La Combe-de-Lancey

La Combe-de-Lancey est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La Combe-de-Lancey

La Chapelle.
Administration
Pays France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes Le Grésivaudan
Maire
Mandat
Régine Villarino
2020-2026
Code postal 38190
Code commune 38120
Démographie
Gentilé Combinois
Population
municipale
705 hab. (2018 )
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 13′ 36″ nord, 5° 53′ 55″ est
Altitude Min. 316 m
Max. 2 813 m
Superficie 19 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Grenoble
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Moyen Grésivaudan
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
La Combe-de-Lancey
Géolocalisation sur la carte : Isère
La Combe-de-Lancey
Géolocalisation sur la carte : France
La Combe-de-Lancey
Géolocalisation sur la carte : France
La Combe-de-Lancey
Liens
Site web www.mairielacombedelancey.com

    Géographie

    L'agglomération de Grenoble vue du fort de Saint-Eynard. La Combe-de-Lancey se trouve en haut à gauche de l'image.

    La commune se situe à 20 km au nord-est de Grenoble et fait partie de l'aire urbaine de celle-ci.

    Lieux-dits et écarts

    • Le Mas Julien
    • Le Mas Lary
    • Le Mas Vannier
    • La Chapelle

    Communes limitrophes

    Urbanisme

    Typologie

    La Combe-de-Lancey est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 204 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

    Occupation des sols

    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (86,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (86,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (62,2 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (21,1 %), prairies (10,6 %), zones urbanisées (3,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,9 %)[9].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

    Histoire

    Le château de La Combe.

    Au XIIIe siècle, le Château de La Combe fut une possession des Alleman.

    La Combe-de-Lancey est le berceau de la « Houille blanche » : au XIXe siècle, l'entrepreneur Aristide Bergès installa un martinet et sa première conduite forcée au Pont du Martinet. Cette expérience lui permit de produire ensuite de l'énergie hydroélectrique, notamment pour son usine de Lancey, ce qui jouera un rôle important dans le développement de l'économie locale.

    Paul Perroud[11] a été maire de à [12].

    Politique et administration

    Liste des maires

    La mairie.
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1946 1950 Jules Boulle    
    1971 1989 Paul Perroud    
    2001 2008 Claude Carladous    
    2008 2014 Patrick Terneaux    
    2014 2020 Régine Villarino SE Retraitée
    2020 En cours Régine Villarino SE Retraitée
    Les données manquantes sont à compléter.

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

    En 2018, la commune comptait 705 habitants[Note 3], en augmentation de 0,57 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    500469510434462518611632655
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    554566520497509519537501441
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    440419406422365347341328399
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
    358249243350452528611707699
    2018 - - - - - - - -
    705--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Le château de la Combe ou château du Boys, du XVIIIe siècle, est un passage obligé lors de la visite de la commune. Il y séjourna Hector Berlioz à plusieurs reprises, l'évêque d'Orléans et Félix Dupanloup, entre autres. Au même lieu, au XIIIe siècle on trouve une dépendance pour la chasse de la Alleman. Sur la carte de Cassini du XVIIe siècle on trouve l'appellation château de Montalban, du nom de la famille de la Tour-du-Pin qui en était propriétaire. Au XIXe siècle Albert du Boys commande un renouvellement important en style néo-gothique, "assez malheureux" selon Eric Tasset[17].
    • Le Christ en croix du Mas Lary est lié aux superstitions locales, il est appelé aussi le Christ qui donne mal au ventre. Il s'agit d'une sculpture d'époque mérovingien ou gallo-romaine, située au début de La Poya.

    Patrimoine culturel

    • La bibliothèque, à La Chapelle.
    • Musée rural d'arts et traditions populaires « La Combà autrafé »[18], dans les annexes du château de la Combe, le long de la route D165.

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Notes

    1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

    Références

    1. Dans la Chaîne de Belledonne
    2. Dans la vallée
    3. La combe de Lancey, sur le site le-gresivaudan.fr
    4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
    8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    11. Hommage à Paul Perroud, fapisere.fr, accès le 2 octobre 2016
    12. Caroline Heysch, « Approche historique des identités montagnardes à travers les mobilités professionnelles et familiales : Belledonne, XXe siècle », sur dumas.ccsd.cnrs.fr, dumas-00461847, (consulté le ) : « Paul Perroud est ancien maire de La Combe de Lancey (1971-1989) », p. 55.
    13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
    17. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 2-911148-66-5), p. 248.
    18. Musée rural "La Combà autrafé" sur le site Isère Tourisme.

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

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