Pierre-Amédée Zédé

Pierre-Amédée Zédé (Périgueux, -Paris, ), est un ingénieur militaire français, père d'Émile et de Gustave.

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Biographie

Il entre à l'École polytechnique en et choisit le génie maritime. Il devient alors élève à l’École d'application d'Anvers (), sert dans ce port avant d'être nommé, en , à la Grande Armée comme lieutenant au 2e bataillon d'ouvriers de marine. Il participe alors aux batailles de Lutzen, de Bautzen, de Dresde et de Leipzig puis passe à la garnison de Torgau où il se fait remarquer lors du siège de la ville mais est fait prisonnier au moment de la capitulation ().

Ingénieur à Lorient () puis à Brest (), sous-ingénieur de 2e classe (), il embarque sur la Flore (1817) dans la division expédiée pour la reprise de possession de la Guyane.

En 1821, il est chargé de l'exploitation des forêts de Corse. Sous-ingénieur de 1re classe (), il devient directeur des forêts en Avignon puis sous-directeur du Service forestier de la vallée de la Seine (1824).

A la fin de l'année 1827, il est chargé de constituer au Musée du Louvre un musée de la Marine et en reçoit la conservation. Zédé effectue alors de nombreuses missions dans les ports pour y recueillir des maquettes anciennes. Au printemps 1830, il voyage en Angleterre avec mission d'y affréter des bâtiments à vapeur destinés à l'expédition d'Alger.

Il accompagne ensuite, après les journées de juillet, Charles X à Cherbourg et est promu ingénieur de 2e classe en septembre. Il entre en au Conseil des travaux. Maître des requêtes au Conseil d’État, capitaine de la garde nationale de Paris, il participe à la répression de l'insurrection de juin 1832 puis, en 1834, est chargé de la préparation d'un projet de règlement sur la navigation à vapeur et ainsi accomplit de nombreuses missions dans les ports.

Ingénieur de 1re classe (), secrétaire du Conseil des travaux, il quitte en la Marine pour devenir préfet de l'Eure puis de l'Aube () et de la Loire (janvier-). Il réintègre alors la Marine comme directeur des ports mais, malade, doit quitter ces fonctions en .

Directeur des constructions navales à Cherbourg (), membre du Conseil d'amirauté (décembre), il prend sa retraite en .

Distinctions

  • Chevalier (), officier () puis commandeur de la Légion d'Honneur ()[1].

Notes et références

Annexes

Bibliographie

  • P. Levot, A. Doneaud, Les gloires maritimes de la France. Notices biographiques sur les plus célèbres marins, Arthus Bertrand éditeur, Paris, 1866, p. 558-559 (lire en ligne)
  • Étienne Taillemite, Dictionnaire des marins français, Tallandier, 2002, p. 540

Liens externes

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