Mantella aurantiaca

Mantella aurantiaca est une espèce d'amphibiens de la famille des Mantellidae[1].

Mantella aurantiaca
Classification selon ASW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Amphibia
Sous-classe Lissamphibia
Super-ordre Salientia
Ordre Anura
Sous-ordre Neobatrachia
Famille Mantellidae
Sous-famille Mantellinae
Genre Mantella

Espèce

Mantella aurantiaca
Mocquard, 1900

Synonymes

  • Mantella aurantiaca rubra Staniszewski, 1996

Statut de conservation UICN


CR B2ab(iii,v) :
En danger critique d'extinction

Statut CITES

Annexe II , Rév. du 19/07/2000

Répartition

Cette espèce est endémique de Madagascar. Son aire de répartition est restreinte aux environs d'Andasibe. Elle est présente entre 920 et 960 m d'altitude[1],[2].

Description

Mantella aurantiaca (Moramanga, Madagascar)

Mantella aurantiaca mesure en général de 19 à 24 mm[3] ; les femelles sont plus grandes que les mâles et peuvent atteindre 31 mm. Chez l'adulte, la coloration générale est uniformément jaune-orangé ou rouge-orangé ; par ailleurs la finesse de sa peau lui donne une relative transparence. Les seules motifs visibles sont des taches rouges sur la face interne des membres postérieurs (Glaw et Vences 2006). La finesse de la peau du ventre permet d'apercevoir certains organes. Chez le juvénile, la coloration est vert olive avec des taches sombres sur le dos et des barres transversales sur les membres postérieurs.

Mantella aurantiaca Zoologique de Paris

Écologie

Cette espèce de grenouille est principallement terrestre forestière et rejoint les mares pour la reproduction. Entre 50 et 200 œufs peuvent être pondu à chaque ponte, environ 75 % sont fertiles, la fécondation est externe. La reproduction a lieu d'octobre à février[4].

Les grenouilles adultes se nourrissent de petits insectes, comme des mouches et des collemboles dans leur milieu naturel, tout en restant généraliste dans leur choix de proies[5]... (Elles peuvent également consommer des criquets, au moins en captivité).

Publication originale

  • Mocquard, 1900 : Nouvelle contribution à la faune herpétologique de Madagascar. Bulletin de la Société Philomathique de Paris, sér. 9, vol. 2, p. 93-111 (texte intégral).

Statut de conservation

L'Union internationale pour la conservation de la nature a classé Mantella aurantiaca parmi les espèces en danger critique d'extinction. L'aire de répartition de cette espèce endémique de Madagascar est très restreinte : limitée au District de Moramanga dans les Hautes-terres. Le marais de Torotorofotsy (classé par la Convention de Ramsar comme zone humide d'importance internationale), la forêt de Mangabe, et la forêt d’Andriambondro Ambakoana sont les réservoirs où sont présentes les plus fortes densité de sa population. La zone de Torotorofotsy, entre autres, subit les conséquences de l'exploitation minière de Ambatovy[4].

Trafic

Cette espèce a été exportée pour alimenter le commerce terrariophile entre les années 1980-90 et 2002. En Europe, depuis 2006, l'importation de spécimens sauvages est désormais interdite. Toutefois il persiste un commerce illégal d'animaux sauvages malgré le faible revenu que cela procure aux braconniers malgaches et les pertes importantes enregistrées durant le transport de ces animaux.

Protection

En 2012, un programme de sauvegarde ex-situ a été mis en place par l'association « Mitsinjo », grâce en partie au financement de la société qui gère la mine. 162 individus ont été capturés dans 38 marais de ponte puis élevés dans le centre «Toby Sahona». Les marais situés sur la zone où allait avoir lieu l'exploitation minière ont été vidés de leur population de Mantella aurantiaca. En 2017, plus de 1 500 têtards ont été relâchées dans la nature[4].

Liens externes

Notes et références

  1. Amphibian Species of the World, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  2. UICN, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  3. AmphibiaWeb, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  4. Rivonala Razafison, « Le repeuplement de Mantella aurantiaca à Madagascar est un cas d’école à dupliquer », sur fr.mongabay.com,
  5. (en) Cindy Woodhead et al., « Specialist or generalist? Feeding ecology of the Malagasy poison frog Mantella aurantiaca », Herpetological journal, no 17(4), (lire en ligne)
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