu et tué avec 4 000 de ses hommes. Mais les années suivantes, Bardylis doit affronter le nouveau roi de Macédoine Philippe II et il est tué au combat. Ce royaume illyrien est définitivement conquis en 355 par Philippe II et intégré au royaume de Macédoine. La fille de Bardylis (mais peut-être de Bardylis II), Bircenna, devient l’une des épouses du roi d’Épire Pyrrhus.

Il défait et tue Perdiccas III, roi de Macédoine en 360. Philippe II de Macédoine, roi de Macédoine, pense que son royaume doit s'affranchir de la tutelle des royaumes voisins : les Péoniens et les Illyriens. Fort d’une armée qu’il a reformée, Philippe affronte et vainc les Péoniens qui menacent le nord de la Macédoine. Il attaque peu après le roi illyrien Bardylis, dont il est le gendre, mais dont il refuse d’être vassal : lors de la bataille, en 356, 7000 Illyriens trouvent la mort ; Philippe a la clavicule brisée ; Bardylis est tué en défendant son pays par les armées de Philippe II, à près de 90 ans, selon Lucien de Samosate[2]. Son fils Clitos lui succède.

Bibliographie

  • Pierre Cabanes, Les Illyriens, de Bardylis à Genthios, IVe au IIe siècle avant J.-C Regards sur l'Histoire) », Paris, 1988.
  • Émile Chambry, Émeline Marquis, Alain Billault et Dominique Goust (trad. Émile Chambry), Lucien de Samosate : Œuvres complètes, Paris, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1248 p. (ISBN 978-2-221-10902-1), « La Salle »
  • Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch. Delagrave, 1876, p.224

Notes et références

  1. Pierre Carlier, Démosthène, Paris, Fayard, , 384 p. (ISBN 978-2-213-64826-2, présentation en ligne)
  2. Lucien de Samosate 2015, p. 112.
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