Louis-Clémentin Bruyerre

Louis-Clémentin Bruyerre (1831-1887) est un architecte français des monuments historiques.

Louis-Clémentin Bruyerre
Présentation
Naissance
Paris
Décès (à 56 ans)
Nationalité France
Activités Inspecteur général des monuments historiques
Formation École des beaux-arts de Paris
Œuvre
Réalisations relève du Palais des Tuileries
cathédrale Saint-Front de Périgueux
nombreuses églises
Distinctions chevalier de la légion d'honneur
Publications Notice historique sur le palais des Tuileries

Biographie

Louis-Clémentin Bruyerre est le fils de Louis Joseph Bruyerre, menuisier, et de Laurentine Renelle Josephe Delforge.

Louis-Clémentin Bruyerre entre à l'École des Beaux-arts de Paris le [1],[2] où il est l'élève de Pierre-Joseph Garrez[3],[4]. Il a fait un voyage à Palerme en 1852[5]. En 1853 il entre dans l'atelier de Rupricht-Robert[1]. Il est sorti élève de 1re classe et médailliste de l'École des beaux-arts le .

Il expose aux salons de 1861, 1875 et obtient une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1878.

Il est inspecteur de 4e classe aux grands travaux des Tuileries le , puis inspecteur de 3e classe en 1863, puis inspecteur de 1er classe sur les mêmes travaux le .

Le il est rattaché à la Commission des monuments historiques[1]. À partir de cette date il a été chargé de la restauration de différents monuments dans les départements du Puy-de-Dôme, de la Haute-Loire, du Cantal, de l'Aveyron et de la Lozère.

Il est capitaine commandant la 1re compagnie de génie auxiliaire attachée au corps d'armée du général Ducrot pendant le siège de Paris et à participer aux combats de Champigny, du plateau d'Avron, de Drancy, de Bourg et de Buzency du au .

En 1873 il est chargé de relever, avant sa démolition, le Palais des Tuileries[3].

Il est membre de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France de 1874 à 1887.

Nommé architecte diocésain de Mende en remplacement d'Anatole de Baudot, le , de Dignes en remplacement d'Antoine-Nicolas Bailly, le et de Rodez en remplacement de Jean-Baptiste Vanginot, le . Il dirige dans le même temps les fouilles du Temple de Mercure au Puy-de-Dôme de 1875 à 1878. Il restaure de nombreux monuments en Auvergne : églises d'Issoire, de Saint-Nectaire, de la Chaise-Dieu, d'Ennezat[3] ainsi que le Château de Murol en Saint Amant.

Membre de la Commission des monuments historiques à partir de 1881, il demande en 1882 de prendre la suite d'Alphonse Durand (décédé) comme architecte diocésain de Coutances mais l'administration lui refuse cette requête en raison de la proximité de Mende et Rodez[1],[6].

Le , il est nommé architecte diocésain de Périgueux en remplacement de Paul Abadie. De 1883 à 1887 il supervise la réfection de la cathédrale Saint-Front de Périgueux comme architecte diocésain à la suite de Paul Abadie (qui est nommé Inspecteur général des édifices diocésains)[7] et de Louis Catoire.
Il remplit les fonctions d'Inspecteur général des monuments historiques pendant les congés de Victor Ruprich-Robert de 1884 à 1886[3].

Publication

Il est l'auteur d'une Notice historique sur le palais des Tuileries[8].

Distinction

Références

  1. Les clochers de Basse-Auvergne. Marcel et Maryse Pierre. Ed. Créer. p. 37.
  2. Voir le résumé des services de Louis-Clémentin Bruyerre sur la base Léonore.
  3. Louis-Clémentin Bruyerre (1831-1887)
  4. Ministère de la Culture - base Autor : Garrez, Pierre-Joseph
  5. Giuseppe Antista, Disegni di achitetture normanne dei pensionnaires dell'Accademia di Francia a Roma, in Rosario Termotto, Gabriele Marino, Conoscere il territorio: Arte e Storia delle Madonie. Studi in memoria di Nico Marino, Associazione Culturale « Nico Marino », Cefalù, 2013, volume I, p. 98, 99, 100, 110 (ISBN 978-1-291-58694-7) (lire en ligne)
  6. Répertoire des architectes diocésains du XIXe siècle : Bruyerre, Louis-Clémentin
  7. Le Sacré-Cœur de Montmartre de 1870 à nos jours, Volumes 1 à 2. Jacques Benoist. Les éditions ouvrières, 1992. p. 321.
  8. Notice historique sur le palais des Tuileries, par Louis-Clémentin Bruyerre.
  9. « Bruyerre, Louis Clémentin », base Léonore, ministère français de la Culture

Annexes

Liens externes

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