Akram Khan

Akram Khan, né le dans le quartier de Wimbledon[réf. nécessaire] à Londres au Royaume-Uni, est un danseur et chorégraphe britannique de danse contemporaine mais aussi de kathak indien.

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Akram Khan
Akram Khan en 2010.
Naissance
Wimbledon, Londres au Royaume-Uni
Activité principale Chorégraphe et danseur
Style Danse contemporaine
Kathak
Lieux d'activité Londres
Années d'activité Depuis 1987
Collaborations Peter Brook, Sylvie Guillem, Sidi Larbi Cherkaoui, Juliette Binoche
Formation Université De Montfort
P.A.R.T.S.
Enseignement Anne Teresa De Keersmaeker

Œuvres principales

Le Mahabharata
Kaash
Zero Degrees
Sacred Monsters
IN-I

Biographie

Akram Khan est né dans une famille originaire du Bangladesh. Il monte très jeune sur les scènes de théâtre, puis fait une apparition remarquée avec le rôle d'Ekalavya dans Le Mahabharata de Peter Brook de 1987 à 1989[1],[2]. Il se tourne vers une carrière de danseur en intégrant l'université De Montfort à Leicester et la Northern School of Contemporary Dance de Chapeltown dans le Yorkshire de l'Ouest. Il étudie ensuite dans le cadre du projet X-Group aux P.A.R.T.S. fondés par Anne Teresa De Keersmaeker à Bruxelles[3],[4],.

En 2000, il fonde sa propre compagnie de danse à Londres, l'Akram Khan Company, et crée sa première chorégraphie notable, Rush[1]. Ces dernières années il est devenu un des réels chefs de file de la danse contemporaine britannique, notamment grâce à une danse excessivement énergique et spectaculaire, fusionnant la tradition du kathak indien, apprise dès l'âge de sept ans auprès de Sri Pratap Pawar, et la danse contemporaine occidentale[1],[5]. Sa reconnaissance internationale date de 2003-2004 avec l'acclamation de deux pièces majeures, Kaash et surtout Ma qui fit tourner sa compagnie dans le monde entier[6],[2].

En 2005, il crée et danse, avec le chorégraphe flamand Sidi Larbi Cherkaoui, le duo Zero Degree qui confirme le grand succès international des deux chorégraphes montants de la scène européenne[4],[7],[8]. L'année suivante, à la demande de Sylvie Guillem, il crée et danse avec la danseuse étoile Sacred Monsters[9]. En 2006, il compose une partie des chorégraphies de la tournée Showgirl de Kylie Minogue.

En 2008, en collaboration avec le Ballet national de Chine, il crée un nouveau spectacle Bahok qui s'est d'abord appelé Built to Destroy puis Bridge dont la première est donnée le à Pékin. La même année, il danse un duo avec Juliette Binoche qui marque la première apparition sur scène de l'actrice en tant que danseuse mais aussi chorégraphe, la pièce ayant été intégralement écrite à deux[10],[11]. Il écrit et interprète également sur scène un solo, Desh, consacré à la mémoire de son père, arrivé en apatride du Bangladesh à Londres[12].

Début , Akram Khan se blesse sérieusement au tendon d'Achille lors d'une répétition de Desh. Il doit annuler un grand nombre de représentations, se tenir éloigné de la scène pour plusieurs mois[13] et subir une opération[14]. Il se voit confier, par Danny Boyle, durant cette période l'organisation de la partie chorégraphique de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Londres[14].

En 2018, il crée un nouveau solo qu'il interprète, Xenos, consacré aux soldats indiens impliqués dans les combats sur les fronts européens de la Première Guerre mondiale. « C’est un voyage jusqu’à la vulnérabilité, la mienne et celle de ces soldats laissés anéantis sur le champ de bataille », explique-t-il. Tout en étant passionné par l'interprétation en solo, il indique après cette pièce y renoncer : « un solo, cela veut dire des tournées sans doublure. Or j'ai deux enfants de quatre à six ans, auprès desquels je veux être présent »[12]. En juillet 2019, il présente dans la cour d'honneur lors du 73e Festival d'Avignon Outwitting the Devil[15], une pièce pour six danseurs dans laquelle il revisite les mythes fondateurs de l'humanité à partir d'un texte, découvert en 2015, qui relate un nouvel épisode de l'épopée de Gilgamesh, roi d'Uruk[16].

Chorégraphies

Représentation de Vertical Road.

Filmographie

Prix et distinctions

Notes et références

  1. Panorama de la danse contemporaine. 90 chorégraphes, par Rosita Boisseau, Éditions Textuel, Paris, 2006, (ISBN 978-2-84597-188-2), p.308-309.
  2. (en) Akram Khan's Troupe Performs His 'ma' at Rose Theater dans The New York Times du 28 avril 2006.
  3. PARTS, la meilleure des histoires belges dans Le Figaro du 28 septembre 2010.
  4. Deux génies du geste se rencontrent par Frédérique Doyon dans Le Devoir du 7 octobre 2006.
  5. (en) Images of Light and Dark Connect East to West dans The New York Times du 18 octobre 2003.
  6. Terre et mère par Frédérique Doyon dans Le Devoir du 2006.
  7. (en) A World of Dancers, Stranded in a Transportation Limbo dans The New York Times du 25 avril 2008.
  8. (en) Humiliation and Death on a Fateful Journey dans The New York Times du 28 avril 2008.
  9. Des nuits monstres dans Libération du 21 juin 2007.
  10. (en) The Exquisite Agony of Love, With a Movie Star and a Choreographer dans The New York Times du 3 octobre 2008.
  11. (en) Actress and Dancer, Joined in Passion dans The New York Times du 17 septembre 2009.
  12. Ariane Bavelier, « Akram Khan, le goût du monde », Le Figaro, (lire en ligne)
  13. (en) Akram Khan Cancels Show Due to Injury par Roslyn Sulcas dans The New York Times du 5 janvier 2012.
  14. Akram Khan ouvre les JO dans L'Équipe suppl. Sport & Style du 28 juin 2012.
  15. Outwitting the Devil sur le site officiel du Festival d'Avignon
  16. Rosita Boisseau, « Festival d’Avignon : Akram Khan invoque les ombres de la Cour d’honneur », Le Monde, .
  17. En raison de la grave blessure au genou d'Israel Galván et de sa longue réhabilitation.

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