Werner Renfer

Werner Renfer, né le à Corgémont et décédé le à Saint-Imier, est un écrivain suisse. Poète, romancier, nouvelliste, chroniqueur et journaliste, il fut aussi un excellent ingénieur-agronome.

Biographie

Le jeune homme se destine à la carrière littéraire. Mais son père, paysan proche de sa terre, lui choisit contre son gré les études d'agronomie à l'École polytechnique fédérale de Zurich. Pourvu d'un diplôme d'ingénieur agronome, il refuse pourtant un poste alléchant à Rome pour devenir rédacteur du petit journal local de Saint-Imier, Le Jura bernois. Il collabore au Paysan jurassien. On découvre sa signature dans La Patrie suisse, Lectures du foyer, Reflets, la Revue transjurane. En 1933, il publie ses trois œuvres majeures, Hannebarde, La beauté du monde et La tentation de l'aventure.

Bibliographie

  • L’Aube dans les feuilles, Paris, Éditions parisiennes, 1923
  • Le Palmier, Saint-Raphaël, Éditions des Tablettes, 1924
  • Profils, La Chaux-de-Fonds, Fiedler, 1927
  • La Beauté du monde, Poitiers (Vienne), L’Action intellectuelle, 1933
  • Hannebarde, Paris, Au Sans pareil, 1933
  • La Tentation de l’aventure, Neuchâtel, Victor Attiger, 1933
  • Œuvres, éd. par Pierre-Olivier Walzer, Porrentruy, Société jurassienne d'émulation, 1958, 3 vol.
  • Le Dialogue ininterrompu, éd. par Hughes Richard, Porrentruy, Pré-Carré, coll. Jurassien n° 2, 1978
  • Hannebarde und gesammelte Erzählungen, trad. et postf. par Barbara Traber, Frauenfeld, Huber, coll. Reprint by Huber n°13, 1997
  • Frühzeitiger Herbst / Automne précoce, trad. de Christoph Ferber, postf. de B. Traber, Zurich, Limmat Verlag, 2012
  • In ogni dove, trad. d’Aurelio Buletti, préf. de Patrick Amstutz, Lugano, Alla chiara fonte, 2015 
  • Feuilles de l’aube. Œuvres complètes, vol.1 (1918-1925), éd. de Patrick Amstutz, Gollion / Paris, Infolio éditions, coll. Maison neuve, 2017
  • Entailles et profils. Œuvres complètes, vol.2 (1925-1928), éd. de Patrick Amstutz, Gollion / Paris, Infolio éditions, coll. Maison neuve, 2018

Extrait poétique

Vous, sentiers, je vous reconnais enfin !
La fougère est humide au fil de l'heure qui tombe,
l'urne ocre aux plis des monts est pleine de remembrance,
vous venez à moi, sentiers, dans la verdure étagée,
et le fier tombereau de ma vie s'emplit de rivières.

Vous, sentiers (de La Beauté du Monde)

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