Maël-Pestivien

Maël-Pestivien [mɛl pɛstivjɛ̃] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Maël-Pestivien

L'église Saint-Laurent.
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Joseph Bernard
2020-2026
Code postal 22160
Code commune 22138
Démographie
Population
municipale
366 hab. (2018 )
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 43″ nord, 3° 17′ 44″ ouest
Altitude 273 m
Min. 223 m
Max. 302 m
Superficie 31,29 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Callac
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
Maël-Pestivien
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Maël-Pestivien
Géolocalisation sur la carte : France
Maël-Pestivien
Géolocalisation sur la carte : France
Maël-Pestivien

    Géographie

    La paroisse fait partie du territoire breton traditionnel du pays Fañch.

    Climat

    Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

    Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

    Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

    • Moyenne annuelle de température : 10,8 °C
    • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,3 j
    • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,1 j
    • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 12,1 °C
    • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 1 099 mm
    • Nombre de jours de précipitation en janvier : 16,7 j
    • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,7 j

    Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Kerpert », sur la commune de Kerpert, mise en service en 1987[7] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 10,7 °C et la hauteur de précipitations de 1 130,6 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Saint-Brieuc », sur la commune de Trémuson, mise en service en 1985 et à 36 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,2 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,4 °C pour 1991-2020[13].

    Urbanisme

    Typologie

    Maël-Pestivien est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[14],[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (48,3 %), prairies (29,6 %), terres arables (15,5 %), forêts (5,7 %), zones urbanisées (0,8 %)[19].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Mael en 1160, Mel en 1433, Mael en 1444, 1535 et en 1536[21], Mael Pestivien en 1591, Mahel-Pistien en 1630[22], Maël-Pestivien dès 1790[21].

    Maël-Pestivien vient de Maël (saint breton)[21].

    Pestivien : nom provenant de Penn-stivien , de penn (bout) et de stivien (sources), le « bout des sources »[23]. Ce nom, issu de l'ancien nom de la commune voisine Bulat-Pestivien, a été ajouté pour différencier Maël-Pestivien de Maël-Carhaix, proche de Carhaix.

    Histoire

    La Première Guerre Mondiale

    Le Monument aux Morts porte les noms des 80 soldats Morts pour la France.[24]

    La Seconde Guerre mondiale

    22 soldats sont Morts pour la France.

    Le , un parachutage d'armes au profit des résistants FTP la compagnie Tito eut lieu à Maël-Pestivien[25].

    Le , les SS, appuyés par la Milice bretonne du Bezen Perrot, raflent une vingtaine d’hommes à Maël-Pestivien, dont le maire[26].

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1805 1832 Jean Le Graet    
    1832 1851 Louis Le Courtois    
    1851 1868 Louis Guillaume    
    1868 1911 Pierre Philippe    
    1912 après 1912 Joseph Guillaume    
    1919 après 1919 François Guégan    
             
    mars 1959 mars 1989 Lucien Le Verge PCF Conseiller général du canton de Callac (1958-1964)
    mars 1989 mars 2001 Henri Hernin DVG Enseignant
    mars 2001 en cours Joseph Bernard PCF Agriculteur
    Les données manquantes sont à compléter.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[28].

    En 2018, la commune comptait 366 habitants[Note 6], en diminution de 8,73 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,42 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 1681 2041 3611 3291 5951 5071 5031 6081 491
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 4061 4321 4621 5011 5931 5731 6321 6131 551
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 6071 6921 7411 6371 5181 4331 3551 1451 013
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
    917800650567514449414409403
    2013 2018 - - - - - - -
    401366-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
    Histogramme de l'évolution démographique
    Dolmen de Roc'h Du

    Lieux et monuments

    • L'église Saint-Laurent (XIe siècle). Elle possède une tour de 1875. Voir aussi : Vitrail aux apôtres
    • Dolmen de Roc'h Du, appelé aussi dolmen de Roch Toul ou dolmen de Kerroland, classé au titre des monuments historiques en 1969[31],[32] et à peu de distance la Stèle protohistorique de Maël-Pestivien classée en 1964[33] qui n'est pas un menhir.
    • La Chaire des Druides : pierre comportant des dépressions naturelles dans laquelle la tradition populaire a voulu voir une pierre de sacrifice.
    • Men-Sul : pierre probablement naturelle mentionnée en 1853 par A.-L. Harmois comme menhir[34] qui selon la tradition populaire danse aux douze coups de midi lors des solstices.

    Personnalités liées à la commune

    • Le père de l'écrivain Auguste de Villiers de L'Isle-Adam était originaire de Maël-Pestivien. Il habitait le manoir de Kérohou où il était né en 1802. Personnage fantasque, il passa une partie de sa vie à chercher d'hypothétiques trésors enfouis.
    • La journaliste Inès Léraud, installée sur la commune depuis 2015, consacre une série de reportages au Centre-Bretagne, dans la série « Journal breton» diffusée sur France Culture [35],[36].

    Notes et références

    Notes

    1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
    3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
    4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
    5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
    2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
    3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
    4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
    5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
    6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
    7. « Station Météo-France Kerpert - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
    8. « Orthodromie entre Maël-Pestivien et Kerpert », sur fr.distance.to (consulté le ).
    9. « Station Météo-France Kerpert - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
    10. « Orthodromie entre Maël-Pestivien et Trémuson », sur fr.distance.to (consulté le ).
    11. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    12. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    13. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    15. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    21. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Maël-Pestivien ».
    22. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis ».
    23. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 60, Editions Jean-paul Gisserot, ISBN 2877474828 » (consulté le ).
    24. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=22138&pays=France&dpt=22&idsource=35509&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
    25. Jean-Jacques Monnier, "Résistance et conscience bretonne", Yoran Embanner, Fouesnant, 2007, [ (ISBN 978-2-916579-09-2)]
    26. https://www.ouest-france.fr/bretagne/mael-pestivien-22160/une-plaque-commemorative-de-la-rafle-du-16-mai-1944-1878341
    27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    31. Notice no PA00089319, base Mérimée, ministère français de la Culture.
    32. Notice no PA00089321, base Mérimée, ministère français de la Culture.
    33. Notice no PA00089320, base Mérimée, ministère français de la Culture.
    34. Loïc Langouët, Les mégalithes de l'arrondissement de Guingamp, Institut Culturel de Bretagne, , 92 p. (ISBN 9782868221018), p. 48.
    35. « Journal breton, saison 1 », sur franceculture.fr, .
    36. « Journal breton, saison 2 », sur France Culture (consulté le ).

    Voir aussi

    Liens externes

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