Bataille de Durango

La bataille de Pancorbo, plus connue sous le nom de bataille de Durango, fut l'un des premiers engagements de l'invasion de l'Espagne par Napoléon.

Pour les articles homonymes, voir Pancorbo (homonymie) et Durango.

Bataille de Durango

Informations générales
Date
Lieu Durango (Espagne)
Issue Victoire française[1]
Belligérants
Empire français Espagne
Commandants
François Joseph LefebvreJoaquín Blake y Joyes
Forces en présence
24 00019 000
Pertes
200 tués ou blessés[1]300 tués ou blessés
300 prisonniers[2]

Guerre d'indépendance espagnole

Batailles

Coordonnées 43° 19′ 09″ nord, 2° 44′ 03″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Pays basque
Géolocalisation sur la carte : Espagne

Contexte

Le maréchal François-Joseph Lefebvre, commandant en chef le IVe corps français.

Conduits par Napoléon, les Français préparent méticuleusement la destruction des positions de Joaquín Blake, pour ensuite écraser l'aile gauche du front espagnol, qui s'étend depuis la Cantabrie jusqu'à la Méditerranée.

À la suite de frictions avec les autorités espagnoles et d'un manque de coordination de la part de la junte centrale, Blake, pour sa part, n'a aucune confiance dans le déploiement des troupes espagnoles et ne peut faire mieux que de conduire une prudente avance en direction de Bilbao.

Déroulement de la bataille

Le , le maréchal Lefebvre, désobéissant aux ordres de Napoléon, lance son IVe corps dans une attaque prématurée à Durango, où il bouscule l'armée de Galice sous le commandement du lieutenant-général Joaquín Blake y Joyes.

Blake, profondément troublé par l'apparition des forces françaises, prend immédiatement des mesures en vue de retirer ses troupes et ses canons. L'infanterie espagnole, privée du support de son artillerie, est rapidement repoussée mais se retire en bon ordre.

Conséquences

Lefebvre perd 200 hommes et Blake 600. Bien qu'ayant obtenu une victoire tactique, Lefebvre a commis une erreur qui permet à Blake d'échapper au piège français grâce à une astucieuse retraite[3] remettant ainsi en cause la stratégie de l'Empereur.

L'écrasante supériorité de la Grande Armée de Napoléon permet cependant aux Français de balayer les chancelantes défenses espagnoles et de prendre Madrid en fin d'année.

Notes et références

  1. Chandler 1996, p. 632.
  2. Smith 1998, p. 269.
  3. Il ne sera rattrapé que le 10 novembre à la bataille d'Espinosa.

Bibliographie

  • (en) Digby Smith, The Greenhill Napoleonic Wars Data Book : Actions and Losses in Personnel, Colours, Standards and Artillery, 1792-1815, Londres, Greenhill Books, , 582 p. (ISBN 1-85367-276-9, notice BnF no FRBNF38973152).
  • (en) David Chandler, The Campaigns of Napoleon, Londres, Weidenfeld & Nicholson Ltd, .
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