Saint-Paul-en-Born

Saint-Paul-en-Born est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine). Elle appartient au Pays de Born.

Pour les articles homonymes, voir Saint-Paul et Born.

Saint-Paul-en-Born

L'église de Saint-Paul-en-Born.
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Mont-de-Marsan
Intercommunalité Communauté de communes de Mimizan
Maire
Mandat
Éliane Pujos
2020-2026
Code postal 40200
Code commune 40278
Démographie
Population
municipale
964 hab. (2018 )
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 13′ 31″ nord, 1° 09′ 05″ ouest
Altitude Min. 6 m
Max. 54 m
Superficie 43,53 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Mimizan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Côte d'Argent
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Saint-Paul-en-Born
Géolocalisation sur la carte : Landes
Saint-Paul-en-Born
Géolocalisation sur la carte : France
Saint-Paul-en-Born
Géolocalisation sur la carte : France
Saint-Paul-en-Born

    Géographie

    Localisation

    Commune située dans la forêt des Landes en pays de Born sur l'ex-route nationale 626 entre Mimizan et Sabres. Le Canteloup traverse la commune.

    Communes limitrophes

    Hydrographie

    Le ruisseau d'Escource, alimentant l'étang d'Aureilhan, marque une frontière naturelle avec les communes limitrophes de Saint-Paul-en-Born et d'Aureilhan.

    Le ruisseau de Canteloup passe par la commune.

    Climat

    Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[3].

    Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

    Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

    • Moyenne annuelle de température : 13,3 °C
    • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,9 j
    • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,6 j
    • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 13,5 °C
    • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 1 041 mm
    • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,8 j
    • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,2 j

    Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Pissos », sur la commune de Pissos, mise en service en 1951[8]et qui se trouve à 31 km à vol d'oiseau[9],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,4 °C et la hauteur de précipitations de 1 023,4 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Dax », sur la commune de Dax, mise en service en 1958 et à 58 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 13,8 °C pour la période 1971-2000[12], à 14,3 °C pour 1981-2010[13], puis à 14,5 °C pour 1991-2020[14].

    Urbanisme

    Typologie

    Saint-Paul-en-Born est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[15],[16],[17].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mimizan, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 5 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (91,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (94 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (50,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (41,2 %), zones agricoles hétérogènes (4,5 %), terres arables (2,5 %), zones urbanisées (1,4 %), eaux continentales[Note 6] (0,1 %)[20].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Histoire

    Emplacement de l'ancienne église (carte de Belleyme)

    La commune a connu une occupation humaine très ancienne. De nombreux silex taillés datant du Néolithique (4000 à 3000 ans avant notre ère), trouvés en différents points de la commune, attestent de cette occupation, principalement le long des cours d'eau. Une urne funéraire datant du premier âge du fer (600 av J-C.) a été retrouvée dans la commune, au lieu-dit Loubeyres. Cette urne ou vase ossuaire contenait des ossements incinérés et un petit vase accessoire parfaitement conservé (visible au musée de Mimizan)[21].

    Dans l'Antiquité, le relais routier de Segosa se situait à l'emplacement du lieu-dit Saint-Paul-le-Vieux le long de la voie romaine littorale[22].

    En 1225, le roi d’Angleterre concéda la construction d’une motte castrale, dont les vestiges, appelés Tuc de Houns, sont situés en bordure de l’étang d’Aureilhan[23].

    Un hôpital aurait existé sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, au hameau du Lech, où se trouvait également la chapelle Sainte-Madeleine, appartenant à la chevalerie de Malte[23].

    L'ancienne église de Saint-Paul-de-Frontignac, à l'écart du site de Segosa, est transférée à Saint-Paul-en-Born au cours du XVIIe siècle pour cause d'inondations répétées. Le 28 septembre 1678, une ordonnance de l'archevêque de Bordeaux entérine cette décision. La cartographie du XVIIIe siècle indique toujours « où était l'ancienne église »[24].

    Politique et administration

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1803 1806 Joseph Raba    
    1871 1884 Martin Dupuyau    
    1884 1896 Arnaud Serris    
    1896 1900 Dominique Félix Dudon    
    1900 1907 Jean Dartigues    
    1907 1907 Camille Serris
    fait fonction de maire
       
    1907 1908 Félix Dudon    
    1908 1921 Camille Serris    
    1921 1935 Simon Léon Dartigues    
    1935 1945 Jean Laviolle[25]    
    1945 1965 Jean Baptiste Pons    
    1965 1977 Jean Boucau    
    1977 2014 Jacques Lamothe PS Pisciculteur retraité
    2014 2020 Didier Trouvé DVG Apiculteur
    2020 En cours Éliane Pujos    

    Politique environnementale

    Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune[26].

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[28].

    En 2018, la commune comptait 964 habitants[Note 7], en augmentation de 10,42 % par rapport à 2013 (Landes : +3,31 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    426400348592737752772800840
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    856901993980962948968972975
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    950930895735708632592521507
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    455433477460597602666817940
    2018 - - - - - - - -
    964--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Lieux et monuments

    Patrimoine civil
    • Tuc de Houns, vestige d'une motte castrale du XIe siècle
    • Maison de l'hospital : elle est la plus ancienne maison de la commune. Située jadis dans l'enclos du cimetière, elle est de nos jours à l'extérieur de l'église, au niveau de son chevet. Elle est restaurée en 1980. D'une architecture typique de la région, avec une ossature en chêne et un appareillage en brique, elle est ainsi nommée car elle accueillait autrefois les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle ou ceux se rendant à la fontaine Saint-Clair[31].
    Patrimoine religieux
    • Église de Saint-Paul-en-Born
    • Fontaine Saint-Clair, réputée pouvoir guérir les maux des yeux. Elle est située à un kilomètre du bourg de Saint-Paul-en-Born et à quelques centaines de mètres du site de Segosa, village gallo-romain, et de Saint-Paul-le-Vieux, ancien bourg du village. Cette fontaine, comme son nom l'indique, est dédiée à saint Clair, dont on célèbre la fête le 1er juin. Autrefois, la dévotion à saint Clair était grande et on venait de loin pour solliciter des faveurs auprès de la statue de bois et de la source qui lui est dédiée. On venait dans l'espoir de soulager les maladies des yeux le dernier dimanche du mois de mai. Comme toutes les réunions religieuses de la Haute Lande, la fête de la saint Clair a évolué en assemblade[Note 8], mot local qui désigne une foire réunissant maquignons, pèlerins, forains, bergers et leurs troupeaux sur un lieu de dévotion. Cet univers a peu à peu disparu avec le temps, restent de nos jours des traces de foi populaire. La fontaine saint Clair est tombée peu à peu en désuétude. Son environnement a été radicalement modifié par le passage de la tempête Klaus en janvier 2009. Elle est rénovée en 2010 par des bénévoles de la commune[32].

    Galerie

    Notes et références

    Notes et cartes

    • Notes
    1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
    3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
    4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
    7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
    8. Une assemblade est une foire typique des Landes de Gascogne mêlant marchands, commerçants, forains et visiteurs en pèlerinage sur un lieu de dévotion
    • Cartes
    1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

    Références

    1. Carte IGN sous Géoportail
    2. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
    3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
    4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
    5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
    6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
    7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
    8. « Station Météo-France Pissos - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
    9. « Orthodromie entre Saint-Paul-en-Born et Pissos », sur fr.distance.to (consulté le ).
    10. « Station Météo-France Pissos - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
    11. « Orthodromie entre Saint-Paul-en-Born et Dax », sur fr.distance.to (consulté le ).
    12. « Station météorologique de Dax - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    13. « Station météorologique de Dax - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    14. « Station météorologique de Dax - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    21. Tuc de la vieille église, panneau de présentation réalisé par la Communauté de communes de Mimizan, consulté sur site le 13 juillet 2019
    22. Association Barataria, « Saint-Paul- le-Vieux : aux origines des Hommes du Lac d’Aureilhan », (livret illustré de 24 p.), sur calameo.com (consulté le ).
    23. Paroisse Saint-Joseph du Born, annuaire paroissial 2008
    24. Information Musée de Mimizan
    25. Recueil Contribution à l’histoire de Saint-Paul-en-Born de Jean Lafitte
    26. Site des villes et villages fleuris, consulté le 15 janvier 2021.
    27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    31. Fascicule Saint-Paul-en-Born a eu trois édifices religieux en service pendant plusieurs siècles
    32. Fontaine saint Clair, panneau de présentation consulté sur site en juillet 2015

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Étape précédente
    Pontenx-les-Forges
    Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

    Voie de Soulac
    Étape suivante
    Aureilhan
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