Henri Deledicq

Henri Deledicq (1897-1985) fut, en tant que l'un des secrétaires particuliers du maréchal Foch, un des protagonistes de la signature de l'Armistice de 1918 dans le clairière de Rethondes le [1]. Sa longévité en fit le dernier témoin oculaire de cet événement historique.

Lors de la signature le maréchal Foch ayant dit que « tout devait être fait rapidement afin d'éviter que le sang d'un soldat ne soit versé inutilement », Henri Deledicq qui tapait, avec Paul Émile Grandchamp, sous sa dictée les conditions de l'armistice, était dans un tel émoi qu'il plaça les carbones à l'envers si bien que les doubles de l'accord de Rethondes, conservés au Musée de la guerre, étaient imprimés recto-verso[2].

Biographie

  •  : naissance à Lille
  •  : à la suite de l'invasion du département de Nord, il part pour Calais où il embarque pour La Rochelle sur un bateau anglais.
  • 1917 : incorporé au 39e régiment d'infanterie comme soldat de 2e classe.
  •  : affecté comme secrétaire au Conseil supérieur interallié.
  •  : affecté au commandement du maréchal Foch
  • 7- : sous les ordres du capitaine Mierry, il dactylographie les conditions de la convention d'armistice dans le wagon de l'Armistice situé dans la clairière de Rethondes.
  • 1919 : démobilisation, travaille dans la maison de Cognac Bisquit
  • 1928 : négociant en vin à Valenciennes

Notes et références

  1. Article de Christian Canivez, dans La Voix du Nord, 8 novembre 1918.
  2. Clémentine Portier-Kaltenbach, Grands Z'héros de l'Histoire de France : ils firent parler d'eux, non pour le meilleur mais pour le pire, Paris, JC Lattès, , 302 p. (ISBN 978-2-7096-3083-2), p. 57.
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