Leucogranite

En géologie, les leucogranites (le préfixe est tiré du grec λευκός / leukós, « blanc ») sont des roches granitiques dans lesquelles les minéraux sombres (typiquement micas de type biotite et amphiboles), sont peu représentés, quartz et feldspaths étant donc très dominants. Ces granites possèdent de la muscovite ou mica blanc avec parfois d'autres minéraux comme le grenat rose ou la tourmaline en prismes noirs[1]. Les granites à muscovite sont des leucogranites (moins de 5 % de minéraux ferro-magnésiens) à deux micas (biotite et muscovite). Ils forment en général de petits massifs de quelques kilomètres au maximum ; ce sont des magmas de relativement basse température, formés par fusion en présence d'eau de roches sédimentaires. Il se distinguent des granites à cordiérite plus riches en ferro- magnésiens, et qui peuvent facilement être des granodiorites. Ces derniers forment de plus grands massifs (plusieurs dizaines de kilomètres) et se sont formés par fusion à plus haute température, par déstabilisation de la biotite[2].

Leucogranite (alaskite) du Colorado (USA) contenant du feldspath de potassium (orthose ou microcline) et du quartz.
Leucogranite à deux micas de Saint-Mathieu.

Genèse

Ces roches font partie des plus jeunes roches intrusives sur Terre liées au phénomène d'anatexie dans la croûte continentale. Elles se forment les plus souvent lors des collisions continentales (par exemple dans l'Himalaya). Ces zones de collision sont en effet soumises à de fortes perturbations thermiques de la lithosphère qui peuvent faire fondre les roches (anatexie crustale) et générer d'abondants magmas granitiques[2].

En France

Sur les anciennes cartes géologiques françaises, les leucogranites sont appelés granulites[3].

Le faciès des leucogranites dans le Massif Central est une roche claire à gros grain et texture équante, possédant de grandes muscovites et peu de biotite (leucogranite à deux micas)[4].

Notes et références

  1. Bruno Cabanis, Découverte géologique de la Bretagne, Cid éditions, , p. 20.
  2. Jean-François Moyen, « Il ne faut pas confondre granite et granite », sur [planet-terre.ens-lyon.fr], .
  3. Louis Chauris, « Impacts de l'environnement géologique sur les constructions dans la région de Pontivy au cours de l'histoire », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. 88, , p. 8.
  4. Géologie de la France, Éditions du BRGM, , p. 23
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