Lissac-sur-Couze

Lissac-sur-Couze (Lissac en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Lissac-sur-Couze

Le château et l'église Saint-Pierre.

Blason
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Brive-la-Gaillarde
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bassin de Brive
Maire
Mandat
Noël Crouzel
2020-2026
Code postal 19600
Code commune 19117
Démographie
Gentilé Lissacois, Lissacoises[1]
Population
municipale
712 hab. (2018 )
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 06′ 17″ nord, 1° 27′ 43″ est
Altitude Min. 110 m
Max. 353 m
Superficie 12,62 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Brive-la-Gaillarde
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Pantaléon-de-Larche
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Lissac-sur-Couze
Géolocalisation sur la carte : Corrèze
Lissac-sur-Couze
Géolocalisation sur la carte : France
Lissac-sur-Couze
Géolocalisation sur la carte : France
Lissac-sur-Couze
Liens
Site web http://www.lissacsurcouze.fr/

    Pour les articles homonymes, voir Lissac.

    Géographie

    La Couze en limite de la commune au lieu-dit la Forge.

    Commune située dans l'aire urbaine de Brive-la-Gaillarde. Comme son nom l'indique, la commune est arrosée par la Couze, un affluent de la Vézère. En bordure sud de la commune, elle est retenue artificiellement au lac du Causse.

    Localisation

    Carte de Lissac-sur-Couze et des communes avoisinantes.

    Lissac-sur-Couze est limitrophe de cinq autres communes, dont Saint-Pantaléon-de-Larche au nord sur 500 mètres.

    À l'est, le territoire communal est distant de moins de 600 mètres de celui de Noailles.

    Climat

    Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

    Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

    Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

    • Moyenne annuelle de température : 12,3 °C
    • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,1 j
    • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 8,5 j
    • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,4 °C
    • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 999 mm
    • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,9 j
    • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,1 j

    Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Brive », sur la commune de Brive-la-Gaillarde, mise en service en 1987[8] et qui se trouve à km à vol d'oiseau[9],[Note 3], où la température moyenne annuelle évolue de 12,7 °C pour la période 1971-2000[10], à 12,7 °C pour 1981-2010[11], puis à 13,0 °C pour 1991-2020[12].

    Urbanisme

    Typologie

    Lissac-sur-Couze est une commune rurale[Note 4],[13]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[14],[15].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Brive-la-Gaillarde, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 80 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[16],[17].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (56,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53 %), prairies (20,6 %), zones agricoles hétérogènes (16,9 %), zones urbanisées (5 %), eaux continentales[Note 6] (4,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)[18].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Histoire

    Héraldique

    Blason
    D'argent aux trois pals de gueules alésés en pointe mouvant d'une divise du même soutenant un chef d'azur chargé de trois étoiles d'or.
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.

    Le blason appartient aux descendants de la famille de Laporte de Lissac

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1790 1793 Jean Goursat    
    1793 1795 François Lajugie    
    1795 1798 Jean Reilhac    
    1798 1799 Martial Chauzut    
    1799 1808 Jean Reilhac    
    1808 1822 Louis Ernault des Brusly    
    1822 1826 Jean-Baptiste Ségéral    
    1826 1854 Nicolas Godin de Lépinay    
    1854 1870 Louis Laporte de Lissac    
    1870 1871 Jean-Baptiste Guary    
    1871 1873 Gaston Godin de Lépinay    
    1873 1876 Pierre Gervais    
    1876 1884 Gaston Godin de Lépinay    
    1884 1891 Pierre Deviers    
    1891 1892 Jean Goursat    
    1892 1912 Louis de Liniers    
    1912 1919 Jean de Chauveron    
    1919 1921 Louis de Liniers    
    1921 1945 Alphonse Laville    
    1945 1977 Léon Pestourie    
    1977 1982 Léon Rhodde    
    1982 2006 Maurice Gramond    
    mars 2006 mars 2008 Jean-Baptiste Nauche    
    mars 2008 (réélu en mars 2014) En cours Noël Crouzel   Professeur

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].

    En 2018, la commune comptait 712 habitants[Note 7], en diminution de 5,57 % par rapport à 2013 (Corrèze : −0,08 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    624770731676787803781769735
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    691662671684708673646663614
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    599526516414408433447432417
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
    403439401402475527664683702
    2013 2018 - - - - - - -
    754712-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Lieux et monuments

    Monuments historiques

    Autres sites

    • La base nautique et de loisirs du lac du Causse est implantée sur la commune.
    • Émetteur de radio FM et de télévision du Grandmont.

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    1. http://www.habitants.fr/habitants_lissac-sur-couze_19117.html
    2. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
    3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
    4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
    5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
    6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
    7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
    8. « Station météofrance Brive - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
    9. « Orthodromie entre Lissac-sur-Couze et Brive-la-Gaillarde », sur fr.distance.to (consulté le ).
    10. « Station météorologique de Brive - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    11. « Station météorologique de Brive - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    12. « Station météorologique de Brive - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
    13. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    14. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    16. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    23. « Grotte du moulin de Laguenay », notice no PA00132884, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 25 avril 2012.
    24. « Château de Lissac », notice no PA19000002, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 25 avril 2012.
    25. « Château de Mauriolles », notice no PA19000016, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 25 avril 2012.
    26. « Église Saint-Pierre », notice no PA00099792, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 25 avril 2012.
    27. Jean Pierre Delarge: Dictionnaire des arts Plastiques modernes et contemporains.

    Notes et cartes

    • Notes
    1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
    3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
    4. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
    7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
    • Cartes
    1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

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